J 31 et J 32 – d’Irkoutsk à Kiakhta

Jeudi 5 juillet – d’Irkoutsk à Babouchkine

Aujourd’hui, nous contournons le Baïkal par le sud. Il pleut depuis ce matin et la température extérieure à diminué de moitié par rapport à la veille.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La route est sinueuse et nous passons plusieurs cols dont le plus haut est à 933 mètres d’altitude. En descendant sur Koultouc, la vue imprenable est triste sous la pluie. Un camion s’est renversé sur le bas-côté. Lorsque la route rejoint le bord du lac, ou presque, la ligne du transsibérien se trouve juste en contre-bas. Nous passons au-dessus de nombreux cours d’eau et rivières parmi les 336 qui viennent se jeter dans le Baïkal. Sur la route de nombreux vendeurs de fraises sont installés.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous arrivons au bivouac peu après 17:00, près d’un petit port de pêche. Nous pourrions aisément nous croire au bord de la mer. Le vent est fort. Des vagues se forment sur le lac… nos véhicules sont stationnés sur un ancien port. Les trains qui passent non loin d’ici risquent de se faire entendre jusque dans la nuit…

Vendredi 6 juillet – de Babouchkine à Kiakhta

Départ matinal avant 8:00 sous un ciel gris. Compte tenu de l’état de la route, nous ne faisons que 40 km dans la première heure. Nous cherchons désespérément une fontaine dans un village pour faire le plein d’eau.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Passé Oulan-Oude, le paysage change. Les vallées sont beaucoup plus larges et font déjà penser aux paysages mongols. En traversant un village pour nous rendre au Monastère bouddhiste, nous trouvons enfin une pompe à eau dans une rue en terre battue. Avec deux arrosoirs, je complète le réservoir d’eau du camping-car.

A l’heure du déjeuner nous arrivons au monastère. Nous prenons notre repas dans un petit restaurant qui se trouve en face et visitons l’ensemble des temples du plus grand monastère bouddhiste de Russie. Dans ce monastère, le 12e Lama était enterré depuis 1927. Ayant dit à ses disciples qu’il avait de la force pour survivre, il a été exhumé et les scientifiques ont effectivement constaté que le corps du défunt présentait les signes d’un corps vivant…. ! ? Il est donc assis sur une stèle dans un temple où l’on ne rentre que par petit groupe.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Enfin, la dernière portion de route de 100 km, nous réserve encore quelques soubresauts sur une partie de piste avant d’arriver au bivouac. Nous allons passer la nuit à côté d’un petit temple bouddhiste, dans la steppe avec les montagnes pour décor. Et au grand air. Sublime !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Demain, nous passons la frontière mongole. Départ à 4:30.

J 28 à J 30 de Taïchet au Baïkal

Lundi 2 juillet de Taïchet à Sayansk

Nous partons à 8:00, sous un soleil radieux. La route est à nous, toute droite, bordée de bouleaux… Elle nous avait été annoncée assez mauvaise. En fait, c’est du billard ! Sur la ligne du transsibérien, nous avons vu passer plusieurs trains de marchandise. Au passage à niveau, même sirène hurlante, la police et la gendarmerie attendent.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A l’heure du déjeuner, nous nous arrêtons à la sortie de Tulum. Nous rejoignent Odile et Yvan, puis Suzanne et Marc, Jean-Noël et Térésa, et enfin quand nous repartons, Martine et Hervé arrivent.

Plus tard sur la route, nous rencontrons une portion de route des plus mauvaises. Et manque de chance, c’est moi qui conduis. Restons Zen ! Le pied léger sur l’accélérateur.

A l’étape de ce soir, une station de ski auprès de Sayansk à 533 m. d’altitude, nous retrouvons la plupart des baroudeurs déjà installés. La ville de Sayansk n’existe que depuis 1970. Elle a été créée lors de l’ouverture d’un complexe chimique à proximité.

Pour me dégourdir les jambes, je fais un tour sur le terrain et trouve Isabelle qui baigne ses pieds et en même temps aide Alain à remplir le réservoir d’eau et papote. Mais oui, les femmes sont multitâches.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Je poursuis mon tour dans un lotissement voisin où il y a de jolis chalets. Rien à voir avec les maisons en bois traditionnelles que l’on voit dans les villages.

Mardi 3 juillet – de Sayansk à Irkoutsk

Régis et moi partons les premiers, vers 6:00. Nous avons rendez-vous à 13:00 chez Mercedes-Benz à Irkoutsk pour tenter de réparer l’alternateur, ou le remplacer. Et voir si autre chose ne fonctionne pas.

J’espère que tout se passera pour le mieux pour que nous puissions continuer notre périple dans les meilleures conditions.

Sur la route tranquille, nous voyons des champs de colza, mais aussi des zones de travaux, des mammouths… une jolie église orthodoxe bleue à Telma.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Puis nous arrivons à Irkoutsk, passons sur le pont avant d’emprunter la rue Karl Marks dans laquelle nous trouvons une brasserie et une boulangerie françaises (boulangeriebbb sur les réseaux sociaux). Nous nous garons à proximité et allons y déjeuner.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A la boulangerie, nous parlons avec Benoit, le patron belge des 2 établissements. Nous nous régalons de croque-madame succulents avant de repartir rapidement pour notre rendez-vous chez Mercedes. Nous sommes dans un quartier ancien avec de jolies maisons anciennes en bois.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous retrouvons Aldar au garage Mercedes qui sert d’interprète avec les mécaniciens. Ils posent la valise de diagnostic… puis gare le camping-car dans l’atelier sur un pont. Finalement des connexions dénudées entre la batterie et le démarreur empêchaient le bon fonctionnement. Les mécaniciens ont donc refait ces connexions, changé un fusible et nous pouvons repartir. Ouf !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A première vue, la ville d’Irkoutzk me semble plus européenne que toutes les villes de Russie que nous avons visitées jusqu’à maintenant. Elle est d’ailleurs appelée « le petit Paris de Sibérie ».

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Sur la route pour nous rendre à notre base, nous apercevons l’Angara au loin.

Mercredi 4 juillet – Visite d’Irkoutsk

Aujourd’hui c’est Marguerita qui nous guide et nous raconte sa ville Irkoutsk et le lac Baïkal. Elle nous explique l’histoire de sa ville et les ressources de la région.

Irkoutsk a été créée au 16e siècle par des cosaques qui y ont construit un fortin. Elle est la 6ème ville de Sibérie et compte 600.000 habitants, 36 établissements d’enseignement supérieur, une trentaine d’instituts de recherche scientifique et possède des équipements culturels importants.

Les ressources de la région sont nombreuses : gaz, pétrole, charbon, argile, marbre, diamant. On y pratique aussi l’élevage de bovins, de bêtes à fourrure, la pêche sur le Baïkal qui abrite un poisson endémique, l’omoul.

Nous nous rendons tout d’abord au musée en plein air d’architecture en bois. Ce musée construit dans la taïga présente plus de 40 constructions en bois qui pour certaines datent du 17e siècle. Nous visitons une isba du 17e siècle qui accueillait 10 à 12 personnes. Compte tenu de la taille exigüe des pièces, nous avons du mal à imaginer la vie familiale à cette époque. Les personnes âges et les enfants de moins de 6 ans avaient la possibilité de dormir auprès du poêle à bois.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Puis nous admirons une chapelle et une tour de garde de la même époque. Nous pénétrons dans une école du 19e siècle, puis dans la maison d’une famille aisée de la même époque. Les pièces plus spacieuses et plus nombreuses sont meublées et des objets du quotidien sont exposés. La bagna, sorte de salle de bain est un bâtiment à part de la maison principale et ressemble à un sauna.

Puis nous repartons en direction du Baïkal au bord duquel nous prenons des photos. En fin de matinée, de la brume le recouvre en partie. Certains baroudeurs tentent un bain de pieds. L’eau est à 10°. ¨Pas besoin de vous dire que je suis restée sur le bord, au sec. Il paraît qu’il faut se baigner dans le BaÏkal pour rajeunir. Tant pis ! Je prends le parti de vieillir…

Plus grande réserve mondiale d’eau douce, la « mer sacrée du Baïkal » s’étire sur 636 km de long et 25 à 80 km de large. Sa profondeur atteint 1637 mètre et sa limpidité 42 mètres. Il a 25 millions d’années et ses rives s’écartent de 2 cm par an par le jeu des plaques tectoniques.

Au restaurant, ce midi on nous sert de l’omoul mariné en entrée et de l’omoul en papillotes en plat principal. Nous sommes assez déçus dans l’ensemble car ce poisson nous semble fade.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Après déjeuner, nous rejoignons l’embarcadère pour une « croisière » d’une heure sur le Baïkal. Par chance, la brume s’est dissipée et le soleil est radieux. Nous longeons la côte pendant une demi-heure puis revenons au point de départ.

Nous quittons le Baïkal pour visiter à Irkoutsk la Maison Volkonski qui héberge le Musée des Décembristes. Ces hommes issus de la haute société russe se sont révoltés le 14 décembre 1825 pour l’abolition du servage. Certains sont morts au combat, les autres ont été exilés à Irkoutsk et devaient travailler tel des bagnards. Leurs épouses et aussi deux fiancées françaises les ont suivis jusqu’en Sibérie et y ont fondé au fil des années une nouvelle bourgeoisie et ont développés l’enseignement, la culture, les arts sur leur lieu d’exil après avoir purgé leur peine. Cette société russe parlait le français.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Dans cette maison, nous visitons les différentes pièces dont un jardin d’hiver abrite de nombreuses plantes dont certaines variétés étaient déjà présentent à l’époque des Décembristes. Un piano à queue trône dans le salon de musique où des concerts sont encore donnés.

Nous terminons notre visite de la ville par une promenade dans une rue bordée de maisons anciennes en bois dont certaines s’enfoncent dans le sol, faute de fondations en pierre.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En quittant Irkoutsk, nous faisons une dernière halte pour voir un ancien brise-glace qui est amarré à quai de l’Angara.

J 25 à J 27– de Novossibirsk à Taïchet

Vendredi 29 juin – de Novossibirsk à Tomsk

Ce matin nous traversons une partie Novossibirsk dans la circulation avec les russes qui vont travailler. Nous passons sur un pont au-dessus de l’Ob. Plus tard, nous retrouvons la route M53. En arrivant à Tomsk nous passons sur le fleuve Tom qui se jette dans l’Ob à 60 km de là.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous déjeunons une fois arrivés au point d’étape vers 13:15, car cet-après-midi nous visitons tous ensemble la ville de Tomsk. Les derniers équipages arrivent peu avant 15:00.

Tous les baroudeurs se retrouvent dans un autocar avec Mickaël pour guide. Nous découvrons dans la ville de Tomsk, des anciennes maisons en bois aux entourages de fenêtres ouvragés, sculptés. On croirait de la dentelle. Puis nous nous dirigeons à pied jusqu’à la colline de la Résurrection.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

C’est sur cette colline que la ville de Tomsk a été fondée en 1604. Une grande toile représente le plan de la ville à l’époque de son édification. A côté se trouve le musée de l’Histoire de la ville auprès duquel reste une tour en bois. Dans le jardin du musée nous sommes entourés de papillons blancs et profitons de les photographier posés sur des pivoines odorantes.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous visitons un peu plus loin l’église orthodoxe dont le clocher supporte une énorme cloche. Dans le jardin nous sommes surpris de trouver des fonds baptismaux et une dame âgée qui entretient les plates-bandes. Mickaël nous explique que ce sont les babouchka (grands-mères) qui entretiennent le jardin de l’église.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Puis nous rentrons sur notre parking d’hôtel, avant le briefing pour l’étape de demain (580 km).

Samedi 30 juin – de Tomsk à Krasnoïarsk

Aujourd’hui nous partons plus tôt, car l’étape est longue et nous allons rencontrer une trentaine de kilomètres de piste. Tous les baroudeurs se sont levés aux aurores.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Une grosse pluie s’abat sur la route alors que nous sommes partis depuis plus d’une heure. Tant mieux ! Cela nous évite la poussière sur la piste que nous empruntons derrière un camion. Nous suivons le camion et faisons des zigzags à sa suite pour éviter les ornières et les gros nids de poule ou nid d’autruche, au choix.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

De temps en temps nous traversons des villages. De quoi vivent ces gens si loin de tout ?

A l’heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un « routier » en compagnie de Myriam et Armand. Après un café/thé pris ensemble chaque équipage reprend la route. Nous en avons encore autant à parcourir. Plus tard dans l’après-midi, nous retrouvons Marc et Suzanne à une station services pour faire le plein. Il nous reste une petite centaine de kilomètres à « avaler ».

Bien contents d’arriver à Krasnoïarsk, sur le parking d’un hôtel qui donne sur l’Ienisseï. Ce fleuve de 3354 km prend sa source en Mongolie et coule vers le nord en arrosant la Sibérie orientale jusqu’à la mer de Kara.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Régis s’est aperçu aujourd’hui que les batteries ne se rechargeaient pas. Jean-Yves le mécanicien du périple se penche ce soir sur le moteur du camping-car et fait des tests. Il semblerait que l’alternateur ne fonctionne plus suffisamment… Le véhicule a bientôt 100.000 km et avec la chaleur de la journée, cela semble être l’explication. Nous devrons attendre mardi après-midi lors de notre arrivée à Irkoutsk pour aller chez un concessionnaire Mercedes-Benz, et envisager une réparation.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ce soir, nous assistons, un peu trop tard, au coucher de soleil sur l’Ienisseï.

Dimanche 1er juillet – de Krasnoïarsk à Taïchet

Aujourd’hui nous partons avant 8:00. Pour l’instant et pour « économiser » la batterie, nous roulons avec les veilleuses, au lieu des codes, et sans la climatisation. Mais derrière le pare-brise, il commence à faire bien chaud au soleil. Nous roulons déjà depuis une heure et la température extérieure est de 24°. Le paysage change. Un peu plus vallonné, moins de bouleaux et plus de grands sapins.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Comme préconisé sur la feuille de route, nous sommes passés par le centre de Kansk et avons vu le fleuve Kan et à l’extrémité du pont une jolie porte de la ville.

A l’heure de déjeuner quand nous nous arrêtons il y a 29° à l’extérieur et au moins autant à l’intérieur. Les jours précédents j’avais tendance à avoir les pieds gelés avec la clim. Aujourd’hui, je sens mes pieds gonfler au fil des heures qui passent. Pendant notre repas, Martine et Aldar arrivent suivis de près par Catherine et Daniel. Ils se jettent tous les quatre sur les morceaux de pain que nous avons sur notre table. Il faut dire que ce pain, fabriqué par la « restauratrice », est appétissant et excellent. Tant pis pour Régis, le « mangeur de pain, qui espérait en emporter…

Cet après-midi, la température extérieure dépasse 30°, toujours sans clim. (ordre de Jean-Yves) pour tester l’alternateur, il y a 34° à l’intérieur. Nous roulons avec les vitres ouvertes et les cheveux au vent…

Et le compteur passe les 100.000 km peu de temps avant d’arriver à Taïchet.

 

Nous arrivons sur une base de plein air qui accueille habituellement des enfants. La responsable me sert dans ses bras comme si nous ne nous étions pas vues depuis longtemps… Quelques minutes plus tard je donne à ses filles des petites Tours Eiffel et des stylos. Elle m’en demande aussi pour elle. Alors, j’en profite pour faire une photo avec elles trois.

 

Ce soir,  nous avançons nos montres d’une heure, pour la dernière fois, et ce, jusqu’au 13 août. Soit 6 heures de décalage avec la France.

Nous profitons d’être à la campagne pour faire un grand pique-nique et même en fin de soirée Jean-François et Monique dansent entre deux camping-cars.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

J 22 à J 24 de Ichim à Novossibirsk

Mardi 26 juin – de Ichim à Omsk

Ce matin dès 8:00, WhatsApp nous informe que la sortie du point d’étape n’est pas chose facile. Que certains équipages ont peu dormi à cause du stress… Nous, nous avons bien dormi. Pour ma part, avec des bouchons d’oreilles car la route 402 est très fréquentée.

Isabelle nous a proposé de partager un café/un thé avant de prendre la route. Deux autres équipages sont arrivés pour prendre de nos nouvelles. Tout va bien. Et autour du café/thé, nous refaisons le monde.

A 9:20 je prends le volant et nous voilà partis pour notre 22e journée. Le paysage commence à changer. Beaucoup de marécages, de forêts de bouleaux sans feuilles (brûlés ? morts ?), et de l’eau, des lacs, qui débordent… Nous sommes arrêtés pendant près d’une demi-heure par un feu intermittent pour des travaux. La route est bonne sur certains tronçons, et chaotique pour d’autres.

Et ce soir nous avançons encore nos montres d’une heure, soit 4 de plus qu’en France.

Mercredi 27 juin – de Omsk à Barabinsk

Après avoir traversé la ville d’Omsk par des rues à la voirie approximative, je retrouve la route nationale M51 toujours si droite et monotone mais, j’aime les paysages de la steppe avec ses grandes étendues vert tendre et ses forêts de bouleaux.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Arrivés en début d’après-midi à Barabinsk, nous allons jusqu’en centre-ville pour visiter la gare ferroviaire qui est un nœud important sur la ligne du transsibérien. Nous y rencontrons deux autres équipages.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La gare est récente alors que la précédente datait de la fin du 19e siècle. Depuis la passerelle, nous découvrons les voies encombrées de trains de marchandises et sur le quai d’un train de voyageurs prêt à partir, des vendeuses de poissons fumés et de fourrures.

Sur le côté de la gare, une ancienne locomotive est exposée. Au moment de repartir, nous programmons le point GPS pour l’étape du soir. Garmin abandonne les baroudeurs. Heureusement, Snooper est là et nous amène tous à bon port.

Les porteuses d’eau

Nous devons remplir le réservoir d’eau. Où se situe le point d’eau sur ce grand parking pour poids-lourds ? Je pars en reconnaissance avec Myriam et Ljiljana, chacune avec un arrosoir. Nous trouvons un « pauvre robinet » adossé à une cabane en tôle ondulée et remplissons nos arrosoirs. Puis retournons à nos véhicules à une bonne centaine de mètres de là et rions bien ensemble de voir nos co-équipiers en train de nous photographier.

Après avoir versé le contenu de l’arrosoir dans le réservoir d’eau du véhicule, je réalise que j’ai une lessive à rincer. Je retourne donc chercher un arrosoir d’eau… après que l’orage soit passé. Toute seule, c’est beaucoup moins drôle !

Pendant le briefing-apéro, Lise et Sam lancent un jeu qui durera jusqu’au 12 juillet. A cette date, c’est eux qui organiseront l’apéro. Le jeu s’intitule « le gorille et la cacahuète » et consiste pour chacun des participants à tirer au sort un petit papier sur lequel est écrit le prénom d’un autre participant. Celui qui tire le papier est le gorille et celui dont le prénom figure sur le papier est la cacahuète. En théorie le gorille aime la cacahuète et en prend soin. Autrement dit, chacun doit avoir des attentions particulières pour « sa » cacahuète, sans le lui dire. Peut-être que la cacahuète remarquera quelque changement dans l’attitude de quelqu’un. Tous les prénoms étant mélangés, il y a des gorilles hommes avec des cacahuètes femmes et inversement mais aussi des gorilles hommes avec des cacahuètes hommes et des gorilles femmes avec des cacahuètes femmes. A suivre…

Pour le deuxième jour consécutif, nous avançons nos montres d’une heure, soit 5 de plus qu’en France. La prochaine fois, dans quatre jours…

Jeudi 28 juin – de Barabinsk à Novossibirsk

Partis à 8:30, Régis conduit sur la M51 (P 254) pendant que je rédige cet article. Aujourd’hui, la route est bonne dans l’ensemble.

Nous arrivons au point d’étape après déjeuner et prenons un taxi avec d’autres baroudeurs pour nous rendre à Novossibirsk afin de visiter le Musée Nicolas Roerich. Ce peintre (fin 18e siècle début 20e) était adepte du yoga et avait une soif d’absolu. Parti seul dans le désert de Gobi et revenu, on le prenait pour un « dieu » et il tenait un langage prophétique. Etant moi-même adepte du yoga, je suis curieuse de découvrir son œuvre…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Finalement, nous sommes tous déçus car ce musée, pourtant vanté par les guides touristiques, ne présente en grande majorité que des copies des toiles de l’artiste peintre. Les quelques originaux exposés sont sous verre. Le style est assez puéril et les copies rendent les œuvres plus « plates » sans doute que les originaux.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Nous rentrons à la base de loisirs. Pendant qu’Anne-Marie fait une couleur à Isabelle, j’ai le temps de faire un saut jusqu’à la plage pour contempler le lac où plusieurs baroudeurs se baignent, avant l’heure du briefing. Pour l’instant, je n’ai rien manifesté à « ma cacahuète » et n’ai pas reçu de signe d’un potentiel « gorille »…