J 31 et J 32 – d’Irkoutsk à Kiakhta

Jeudi 5 juillet – d’Irkoutsk à Babouchkine

Aujourd’hui, nous contournons le Baïkal par le sud. Il pleut depuis ce matin et la température extérieure à diminué de moitié par rapport à la veille.

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La route est sinueuse et nous passons plusieurs cols dont le plus haut est à 933 mètres d’altitude. En descendant sur Koultouc, la vue imprenable est triste sous la pluie. Un camion s’est renversé sur le bas-côté. Lorsque la route rejoint le bord du lac, ou presque, la ligne du transsibérien se trouve juste en contre-bas. Nous passons au-dessus de nombreux cours d’eau et rivières parmi les 336 qui viennent se jeter dans le Baïkal. Sur la route de nombreux vendeurs de fraises sont installés.

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Nous arrivons au bivouac peu après 17:00, près d’un petit port de pêche. Nous pourrions aisément nous croire au bord de la mer. Le vent est fort. Des vagues se forment sur le lac… nos véhicules sont stationnés sur un ancien port. Les trains qui passent non loin d’ici risquent de se faire entendre jusque dans la nuit…

Vendredi 6 juillet – de Babouchkine à Kiakhta

Départ matinal avant 8:00 sous un ciel gris. Compte tenu de l’état de la route, nous ne faisons que 40 km dans la première heure. Nous cherchons désespérément une fontaine dans un village pour faire le plein d’eau.

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Passé Oulan-Oude, le paysage change. Les vallées sont beaucoup plus larges et font déjà penser aux paysages mongols. En traversant un village pour nous rendre au Monastère bouddhiste, nous trouvons enfin une pompe à eau dans une rue en terre battue. Avec deux arrosoirs, je complète le réservoir d’eau du camping-car.

A l’heure du déjeuner nous arrivons au monastère. Nous prenons notre repas dans un petit restaurant qui se trouve en face et visitons l’ensemble des temples du plus grand monastère bouddhiste de Russie. Dans ce monastère, le 12e Lama était enterré depuis 1927. Ayant dit à ses disciples qu’il avait de la force pour survivre, il a été exhumé et les scientifiques ont effectivement constaté que le corps du défunt présentait les signes d’un corps vivant…. ! ? Il est donc assis sur une stèle dans un temple où l’on ne rentre que par petit groupe.

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Enfin, la dernière portion de route de 100 km, nous réserve encore quelques soubresauts sur une partie de piste avant d’arriver au bivouac. Nous allons passer la nuit à côté d’un petit temple bouddhiste, dans la steppe avec les montagnes pour décor. Et au grand air. Sublime !

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Demain, nous passons la frontière mongole. Départ à 4:30.

J 28 à J 30 de Taïchet au Baïkal

Lundi 2 juillet de Taïchet à Sayansk

Nous partons à 8:00, sous un soleil radieux. La route est à nous, toute droite, bordée de bouleaux… Elle nous avait été annoncée assez mauvaise. En fait, c’est du billard ! Sur la ligne du transsibérien, nous avons vu passer plusieurs trains de marchandise. Au passage à niveau, même sirène hurlante, la police et la gendarmerie attendent.

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A l’heure du déjeuner, nous nous arrêtons à la sortie de Tulum. Nous rejoignent Odile et Yvan, puis Suzanne et Marc, Jean-Noël et Térésa, et enfin quand nous repartons, Martine et Hervé arrivent.

Plus tard sur la route, nous rencontrons une portion de route des plus mauvaises. Et manque de chance, c’est moi qui conduis. Restons Zen ! Le pied léger sur l’accélérateur.

A l’étape de ce soir, une station de ski auprès de Sayansk à 533 m. d’altitude, nous retrouvons la plupart des baroudeurs déjà installés. La ville de Sayansk n’existe que depuis 1970. Elle a été créée lors de l’ouverture d’un complexe chimique à proximité.

Pour me dégourdir les jambes, je fais un tour sur le terrain et trouve Isabelle qui baigne ses pieds et en même temps aide Alain à remplir le réservoir d’eau et papote. Mais oui, les femmes sont multitâches.

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Je poursuis mon tour dans un lotissement voisin où il y a de jolis chalets. Rien à voir avec les maisons en bois traditionnelles que l’on voit dans les villages.

Mardi 3 juillet – de Sayansk à Irkoutsk

Régis et moi partons les premiers, vers 6:00. Nous avons rendez-vous à 13:00 chez Mercedes-Benz à Irkoutsk pour tenter de réparer l’alternateur, ou le remplacer. Et voir si autre chose ne fonctionne pas.

J’espère que tout se passera pour le mieux pour que nous puissions continuer notre périple dans les meilleures conditions.

Sur la route tranquille, nous voyons des champs de colza, mais aussi des zones de travaux, des mammouths… une jolie église orthodoxe bleue à Telma.

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Puis nous arrivons à Irkoutsk, passons sur le pont avant d’emprunter la rue Karl Marks dans laquelle nous trouvons une brasserie et une boulangerie françaises (boulangeriebbb sur les réseaux sociaux). Nous nous garons à proximité et allons y déjeuner.

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A la boulangerie, nous parlons avec Benoit, le patron belge des 2 établissements. Nous nous régalons de croque-madame succulents avant de repartir rapidement pour notre rendez-vous chez Mercedes. Nous sommes dans un quartier ancien avec de jolies maisons anciennes en bois.

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Nous retrouvons Aldar au garage Mercedes qui sert d’interprète avec les mécaniciens. Ils posent la valise de diagnostic… puis gare le camping-car dans l’atelier sur un pont. Finalement des connexions dénudées entre la batterie et le démarreur empêchaient le bon fonctionnement. Les mécaniciens ont donc refait ces connexions, changé un fusible et nous pouvons repartir. Ouf !

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A première vue, la ville d’Irkoutzk me semble plus européenne que toutes les villes de Russie que nous avons visitées jusqu’à maintenant. Elle est d’ailleurs appelée « le petit Paris de Sibérie ».

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Sur la route pour nous rendre à notre base, nous apercevons l’Angara au loin.

Mercredi 4 juillet – Visite d’Irkoutsk

Aujourd’hui c’est Marguerita qui nous guide et nous raconte sa ville Irkoutsk et le lac Baïkal. Elle nous explique l’histoire de sa ville et les ressources de la région.

Irkoutsk a été créée au 16e siècle par des cosaques qui y ont construit un fortin. Elle est la 6ème ville de Sibérie et compte 600.000 habitants, 36 établissements d’enseignement supérieur, une trentaine d’instituts de recherche scientifique et possède des équipements culturels importants.

Les ressources de la région sont nombreuses : gaz, pétrole, charbon, argile, marbre, diamant. On y pratique aussi l’élevage de bovins, de bêtes à fourrure, la pêche sur le Baïkal qui abrite un poisson endémique, l’omoul.

Nous nous rendons tout d’abord au musée en plein air d’architecture en bois. Ce musée construit dans la taïga présente plus de 40 constructions en bois qui pour certaines datent du 17e siècle. Nous visitons une isba du 17e siècle qui accueillait 10 à 12 personnes. Compte tenu de la taille exigüe des pièces, nous avons du mal à imaginer la vie familiale à cette époque. Les personnes âges et les enfants de moins de 6 ans avaient la possibilité de dormir auprès du poêle à bois.

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Puis nous admirons une chapelle et une tour de garde de la même époque. Nous pénétrons dans une école du 19e siècle, puis dans la maison d’une famille aisée de la même époque. Les pièces plus spacieuses et plus nombreuses sont meublées et des objets du quotidien sont exposés. La bagna, sorte de salle de bain est un bâtiment à part de la maison principale et ressemble à un sauna.

Puis nous repartons en direction du Baïkal au bord duquel nous prenons des photos. En fin de matinée, de la brume le recouvre en partie. Certains baroudeurs tentent un bain de pieds. L’eau est à 10°. ¨Pas besoin de vous dire que je suis restée sur le bord, au sec. Il paraît qu’il faut se baigner dans le BaÏkal pour rajeunir. Tant pis ! Je prends le parti de vieillir…

Plus grande réserve mondiale d’eau douce, la « mer sacrée du Baïkal » s’étire sur 636 km de long et 25 à 80 km de large. Sa profondeur atteint 1637 mètre et sa limpidité 42 mètres. Il a 25 millions d’années et ses rives s’écartent de 2 cm par an par le jeu des plaques tectoniques.

Au restaurant, ce midi on nous sert de l’omoul mariné en entrée et de l’omoul en papillotes en plat principal. Nous sommes assez déçus dans l’ensemble car ce poisson nous semble fade.

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Après déjeuner, nous rejoignons l’embarcadère pour une « croisière » d’une heure sur le Baïkal. Par chance, la brume s’est dissipée et le soleil est radieux. Nous longeons la côte pendant une demi-heure puis revenons au point de départ.

Nous quittons le Baïkal pour visiter à Irkoutsk la Maison Volkonski qui héberge le Musée des Décembristes. Ces hommes issus de la haute société russe se sont révoltés le 14 décembre 1825 pour l’abolition du servage. Certains sont morts au combat, les autres ont été exilés à Irkoutsk et devaient travailler tel des bagnards. Leurs épouses et aussi deux fiancées françaises les ont suivis jusqu’en Sibérie et y ont fondé au fil des années une nouvelle bourgeoisie et ont développés l’enseignement, la culture, les arts sur leur lieu d’exil après avoir purgé leur peine. Cette société russe parlait le français.

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Dans cette maison, nous visitons les différentes pièces dont un jardin d’hiver abrite de nombreuses plantes dont certaines variétés étaient déjà présentent à l’époque des Décembristes. Un piano à queue trône dans le salon de musique où des concerts sont encore donnés.

Nous terminons notre visite de la ville par une promenade dans une rue bordée de maisons anciennes en bois dont certaines s’enfoncent dans le sol, faute de fondations en pierre.

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En quittant Irkoutsk, nous faisons une dernière halte pour voir un ancien brise-glace qui est amarré à quai de l’Angara.

J 25 à J 27– de Novossibirsk à Taïchet

Vendredi 29 juin – de Novossibirsk à Tomsk

Ce matin nous traversons une partie Novossibirsk dans la circulation avec les russes qui vont travailler. Nous passons sur un pont au-dessus de l’Ob. Plus tard, nous retrouvons la route M53. En arrivant à Tomsk nous passons sur le fleuve Tom qui se jette dans l’Ob à 60 km de là.

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Nous déjeunons une fois arrivés au point d’étape vers 13:15, car cet-après-midi nous visitons tous ensemble la ville de Tomsk. Les derniers équipages arrivent peu avant 15:00.

Tous les baroudeurs se retrouvent dans un autocar avec Mickaël pour guide. Nous découvrons dans la ville de Tomsk, des anciennes maisons en bois aux entourages de fenêtres ouvragés, sculptés. On croirait de la dentelle. Puis nous nous dirigeons à pied jusqu’à la colline de la Résurrection.

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C’est sur cette colline que la ville de Tomsk a été fondée en 1604. Une grande toile représente le plan de la ville à l’époque de son édification. A côté se trouve le musée de l’Histoire de la ville auprès duquel reste une tour en bois. Dans le jardin du musée nous sommes entourés de papillons blancs et profitons de les photographier posés sur des pivoines odorantes.

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Nous visitons un peu plus loin l’église orthodoxe dont le clocher supporte une énorme cloche. Dans le jardin nous sommes surpris de trouver des fonds baptismaux et une dame âgée qui entretient les plates-bandes. Mickaël nous explique que ce sont les babouchka (grands-mères) qui entretiennent le jardin de l’église.

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Puis nous rentrons sur notre parking d’hôtel, avant le briefing pour l’étape de demain (580 km).

Samedi 30 juin – de Tomsk à Krasnoïarsk

Aujourd’hui nous partons plus tôt, car l’étape est longue et nous allons rencontrer une trentaine de kilomètres de piste. Tous les baroudeurs se sont levés aux aurores.

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Une grosse pluie s’abat sur la route alors que nous sommes partis depuis plus d’une heure. Tant mieux ! Cela nous évite la poussière sur la piste que nous empruntons derrière un camion. Nous suivons le camion et faisons des zigzags à sa suite pour éviter les ornières et les gros nids de poule ou nid d’autruche, au choix.

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De temps en temps nous traversons des villages. De quoi vivent ces gens si loin de tout ?

A l’heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un « routier » en compagnie de Myriam et Armand. Après un café/thé pris ensemble chaque équipage reprend la route. Nous en avons encore autant à parcourir. Plus tard dans l’après-midi, nous retrouvons Marc et Suzanne à une station services pour faire le plein. Il nous reste une petite centaine de kilomètres à « avaler ».

Bien contents d’arriver à Krasnoïarsk, sur le parking d’un hôtel qui donne sur l’Ienisseï. Ce fleuve de 3354 km prend sa source en Mongolie et coule vers le nord en arrosant la Sibérie orientale jusqu’à la mer de Kara.

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Régis s’est aperçu aujourd’hui que les batteries ne se rechargeaient pas. Jean-Yves le mécanicien du périple se penche ce soir sur le moteur du camping-car et fait des tests. Il semblerait que l’alternateur ne fonctionne plus suffisamment… Le véhicule a bientôt 100.000 km et avec la chaleur de la journée, cela semble être l’explication. Nous devrons attendre mardi après-midi lors de notre arrivée à Irkoutsk pour aller chez un concessionnaire Mercedes-Benz, et envisager une réparation.

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Ce soir, nous assistons, un peu trop tard, au coucher de soleil sur l’Ienisseï.

Dimanche 1er juillet – de Krasnoïarsk à Taïchet

Aujourd’hui nous partons avant 8:00. Pour l’instant et pour « économiser » la batterie, nous roulons avec les veilleuses, au lieu des codes, et sans la climatisation. Mais derrière le pare-brise, il commence à faire bien chaud au soleil. Nous roulons déjà depuis une heure et la température extérieure est de 24°. Le paysage change. Un peu plus vallonné, moins de bouleaux et plus de grands sapins.

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Comme préconisé sur la feuille de route, nous sommes passés par le centre de Kansk et avons vu le fleuve Kan et à l’extrémité du pont une jolie porte de la ville.

A l’heure de déjeuner quand nous nous arrêtons il y a 29° à l’extérieur et au moins autant à l’intérieur. Les jours précédents j’avais tendance à avoir les pieds gelés avec la clim. Aujourd’hui, je sens mes pieds gonfler au fil des heures qui passent. Pendant notre repas, Martine et Aldar arrivent suivis de près par Catherine et Daniel. Ils se jettent tous les quatre sur les morceaux de pain que nous avons sur notre table. Il faut dire que ce pain, fabriqué par la « restauratrice », est appétissant et excellent. Tant pis pour Régis, le « mangeur de pain, qui espérait en emporter…

Cet après-midi, la température extérieure dépasse 30°, toujours sans clim. (ordre de Jean-Yves) pour tester l’alternateur, il y a 34° à l’intérieur. Nous roulons avec les vitres ouvertes et les cheveux au vent…

Et le compteur passe les 100.000 km peu de temps avant d’arriver à Taïchet.

 

Nous arrivons sur une base de plein air qui accueille habituellement des enfants. La responsable me sert dans ses bras comme si nous ne nous étions pas vues depuis longtemps… Quelques minutes plus tard je donne à ses filles des petites Tours Eiffel et des stylos. Elle m’en demande aussi pour elle. Alors, j’en profite pour faire une photo avec elles trois.

 

Ce soir,  nous avançons nos montres d’une heure, pour la dernière fois, et ce, jusqu’au 13 août. Soit 6 heures de décalage avec la France.

Nous profitons d’être à la campagne pour faire un grand pique-nique et même en fin de soirée Jean-François et Monique dansent entre deux camping-cars.

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J 22 à J 24 de Ichim à Novossibirsk

Mardi 26 juin – de Ichim à Omsk

Ce matin dès 8:00, WhatsApp nous informe que la sortie du point d’étape n’est pas chose facile. Que certains équipages ont peu dormi à cause du stress… Nous, nous avons bien dormi. Pour ma part, avec des bouchons d’oreilles car la route 402 est très fréquentée.

Isabelle nous a proposé de partager un café/un thé avant de prendre la route. Deux autres équipages sont arrivés pour prendre de nos nouvelles. Tout va bien. Et autour du café/thé, nous refaisons le monde.

A 9:20 je prends le volant et nous voilà partis pour notre 22e journée. Le paysage commence à changer. Beaucoup de marécages, de forêts de bouleaux sans feuilles (brûlés ? morts ?), et de l’eau, des lacs, qui débordent… Nous sommes arrêtés pendant près d’une demi-heure par un feu intermittent pour des travaux. La route est bonne sur certains tronçons, et chaotique pour d’autres.

Et ce soir nous avançons encore nos montres d’une heure, soit 4 de plus qu’en France.

Mercredi 27 juin – de Omsk à Barabinsk

Après avoir traversé la ville d’Omsk par des rues à la voirie approximative, je retrouve la route nationale M51 toujours si droite et monotone mais, j’aime les paysages de la steppe avec ses grandes étendues vert tendre et ses forêts de bouleaux.

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Arrivés en début d’après-midi à Barabinsk, nous allons jusqu’en centre-ville pour visiter la gare ferroviaire qui est un nœud important sur la ligne du transsibérien. Nous y rencontrons deux autres équipages.

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La gare est récente alors que la précédente datait de la fin du 19e siècle. Depuis la passerelle, nous découvrons les voies encombrées de trains de marchandises et sur le quai d’un train de voyageurs prêt à partir, des vendeuses de poissons fumés et de fourrures.

Sur le côté de la gare, une ancienne locomotive est exposée. Au moment de repartir, nous programmons le point GPS pour l’étape du soir. Garmin abandonne les baroudeurs. Heureusement, Snooper est là et nous amène tous à bon port.

Les porteuses d’eau

Nous devons remplir le réservoir d’eau. Où se situe le point d’eau sur ce grand parking pour poids-lourds ? Je pars en reconnaissance avec Myriam et Ljiljana, chacune avec un arrosoir. Nous trouvons un « pauvre robinet » adossé à une cabane en tôle ondulée et remplissons nos arrosoirs. Puis retournons à nos véhicules à une bonne centaine de mètres de là et rions bien ensemble de voir nos co-équipiers en train de nous photographier.

Après avoir versé le contenu de l’arrosoir dans le réservoir d’eau du véhicule, je réalise que j’ai une lessive à rincer. Je retourne donc chercher un arrosoir d’eau… après que l’orage soit passé. Toute seule, c’est beaucoup moins drôle !

Pendant le briefing-apéro, Lise et Sam lancent un jeu qui durera jusqu’au 12 juillet. A cette date, c’est eux qui organiseront l’apéro. Le jeu s’intitule « le gorille et la cacahuète » et consiste pour chacun des participants à tirer au sort un petit papier sur lequel est écrit le prénom d’un autre participant. Celui qui tire le papier est le gorille et celui dont le prénom figure sur le papier est la cacahuète. En théorie le gorille aime la cacahuète et en prend soin. Autrement dit, chacun doit avoir des attentions particulières pour « sa » cacahuète, sans le lui dire. Peut-être que la cacahuète remarquera quelque changement dans l’attitude de quelqu’un. Tous les prénoms étant mélangés, il y a des gorilles hommes avec des cacahuètes femmes et inversement mais aussi des gorilles hommes avec des cacahuètes hommes et des gorilles femmes avec des cacahuètes femmes. A suivre…

Pour le deuxième jour consécutif, nous avançons nos montres d’une heure, soit 5 de plus qu’en France. La prochaine fois, dans quatre jours…

Jeudi 28 juin – de Barabinsk à Novossibirsk

Partis à 8:30, Régis conduit sur la M51 (P 254) pendant que je rédige cet article. Aujourd’hui, la route est bonne dans l’ensemble.

Nous arrivons au point d’étape après déjeuner et prenons un taxi avec d’autres baroudeurs pour nous rendre à Novossibirsk afin de visiter le Musée Nicolas Roerich. Ce peintre (fin 18e siècle début 20e) était adepte du yoga et avait une soif d’absolu. Parti seul dans le désert de Gobi et revenu, on le prenait pour un « dieu » et il tenait un langage prophétique. Etant moi-même adepte du yoga, je suis curieuse de découvrir son œuvre…

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Finalement, nous sommes tous déçus car ce musée, pourtant vanté par les guides touristiques, ne présente en grande majorité que des copies des toiles de l’artiste peintre. Les quelques originaux exposés sont sous verre. Le style est assez puéril et les copies rendent les œuvres plus « plates » sans doute que les originaux.

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Nous rentrons à la base de loisirs. Pendant qu’Anne-Marie fait une couleur à Isabelle, j’ai le temps de faire un saut jusqu’à la plage pour contempler le lac où plusieurs baroudeurs se baignent, avant l’heure du briefing. Pour l’instant, je n’ai rien manifesté à « ma cacahuète » et n’ai pas reçu de signe d’un potentiel « gorille »…

J 21 – de Tobolsk à Ichim

Lundi 25 juin

En quittant Tobolsk nous avons aperçu au loin les falaises qui dominent le fleuve Irtych. Puis, nous avons emprunté une route secondaire pour rejoindre la R 402. Alors là, nous avons été bien secoués. Nous étions prévenus depuis le briefing de la veille. L’état de la route s’aggrave.

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Aussi, nous avons dû plusieurs fois nous arrêter pour laisser passer des chevaux, des moutons en liberté au bord de la route. Cette route de campagne nous permet de nous rendre d’avantage compte des conditions de vie des habitants. Les maisons sont en mauvais état pour la plupart. Pas de jardin coquet, ni même de potager. Dès qu’il y a des intempéries, ils ont les pieds dans la boue…

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Le premier virage, pas franchement engageant

Mais pas qu’eux ! En arrivant à 1,5 km de notre point d’étape, nous retrouvons à l’entrée d’un chemin boueux, Isabelle et Alain. Arrivés quelques minutes avant nous, ils ont fait marche arrière. Leur véhicule est assez bas et les ornières du chemin ne leur permettent pas de passer. Je laisse le volant à Régis et il avance prudemment jusqu’au virage suivant. Là nous découvrons des ornières dont nous ne mesurons pas la profondeur car remplies d’eau. Marche arrière.

Par la messagerie WhatsApp, nous savons que plusieurs véhicules sont arrivés à destination non sans mal. Puis plusieurs autres équipages arrivent derrière nous et s’engagent dans le chemin. Les organisateurs, appelés, arrivent à notre rencontre. Ils constatent qu’effectivement la situation est délicate. Alain et Isabelle décident de rebrousser chemin et d’aller se garer quelques kilomètres plus loin. Régis et moi choisissons d’en faire autant, aussi pour ne pas les laisser repartir seuls.

A la santé des rescapés !

Nous avons trouvé un parking surveillé près d’une station services à la sortie d’Ichim en direction de Omsk. Sauvés de ce bourbier, Isabelle et Alain nous ont invités à trinquer dans leur véhicule. Puis nous avons dîné tous les quatre au restaurant routier voisin. Pendant la soirée, par WhatsApp, nous avons appris que certains véhicules s’étaient embourbés et qu’il avait fallu les remorquer…

J 19 et J 20 d’Ekaterinbourg à Tobolsk

Samedi 23 juin

Une longue étape de 580 km nous attend ce samedi, nous prenons donc la route dès 7:30. Les stations-services au début de notre parcours sont fermées. Pourtant nous devons faire le plein. La route est bonne mais pas pour longtemps et toujours beaucoup de poids-lourds. Après plus de 300 km d’asphalte bien pourri, nous retrouvons une route de meilleure qualité entre Tyumen et Tobolsk et moins fréquentée par les camions.

Nous faisons une halte à Pokrovkoe, pour visiter la maison natale de Grigori Raspoutine. Soi-disant mystique et guérisseur russe, il fut le confident d’Alexandra Fedorovna, épouse du tsar Nicolas II. Mais le musée est fermé et un panneau indique « Ne pas déranger » !

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Cet après-midi le ciel hésite entre soleil et pluie d’orage. Et nous arrivons à Tobolsk, nous sommes attendus sur la place du Kremlin. Et ce week-end, la fête anniversaire de la ville bat son plein (431 ans).

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Après avoir fêté l’anniversaire d’Anne-Marie (une baroudeuse), je vais faire un tour du côté de la scène en plein air où se produit une vedette russe de la chanson. A la nuit tombante, le kremlin s’illumine, avant que la pluie ne revienne et trouble le déroulement du feu d’artifice.

Dimanche 24 juin

Nous avons rendez-vous à 9:30, ce matin pas besoin d’autocar. La guide arrive et commence à nous parler en russe. Nous avons tous cru à un gag. Mais non, elle n’est pas francophone et c’est Aldar, notre accompagnateur qui traduit… à sa façon ! Et nous entrons dans le kremlin sur la place où nous avons garé les camping-cars.

Tobolsk a été jusqu’à la fin du 16e siècle la capitale de toutes les Sibérie. Les marchands du monde entier y venaient pour faire du commerce, principalement pour les fourrures. Avant que les routes ne se développent c’était le fleuve Irtych qui servait pour le transport. Elle est la seule ville de Sibérie et l’une  des rares villes de Russie à posséder un kremlin en pierre construit vers 1800.

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Les bâtiments d’origine étaient en bois et ont été détruits par des incendies. C’est Pierre Le Grand qui a ordonné la reconstruction de la cathédrale en pierre. Nous visitons la cathédrale orthodoxe pendant l’office du dimanche puis nous nous dirigeons vers un belvédère d’où nous découvrons la ville basse. Puis nous visitons le musée d’histoire de la ville et la prison « d’opérette » fermée depuis 1989.

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Dimitri MendeleÏev auteur du tableau de classification des éléments chimiques était natif de Tobolsk.

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Nous déjeunons ensuite dans un restaurant au décor de bois puis prenons un autocar pour aller dans la ville basse. Nous nous arrêtons à l’église catholique polonaise où le prêtre nous accueille et nous raconte tous les périples qu’il a fait en vélo : la Sibérie d’un bout à l’autre, les Pays Baltes jusqu’en Italie et autres Pays-Bas, Belgique… Il nous montre la statue de Jean-Paul II qui est érigée à côté du parvis de son église et nous propose de faire une photo de groupe. Une belle rencontre !

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Revenu pour le briefing du lendemain à nos véhicules, nous avons quartier libre. J’en profite pour aller voir les boutiques de souvenirs avec quelques baroudeuses. Je suis à la recherche de « sujets » à encadrer. Mais pas l’ombre d’un seul. Mais nous passons la fin d’après-midi de ce dimanche dans la ville, à faire quelques courses alimentaires, recharger nos téléphones russes et retirer quelques roubles pour continuer le voyage. Pas évident avec les distributeurs en cyrillique !

J 18 – Ekaterinbourg

Vendredi 22 juin

Partis à 9:00 en autocar, pour un tour de ville, Ekaterina, notre guide nous raconte l’histoire de sa ville fondée en 1723 en l’honneur de la Reine Catherine épouse de Pierre le Grand. C’est la capitale administrative de l’Oural et la 4e ville de Russie après Moscou, Saint-Pétersbourg et Novossibirsk. C’est la 1e ville de Sibérie, en Asie, et elle compte 500.000 habitants. C’est aussi un centre éducatif, scientifique et sportif important.

Il y a 200.000 étudiants répartis dans 40 établissements d’enseignement supérieur, dont 85.000 à l’université fédérale de l’Oural. La ville est réputée pour ses équipes féminines de basket et de volley. Elle organise aussi des tournois internationaux.

Mais c’est aussi la 2e ville après Moscou pour ses gratte-ciel. Des architectes parisiens ont participé à leur construction.

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Nous faisons une première halte sur une terrasse donnant accès au Musée Boris Eltsine, proche du siège du gouvernement et face à la plus haute tour de la ville (211 m). Aldar nous montre à l’intérieur du Musée la voiture de Boris Eltsine.

Puis nous repartons et passons devant l’hôtel de ville, l’opéra sur la Place de la « Commune de Paris », l’Université de l’Oural à l’extrémité de l’avenue Lénine et l’état-major de l’Armée russe.

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Ekaterina nous parle du Mémorial de la « Tulipe Noire » qui commémore tous les morts au combat postérieurement à la deuxième guerre mondiale. Une sculpture représente un soldat assis qui pleure ses copains d’armes et des colonnes de marbre portent les noms de ceux qui sont tombés.

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Une deuxième halte et nous descendons voir la source chaude qui coule dans le canal et nous touchons la rhodonite qui favorise l’endurance et la confiance en soi. La Sibérie exploite aussi des gisements d’or, d’émeraude, de citrine, de quartz, de serpentine.

Puis nous nous rendons au Mémorial de la deuxième guerre mondiale et ensuite à la frontière entre l’Europe et l’Asie. Nous y découvrons des pierres venues des extrémités orientale et occidentale pour symboliser le rapprochement des continents, mais aussi des rubans porte-bonheur. Pour ce site, la Chine a offert une fleur de kapok et la France un coq. Aussi, nous avons la surprise qu’Aldar, notre accompagnateur, nous offre un verre de « champagne » russe et des chocolats pour fêter notre passage à la frontière.

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Après déjeuner nous allons à pied jusqu’à la Cathédrale Sur-Le-Sang-Versé. Devant la cathédrale une sculpture représente un couple pour symboliser la famille. Chaque année, le 8 juillet a lieu la fête de la famille, et les couples mariés depuis 50 et plus sont mis à l’honneur. La Cathédrale a été érigée en souvenir du massacre de la famille impériale dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918.

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Puis en autocar, nous repartons jusqu’au monastère consacré à la famille Romanov, à quelques kilomètres d’Ekaterinbourg. Nous y visitons la Cathédrale Saint-Nicolas, et découvrons le lieu où les corps de la famille impériale ont été brûlés et sur lequel une croix est érigée.

Retour au parking de l’hôtel où les camping-cars sont stationnés.

J 15 à 17 de Kazan à Ekaterinbourg

Mardi 19 juin – Kazan – Ijevsk

Dès 8:00 nous quittons Kazan pour Ijevsk, capitale de l’Oudmourtie, ville d’origine de Monsieur Kalachnikov. Nous passons par Kazan, chemin le plus court et reconnaissons au passage une enseigne française de bricolage, puis le stade que nous avions vu de loin la veille.

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Le trajet se fait sans encombre et nous prenons une route secondaire plutôt que la voie rapide à partir de Elabouga. Cela nous permet de nous arrêter auprès de la Volga pour notre pause déjeuner. Puis nous reprenons notre route et traversons une multitude de villages avec des isbas traditionnelles en bois naturel ou colorées.

Nous ne retrouvons la voie rapide qu’une trentaine de kilomètres avant l’étape du soir, juste au moment où deux équipages du PPI passent devant nous. Nous continuons ensemble le parcours jusqu’à la « montagne » que l’on voit de loin.

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Arrivés sur place, et après avoir étendu ma lessive, je pars faire une marche jusqu’au sommet de la montagne avec Emmanuelle et Thierry, d’où nous découvrons la ville d’Ijevsk.

Mercredi 20 juin – Ijevsk – Perm

J’ai conduit ce matin dès le départ de la station de ski et jusqu’à notre pause déjeuner. La route est plus sinueuse que les jours précédant car nous arrivons dans les contreforts de l’Oural. Cependant, l’altitude n’est pas élevée car l’Oural est une très vieille chaîne de montagnes usées.

Nous avons pris notre repas de midi dans un « routier ». Heureusement, c’était un genre de self-service car la barrière de la langue est bien haute. Les russes ne parlent ni le français ni l’anglais… et notre début d’initiation à l’alphabet cyrillique est largement insuffisant. Mais les serveuses étaient charmantes et patientes.

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Régis a repris le volant après déjeuner. Dans les bouchons à l’approche de notre étape, je remarque que des voitures roulent encore avec des pneus à clous. Cela pourrait expliquer en partie l’état des routes… nous arrivons « en Perm » dans l’après-midi sous une pluie d’orage. Et nous avançons encore nos montres d’une heure. Déjà 3 heures de décalage avec la France.

Perm est située sur les deux rives de la Kama. Elle est tristement célèbre pour avoir abrité le dernier Goulag, fermé par Gorbatchev en 1988.

Jeudi 21 juin – Perm – Ekaterinbourg

A 8:15, nous quittons le parking de l’hôtel Oural où nous étions garés pour la nuit et prenons la route vers Ekaterinbourg. Bien sûr, nous tombons dans les bouchons et les travaux… avant que la voie ne se libère sur l’autoroute pendant quelques kilomètres.

La route dans l’ensemble se déroule à une bonne moyenne. Cela nous permet de faire un détour par Pervouralsk pour symboliser notre passage de l’Europe à l’Asie. Plusieurs équipages de baroudeurs sont déjà sur place. Nous faisons quelques photos au pied de la stèle.

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Avant de rejoindre notre point d’étape du soir, nous visitons l’extérieur du Musée militaire de Verkhyaya Pyshma. Nous y retrouvons les mêmes baroudeurs qu’à l’étape précédente. De très nombreux modèles de chars, avions, hélicoptères, trains… sont exposés.

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Puis en nous dirigeant vers le centre-ville d’Ekaterinbourg, nous nous retrouvons dans les bouchons…

J 14 – Kazan

Lundi 18 juin

Nous visitons la capitale du Tatarstan. Kazan est situé sur la rive gauche de la Volga et traversée par la Kazanka, et divisée en 7 arrondissements. Plusieurs monuments ont été reconstruits pour le millénaire de la ville en 2005.

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Nous descendons à proximité du Kremlin de Kazan et pouvons découvrir en contre-bas de la Place du 1er Mai, la pyramide qui est un centre de loisirs pour les habitants. Par cette place nous pénétrons dans le Kremlin, qui est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. A l’intérieur de cette forteresse, nous visitons la mosquée construite entre 1996 et 2005, de marbre blanc d’origine russe. Puis nous passons auprès de la fonderie à canons avant de sortir de l’enceinte pour découvrir la cathédrale orthodoxe de l’Annonciation auprès de laquelle se dresse la Tour de Suyumbike, légèrement penchée.

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En contournant la cathédrale nous découvrons un autre panorama de la ville entourée d’eau. Puis, en descendant vers la Tour du Secret, où une source jaillissait, nous passons devant le Palais présidentiel.

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Reprenant l’autocar pour nous diriger dans le quartier où nous prendrons notre déjeuner. Avant de déjeuner, nous faisons quelques pas autour du restaurant et découvrons des maisons typiques de la région. Alsou, notre guide, nous explique aussi comment les chats sont aimés ici car ils ont sauvé les tableaux d’un musée en mangeant les souris.

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Nous déjeunons dans un restaurant très chic, dans une salle appelée « salle du lac d’or » et goûtons les spécialités tatares dont je n’ai pas retenu les noms. Un verre de Vodka nous est proposé en apéritif.

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La pensée du jour :

« Merci pour l’apéritif que nous avons déjà payé et que l’agence nous offre », signé les baroudeurs philosophes.

L’après-midi est consacré à la visite du Monastère de Raïfa, où nous visitons la Cathédrale de la Vierge de Géorgie et la Cathédrale de la Trinité. Puis nous rentrons à l’hôtel où sont garés les camping-cars.

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Je suis déçue de ne pas avoir pu voir le « Temple de Toutes les Religions », bâtiment unique où toutes les religions sont réunies sous un même toit. Sa construction a commencé dans les années 90 du 20e siècle par un peintre sculpteur de Kazan et continue aujourd’hui avec ses disciples.

Cela aurait sans doute d’avantage intéressé notre groupe plutôt que la visite du « village natal » et le théâtre de marionnettes, ces deux sites s’adressant prioritairement aux enfants…

Demain et pour 3 jours, la route…

J 12 – 13 – Moscou – Kazan

Samedi 16 juin

Après avoir fait un ravitaillement complet dans un hypermarché d’une enseigne française en banlieue de Moscou, nous prenons la direction de Suzdal, par la route M7, très encombrée à la sortie de la capitale et bien sûr émaillée de zones de travaux. Nous ne parvenons à Suzdal qu’en milieu d’après-midi. Dans ce village médiéval avec encore quelques isbas (maisons de bois), nous rencontrons quelques baroudeurs arrivés plus tôt et prêts à repartir.

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Cette halte nous permet de nous dégourdir les jambes après avoir parcouru environ 150 km. Nous admirons les bulbes bleus étoilés d’or du Palais de l’Archevêque et plus loin les bulbes noirs de la Cathédrale de la Nativité de la Vierge. Nous flânons parmi les nombreux stands de produits locaux destinés aux touristes (poupées russes, chapkas, chaussons et bottes en fourrure…).

Puis nous reprenons la route, encore 3 bonnes heures avant d’arriver à notre point d’étape quelques kilomètres avant Nijni Novgorod. La route est bonne et les camions toujours nombreux…

Odile et sa « parade nuptiale » aux moustiques

Nous arrivons alors que le briefing du lendemain a déjà commencé. Sur la base de loisirs près d’un lac, pas d’eau ni de sanitaires, mais des moustiques… Mais alors là, ils sont des milliers. Les baroudeurs réunis pour le briefing sont couverts des pieds à la tête et même pour certains sous des moustiquaires ou des foulards. Justement, aujourd’hui je suis en jupe, alors je vais tester la crème commandée en Inde sur Internet. Test réussi ! Aucune piqûre.

Dimanche 17 juin

465 km annoncés pour rejoindre Kazan. Nous partons avant 8:00 et évitons de mettre le nez dehors pour ne pas tenter les moustiques. Nous nous arrêtons quelques kilomètres plus loin pour mettre la machine à laver de voyage en route.

Bien que nous soyons dimanche, il y a toujours autant de camions qui circulent et l’état de la route ne s’arrange pas. Beaucoup de radars et de policiers sur le bord de la route. Gare aux amendes, à l’heure du déjeuner nous sommes rejoints par les organisateurs et l’une d’entre eux n’ayant pas pu fournir son attestation d’assurance originale a dû payer 30.000 roubles (environ 400 €).

A l’approche de Kazan, nous pouvons voir sur notre gauche la station de ski, puis quelques kilomètres plus loin Innopolis, ville nouvelle consacrée aux technologies de l’information et de la communication. Juste avant d’arriver nous traversons la Volga par un interminable pont.

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Ce soir nous sommes accueillis sur le parking d’un hôtel, avec de l’eau, pas d’électricité et pas de moustiques ! Demain visite de Kazan.