J 21 – de Tobolsk à Ichim

Lundi 25 juin

En quittant Tobolsk nous avons aperçu au loin les falaises qui dominent le fleuve Irtych. Puis, nous avons emprunté une route secondaire pour rejoindre la R 402. Alors là, nous avons été bien secoués. Nous étions prévenus depuis le briefing de la veille. L’état de la route s’aggrave.

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Aussi, nous avons dû plusieurs fois nous arrêter pour laisser passer des chevaux, des moutons en liberté au bord de la route. Cette route de campagne nous permet de nous rendre d’avantage compte des conditions de vie des habitants. Les maisons sont en mauvais état pour la plupart. Pas de jardin coquet, ni même de potager. Dès qu’il y a des intempéries, ils ont les pieds dans la boue…

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Le premier virage, pas franchement engageant

Mais pas qu’eux ! En arrivant à 1,5 km de notre point d’étape, nous retrouvons à l’entrée d’un chemin boueux, Isabelle et Alain. Arrivés quelques minutes avant nous, ils ont fait marche arrière. Leur véhicule est assez bas et les ornières du chemin ne leur permettent pas de passer. Je laisse le volant à Régis et il avance prudemment jusqu’au virage suivant. Là nous découvrons des ornières dont nous ne mesurons pas la profondeur car remplies d’eau. Marche arrière.

Par la messagerie WhatsApp, nous savons que plusieurs véhicules sont arrivés à destination non sans mal. Puis plusieurs autres équipages arrivent derrière nous et s’engagent dans le chemin. Les organisateurs, appelés, arrivent à notre rencontre. Ils constatent qu’effectivement la situation est délicate. Alain et Isabelle décident de rebrousser chemin et d’aller se garer quelques kilomètres plus loin. Régis et moi choisissons d’en faire autant, aussi pour ne pas les laisser repartir seuls.

A la santé des rescapés !

Nous avons trouvé un parking surveillé près d’une station services à la sortie d’Ichim en direction de Omsk. Sauvés de ce bourbier, Isabelle et Alain nous ont invités à trinquer dans leur véhicule. Puis nous avons dîné tous les quatre au restaurant routier voisin. Pendant la soirée, par WhatsApp, nous avons appris que certains véhicules s’étaient embourbés et qu’il avait fallu les remorquer…

J 19 et J 20 d’Ekaterinbourg à Tobolsk

Samedi 23 juin

Une longue étape de 580 km nous attend ce samedi, nous prenons donc la route dès 7:30. Les stations-services au début de notre parcours sont fermées. Pourtant nous devons faire le plein. La route est bonne mais pas pour longtemps et toujours beaucoup de poids-lourds. Après plus de 300 km d’asphalte bien pourri, nous retrouvons une route de meilleure qualité entre Tyumen et Tobolsk et moins fréquentée par les camions.

Nous faisons une halte à Pokrovkoe, pour visiter la maison natale de Grigori Raspoutine. Soi-disant mystique et guérisseur russe, il fut le confident d’Alexandra Fedorovna, épouse du tsar Nicolas II. Mais le musée est fermé et un panneau indique « Ne pas déranger » !

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Cet après-midi le ciel hésite entre soleil et pluie d’orage. Et nous arrivons à Tobolsk, nous sommes attendus sur la place du Kremlin. Et ce week-end, la fête anniversaire de la ville bat son plein (431 ans).

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Après avoir fêté l’anniversaire d’Anne-Marie (une baroudeuse), je vais faire un tour du côté de la scène en plein air où se produit une vedette russe de la chanson. A la nuit tombante, le kremlin s’illumine, avant que la pluie ne revienne et trouble le déroulement du feu d’artifice.

Dimanche 24 juin

Nous avons rendez-vous à 9:30, ce matin pas besoin d’autocar. La guide arrive et commence à nous parler en russe. Nous avons tous cru à un gag. Mais non, elle n’est pas francophone et c’est Aldar, notre accompagnateur qui traduit… à sa façon ! Et nous entrons dans le kremlin sur la place où nous avons garé les camping-cars.

Tobolsk a été jusqu’à la fin du 16e siècle la capitale de toutes les Sibérie. Les marchands du monde entier y venaient pour faire du commerce, principalement pour les fourrures. Avant que les routes ne se développent c’était le fleuve Irtych qui servait pour le transport. Elle est la seule ville de Sibérie et l’une  des rares villes de Russie à posséder un kremlin en pierre construit vers 1800.

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Les bâtiments d’origine étaient en bois et ont été détruits par des incendies. C’est Pierre Le Grand qui a ordonné la reconstruction de la cathédrale en pierre. Nous visitons la cathédrale orthodoxe pendant l’office du dimanche puis nous nous dirigeons vers un belvédère d’où nous découvrons la ville basse. Puis nous visitons le musée d’histoire de la ville et la prison « d’opérette » fermée depuis 1989.

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Dimitri MendeleÏev auteur du tableau de classification des éléments chimiques était natif de Tobolsk.

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Nous déjeunons ensuite dans un restaurant au décor de bois puis prenons un autocar pour aller dans la ville basse. Nous nous arrêtons à l’église catholique polonaise où le prêtre nous accueille et nous raconte tous les périples qu’il a fait en vélo : la Sibérie d’un bout à l’autre, les Pays Baltes jusqu’en Italie et autres Pays-Bas, Belgique… Il nous montre la statue de Jean-Paul II qui est érigée à côté du parvis de son église et nous propose de faire une photo de groupe. Une belle rencontre !

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Revenu pour le briefing du lendemain à nos véhicules, nous avons quartier libre. J’en profite pour aller voir les boutiques de souvenirs avec quelques baroudeuses. Je suis à la recherche de « sujets » à encadrer. Mais pas l’ombre d’un seul. Mais nous passons la fin d’après-midi de ce dimanche dans la ville, à faire quelques courses alimentaires, recharger nos téléphones russes et retirer quelques roubles pour continuer le voyage. Pas évident avec les distributeurs en cyrillique !

J 18 – Ekaterinbourg

Vendredi 22 juin

Partis à 9:00 en autocar, pour un tour de ville, Ekaterina, notre guide nous raconte l’histoire de sa ville fondée en 1723 en l’honneur de la Reine Catherine épouse de Pierre le Grand. C’est la capitale administrative de l’Oural et la 4e ville de Russie après Moscou, Saint-Pétersbourg et Novossibirsk. C’est la 1e ville de Sibérie, en Asie, et elle compte 500.000 habitants. C’est aussi un centre éducatif, scientifique et sportif important.

Il y a 200.000 étudiants répartis dans 40 établissements d’enseignement supérieur, dont 85.000 à l’université fédérale de l’Oural. La ville est réputée pour ses équipes féminines de basket et de volley. Elle organise aussi des tournois internationaux.

Mais c’est aussi la 2e ville après Moscou pour ses gratte-ciel. Des architectes parisiens ont participé à leur construction.

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Nous faisons une première halte sur une terrasse donnant accès au Musée Boris Eltsine, proche du siège du gouvernement et face à la plus haute tour de la ville (211 m). Aldar nous montre à l’intérieur du Musée la voiture de Boris Eltsine.

Puis nous repartons et passons devant l’hôtel de ville, l’opéra sur la Place de la « Commune de Paris », l’Université de l’Oural à l’extrémité de l’avenue Lénine et l’état-major de l’Armée russe.

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Ekaterina nous parle du Mémorial de la « Tulipe Noire » qui commémore tous les morts au combat postérieurement à la deuxième guerre mondiale. Une sculpture représente un soldat assis qui pleure ses copains d’armes et des colonnes de marbre portent les noms de ceux qui sont tombés.

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Une deuxième halte et nous descendons voir la source chaude qui coule dans le canal et nous touchons la rhodonite qui favorise l’endurance et la confiance en soi. La Sibérie exploite aussi des gisements d’or, d’émeraude, de citrine, de quartz, de serpentine.

Puis nous nous rendons au Mémorial de la deuxième guerre mondiale et ensuite à la frontière entre l’Europe et l’Asie. Nous y découvrons des pierres venues des extrémités orientale et occidentale pour symboliser le rapprochement des continents, mais aussi des rubans porte-bonheur. Pour ce site, la Chine a offert une fleur de kapok et la France un coq. Aussi, nous avons la surprise qu’Aldar, notre accompagnateur, nous offre un verre de « champagne » russe et des chocolats pour fêter notre passage à la frontière.

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Après déjeuner nous allons à pied jusqu’à la Cathédrale Sur-Le-Sang-Versé. Devant la cathédrale une sculpture représente un couple pour symboliser la famille. Chaque année, le 8 juillet a lieu la fête de la famille, et les couples mariés depuis 50 et plus sont mis à l’honneur. La Cathédrale a été érigée en souvenir du massacre de la famille impériale dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918.

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Puis en autocar, nous repartons jusqu’au monastère consacré à la famille Romanov, à quelques kilomètres d’Ekaterinbourg. Nous y visitons la Cathédrale Saint-Nicolas, et découvrons le lieu où les corps de la famille impériale ont été brûlés et sur lequel une croix est érigée.

Retour au parking de l’hôtel où les camping-cars sont stationnés.

J 15 à 17 de Kazan à Ekaterinbourg

Mardi 19 juin – Kazan – Ijevsk

Dès 8:00 nous quittons Kazan pour Ijevsk, capitale de l’Oudmourtie, ville d’origine de Monsieur Kalachnikov. Nous passons par Kazan, chemin le plus court et reconnaissons au passage une enseigne française de bricolage, puis le stade que nous avions vu de loin la veille.

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Le trajet se fait sans encombre et nous prenons une route secondaire plutôt que la voie rapide à partir de Elabouga. Cela nous permet de nous arrêter auprès de la Volga pour notre pause déjeuner. Puis nous reprenons notre route et traversons une multitude de villages avec des isbas traditionnelles en bois naturel ou colorées.

Nous ne retrouvons la voie rapide qu’une trentaine de kilomètres avant l’étape du soir, juste au moment où deux équipages du PPI passent devant nous. Nous continuons ensemble le parcours jusqu’à la « montagne » que l’on voit de loin.

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Arrivés sur place, et après avoir étendu ma lessive, je pars faire une marche jusqu’au sommet de la montagne avec Emmanuelle et Thierry, d’où nous découvrons la ville d’Ijevsk.

Mercredi 20 juin – Ijevsk – Perm

J’ai conduit ce matin dès le départ de la station de ski et jusqu’à notre pause déjeuner. La route est plus sinueuse que les jours précédant car nous arrivons dans les contreforts de l’Oural. Cependant, l’altitude n’est pas élevée car l’Oural est une très vieille chaîne de montagnes usées.

Nous avons pris notre repas de midi dans un « routier ». Heureusement, c’était un genre de self-service car la barrière de la langue est bien haute. Les russes ne parlent ni le français ni l’anglais… et notre début d’initiation à l’alphabet cyrillique est largement insuffisant. Mais les serveuses étaient charmantes et patientes.

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Régis a repris le volant après déjeuner. Dans les bouchons à l’approche de notre étape, je remarque que des voitures roulent encore avec des pneus à clous. Cela pourrait expliquer en partie l’état des routes… nous arrivons « en Perm » dans l’après-midi sous une pluie d’orage. Et nous avançons encore nos montres d’une heure. Déjà 3 heures de décalage avec la France.

Perm est située sur les deux rives de la Kama. Elle est tristement célèbre pour avoir abrité le dernier Goulag, fermé par Gorbatchev en 1988.

Jeudi 21 juin – Perm – Ekaterinbourg

A 8:15, nous quittons le parking de l’hôtel Oural où nous étions garés pour la nuit et prenons la route vers Ekaterinbourg. Bien sûr, nous tombons dans les bouchons et les travaux… avant que la voie ne se libère sur l’autoroute pendant quelques kilomètres.

La route dans l’ensemble se déroule à une bonne moyenne. Cela nous permet de faire un détour par Pervouralsk pour symboliser notre passage de l’Europe à l’Asie. Plusieurs équipages de baroudeurs sont déjà sur place. Nous faisons quelques photos au pied de la stèle.

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Avant de rejoindre notre point d’étape du soir, nous visitons l’extérieur du Musée militaire de Verkhyaya Pyshma. Nous y retrouvons les mêmes baroudeurs qu’à l’étape précédente. De très nombreux modèles de chars, avions, hélicoptères, trains… sont exposés.

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Puis en nous dirigeant vers le centre-ville d’Ekaterinbourg, nous nous retrouvons dans les bouchons…