J 41 et J 42 – du Terelj à Sainshand

Dimanche 15 juillet – du Parc du Terelj à Sainshand

Réveillés très tôt par une pluie battante, nous partons avant 7 heures. Nous avons 464 km à parcourir pour rejoindre Sainshand dans le désert de Gobi. Lorsque nous quittons le camp de yourtes du Terelj, la piste est déjà détrempée et les ornières se font menaçantes. Sur la route, la pluie redouble, la matinée durant. Les nuages s’accrochent au relief.

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Quasiment sur la totalité de notre trajet, nous longeons la ligne de chemin de fer qui joint Oulan-Bator à Pékin. Mais nous n’y voyons que des trains de marchandises. Pendant la matinée, nous recevons un message sur WhatsApp nous informant que la route pour se rendre au lieu de bivouac du soir est impraticable. Les organisateurs recherchent un plan B. Dans les heures qui suivent, nous sommes informés qu’un hôtel de Sainshand nous accueillera sur son parking pour les deux nuits à venir.

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Le paysage a changé. Nous roulons maintenant au milieu d’étendues sablonneuses, de diverses couleurs. Nous retrouvons d’autres baroudeurs sur une piste à l’heure du déjeuner et prenons le thé ensemble avant de reprendre la route. En début d’après-midi, nous franchissons la porte du désert de Gobi. Enfin, nous arrivons sur le parking de l’hôtel où trois camping-cars sont déjà stationnés.

La chaleur est lourde. Le ciel est blanc. Mais il paraît que l’orage est passé, la nuit dernière. C’est d’ailleurs à cause de cet orage que nous ne pouvons pas aller au lieu de bivouac initialement prévu.

Vers 18:00, Anne-Marie « a ouvert son salon de coiffure » et me coupe les cheveux, entre deux camping-cars pour plus de discrétion, sur le parking de l’hôtel.

 

Lundi 16 juillet – Visite des environs de Sainshand

Nous co-voiturons à nouveau avec Suzanne et Marc, cette fois-ci avec le véhicule de Régis. Partis vers 10:15, nous parcourons une vingtaine de kilomètres du sud-est le Sainshand.

Une première halte photo pour admirer le grand scorpion qui trône au sommet d’une colonne. Puis, nous visitons le monastère de Khamar, construit vers 1820 par l’écrivain et auteur dramatique Danzanravjaa qui appartenait à une secte bouddhiste. Après la période soviétique, cet endroit est redevenu un lieu de pèlerinage pour les mongols.

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Nous entrons dans le temple et en faisons le tour pendant un office. Puis nous nous dirigeons vers le grand stupa, dans lequel une immense salle circulaire fraîche nous accueille par cette belle journée de chaleur.

Nous reprenons les véhicules pour aller jusqu’au Centre Energétique de Shambala. Il s’agit d’un important lieu de culte qui figure une porte d’entrée vers un paradis mythique de la sérénité et de la bienveillance. Danzanravjaa avait choisi cet endroit pour ses représentations de pièces de théâtre. Le site est entouré de dunes aux couleurs multiples et semble relié à l’au-delà par ses trois cercles délimités par des pierres qui représentent le passé, le présent et le futur…

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Après le déjeuner pris dans le camping-car, nous allons faire une dernière visite dans les parages et je découvre la grotte de méditation des moines après avoir descendu et monté plusieurs escaliers dans les rochers. Je me souvenais d’avoir vu cette grotte dans le Grand Reportage de juillet 2015 qui avait suivi plusieurs couples dans le Paris-Pékin-Istanbul 2014. Et je l’ai retrouvée.

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Nous constatons aujourd’hui les couleurs multiples que le désert de Gobi peut prendre. En revenant vers Sainshand, nous nous arrêtons au bord du lac qui a débordé sur la route à cause de l’orage de la veille. Une vanne a été ouverte par les habitants pour inonder la plaine de l’autre côté de la route pour faire baisser le niveau d’eau du lac qui déborde.

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Ce soir au briefing nous avons les instructions pour le passage de la frontière entre la Mongolie et la Chine. Nous partirons vers 6:00 pour un rassemblement à 8:45 pour gagner la frontière en convoi, dans l’ordre des n° d’équipages…

Et plus tard, pendant l’apéritif offert par Samuel et Lise, Ljiljana m’accueille avec un verre de punch en me disant bonsoir ma « cacahuète ». C’est ainsi que je découvre qu’elle est mon « gorille ». Je n’avais rien remarqué et ne l’avais aucunement soupçonnée. Quand à ma « cacahuète », il s’agit d’Yvan, qui m’avait découverte assez rapidement au gré de nos étapes du raid.

A bientôt, pour nos aventures en Chine ! ou pas !

J 38 à J 40 – Parc national du Terelj

Jeudi 12 juillet

Nous quittons Oulan-Bator après avoir fait un ravitaillement et déjeuné en ville. Pour une fois, la circulation dans la capitale est fluide. C’est encore jour de fête et le centre-ville n’est pas concerné par les festivités. De nombreux mongols laissent flotter le drapeau national à l’arrière de leur voiture.

La route à l’Est de la capitale qui nous emmène vers le parc national est assez chaotique et un peu encombrée de vacanciers sur le départ. Cela se devne au chargement sur le toit de leur voiture.

Lorsque nous quittons la route principale pour entrer dans le Parc national, le paysage change. Les collines en pentes douces auxquelles nous sommes habitués laissent place à des rochers ocre. A chaque virage, c’est différent. Nous arrivons à notre campement pour 2 jours (3 nuits) dont une nuit en yourte pour ceux qui le souhaitent.

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Le soleil est revenu et cela semble bon. En descendant du camping-car un parfum d’herbes aromatiques nous parvient aux narines. Le site est superbe et le paysage grandiose !

Vendredi 13 juillet

Nous faisons aujourd’hui du co-voiturage avec Marc et Suzanne qui nous emmènent dans leur camping-car. Nous formons deux groupes. Chaque groupe est composé d’un 4×4 avec un guide et un accompagnateur et 5 camping-cars. Nous allons visiter le musée de Gengis Khan.

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De loin, nous apercevons la statue monumentale de Gengis Khan sur son cheval. Il paraît que c’est la plus grande statue équestre au monde. Elle est édifiée au-dessus du musée qui lui est consacré et l’ensemble mesure quarante mètres de hauteur. Ce monument est érigé à l’endroit légendaire où le héros national aurait trouvé une cravache d’or, signe de prospérité et de bonne augure.

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Dans le hall du musée, une  botte de neuf mètres de hauteur est installée. Sa forme typique permet de ne pas savoir dans quel sens se déplace celui qui la porte… puis nous commençons la visite du musée avec quelques personnages de cire qui gravitaient autour de Gengis Khan, son meilleur ami qui l’a trahi, ses quatre fils, lui-même et son épouse. De ses cinq filles, aucune trace.

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Puis l’évolution de l’habitat nomade est représentée avec les différentes sortes de tentes (genre tipi) et de yourtes. La projection d’une vidéo explique la construction du musée et de la statue monumentale. Nous disposons d’un temps libre qui nous permet de monter au sommet, jusque dans la crinière du cheval de la statue et de flâner dans les boutiques.

Nous repartons ensuite pour déjeuner d’un panier repas dans la nature. Le vent étant assez fort et le sable tourbillonnant, nous prenons notre repas dans le camping-car de Marc et Suzanne.

L’après-midi est consacré à la visite d’une famille d’éleveurs nomades. Nous arrivons à la fin de la traite des chèvres. Elles s’échappent de l’enclos avec les moutons. Puis nous pénétrons dans la yourte familiale et nous asseyons pour goûter les produits laitiers de leur fabrication. La femme nous propose tout d’abord du lait de jument fermenté. Ayant goûté ce lait deux jours auparavant, je fais semblant de boire et passe la tasse à ma voisine. Puis nous goûtons un fromage au lait de vache pressé. Pas mal. Puis du yaourt de lait de vache. Un peu aigre, mais pas mauvais. Je n’en ferai pas une habitude. La fille des fermiers de deux ans environ, vient se resservir seule plusieurs fois du lait de jument fermenté.

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Nous assistons enfin à la traite des juments qui a lieu toutes les deux heures. Pour que la jument se laisse traire, le fermier lui amène son poulain pour qu’il commence à téter, juste quelques gouttes, puis c’est la fermière qui trait la jument pendant que le fermier maintient le poulain contre sa mère. A chaque traite c’est environ un litre de lait qui est collecté par jument. Les poulains ne peuvent téter leur mère que la nuit, lorsqu’ils sont en liberté. Pendant la journée, ils sont attachés loin les uns des autres.

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Le soir en rentrant, nous assistons à un spectacle de musique, de chant et de danse mongols, dans une grande yourte auprès de notre campement. Les artistes sont vêtus de costumes traditionnels. L’un des musiciens joue de la viole à tête de cheval. La musicienne exécute aussi un morceau de chant diphonique. Le chanteur interprète plusieurs chants traditionnels et une jeune contorsionniste réalise un numéro très gracieux.

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Samedi 14 juillet

Aujourd’hui nous avons « quartier libre ». J’en profite pour faire une escapade à une dizaine de kilomètres de là, avec Isabelle, Alain, Martine et Anne-Marie. Nous partons en fin de matinée pour déjeuner au Terelj Hôtel et spa *****. Nous nous régalons de plats typiquement italiens. Le directeur de l’établissement, Ludovico Morana, est sicilien, parle français et nous réserve le meilleur accueil.

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Nous avons rendez-vous en début d’après-midi au spa pour nous faire masser. Après toutes ces journées de voyage, j’apprécie ce soin qui me détend et nous nous retrouvons une heure plus tard autour de la piscine couverte de l’hôtel. Le temps est beau et nous savourons ce moment de repos avant de reprendre la route demain.

Sur le chemin du retour, nous faisons un crochet pour photographier le rocher en forme de tortue. Malheureusement, à cette heure-ci le soleil est face à nous et ce n’est pas idéal pour le cliché. En revenant sur nos pas, j’aperçois de loin un autre rocher qui ressemble à un éléphant.

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Un grand merci à Alain et Isabelle qui m’ont emmenée dans cette bulle de détente.

J 36 et J 37 – Fêtes du Nadaam à Oulan-Bator

Mardi 10 juillet

Partis à 6:00 en autocar, nous arrivons sur le lieu des courses de chevaux des Fêtes du Nadaam à 35 km de la capitale mongole. Le Nadaam est la fête nationale d’été. Elle est organisée à Oulan-Bator les 11 et 12 juillet et composée de « trois jeux virils » : la course de chevaux, préférée par les éleveurs, la lutte et le tir à l’arc. Un 4e jeu a été ajouté depuis 1998, les osselets.

Si nous avions assisté à des présélections de lutte dans un village quelques jours plus tôt, aujourd’hui nous allons voir la course de chevaux. Arrivés sur place vers 7:30, nous descendons du car sous la pluie et parcourons à pied un bon kilomètre à travers la steppe pour rejoindre des tribunes réservées aux touristes. Les chevaux sont montés par des enfants de 6 à 12 ans et passent devant nous un à un ou par petits groupes. Ils sont 435 inscrits pour cette course qui doit commencer à 8:00, puis 9:00, et toujours rien ne se passe jusqu’à 10:00. Avec la pluie qui redouble, nous sommes tous frigorifiés. J’ai eu la mauvaise idée de mettre une jupe et des sandales.

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Certains baroudeurs sont partis prendre un café pour se réchauffer. En revenant, ils sont revêtus d’imperméables en plastique vert ou noir. Avec Odile et Yvan, je me rends sur un stand où quelques imperméables sont encore disponibles. J’y trouve même une paire de bottes en plastique. L’équipement complet pour l’équivalent de moins de 10 €. En revenant vers les tribunes nous admirons des cavaliers en tenue d’apparat.

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La course qui devait partir sous nos yeux, part finalement à plusieurs centaines de mètres de nous et nous ne pouvons distinguer les chevaux et leurs cavaliers, tant ils sont éloignés. Ils devaient parcourir 36 km et maintenant plus que 18 ! Devant tant d’incohérence et de temps passé pour rien sous une pluie battante, les frissons dans le dos aidant, je décide de retourner vers l’autocar pour être à l’abri.

Je parcours le chemin en sens inverse avec plusieurs baroudeurs, eux aussi découragés. Ceux qui sont restés sur place voient l’arrivée de la course vers 12:00, et mangent quelques beignets à la viande avant de rejoindre l’autocar.

Pendant ce temps-là, dans l’autocar, nous sommes réchauffés, au sec mais affamés. Quand le reste du groupe nous rejoint, eux sont rassasiés, mouillés et exhalent une odeur tenace de friture… Unur a rapporté quelques beignets à la viande, mais il n’y en pas assez pour tous… A nous de gérer, selon ses dires. Nous repartons vers Oulan-Bator et sommes à nouveau pris dans des embouteillages interminables. D’autant plus que la pluie provoque des inondations sur les chaussées et gêne la circulation. Finalement, Unur nous propose d’aller directement au magasin d’état Gobi Store qui commercialise des articles en cachemire. Ceux qui ne souhaitent pas y aller seront ensuite conduits à l’hôtel.

Je descends donc de l’autocar et pénètre dans le magasin, très beau, très chic. Il y a tellement de choses que l’on ne sait où regarder et quoi choisir. Cependant, les rayons ne semblent pas offrir l’ensemble de la gamme des produits. Quand la couleur me plait, il n’y a pas ma taille et inversement. De plus, les tailles sont fantaisistes. Pour composer un twin-set, j’ai dû prendre un pull M et un gilet XL ? Après plus d’une heure passée dans ce magasin, à faire des essayages et des achats, nous rentrons aussi à l’hôtel avec l’autocar revenu nous chercher.

Pour la plupart, nous regrettons que les activités de cette journée n’aient pas été annulées compte tenu de la météo. D’ailleurs, la ville a annulé d’emblée le défilé de costumes traditionnels qui devait avoir lieu dans l’après-midi. Lorsque nous arrivons au parking de l’hôtel, nous constatons qu’il est transformé en piscine, et je dois remettre mes bottes.

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Pourvu que demain le temps s’améliore, sinon je ne suis pas sûre de participer aux sorties prévues en plein air.

Mercredi 11 juillet

Nous partons à pied de l’hôtel pour nous rendre sur la place Sühbaatar pour assister au défilé équestre devant le parlement. Nous arrivons peu avant 9:00. Les chevaux sont alignés devant le bâtiment et les cavaliers descendent l’escalier du parlement avant de chevaucher leur monture. La fanfare joue une marche militaire et les cavaliers partent sur la gauche du parlement, le contournent et reviennent pas la rue, côté droit avant de prendre la direction du stade pour la cérémonie d’ouverture.

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Pour ce jour de fête nationale, de nombreux mongols ont revêtus leurs vêtements traditionnels. Nos guides aussi.

Puis nous nous rendons au stade pour la cérémonie d’ouverture de la Fête du Nadaam qui commence à 11:00. C’est le Président de la République de Mongolie qui déclare l’ouverture de la Fête. Et une flamme est allumée, telle la flamme olympique.

De nombreux tableaux sont présentés pendant deux heures. Ne nous manque que la traduction des explications diffusées par les haut-parleurs. Les ballets sont bien réglés, tous les numéros se succèdent sans arrêt. Dommage qu’une pluie fine se soit invitée à la fête. Le spectacle est somptueux.

A 13:00 le spectacle est terminé. Je sors de l’enceinte du stade avec quelques baroudeurs et nous décidons d’aller déjeuner en ville et de ne pas revenir l’après-midi voir les lutteurs. Nous en avons déjà vus dans un village en venant à Oulan-Bator.

Demain, nous reprenons la route vers le parc naturel du Terelj. Peut-être pas de connexion possible avant notre arrivée en Chine dans une petite semaine.

J 35 – Visite du Village des Cieux Bleus

Lundi 9 juillet – Oulan-Bator et visite de la Fondation Christina Noble

Ce matin nous partons vers 8:00 de notre dernier bivouac. Sur la route, des trous et dans les prairies des troupeaux. Nous voyons même des yourtes blanches et d’autres de couleurs. Nous arrivons à Oulan-Bator avant 11:00. C’est la panique sur le parking de l’hôtel car plusieurs voitures sont garées et tous les camping-cars ne peuvent entrer. Nous déjeunons rapidement car nous devons partir à 13:00 pour visiter le Village des Cieux Bleus, de la Fondation pour les Enfants de Christina Noble (CNCF Christina Noble Children’s Foundation).

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Après trois quarts d’heures d’autocar, dans la circulation intense de la capitale mongole, nous parvenons au village. Amaraa, la responsable nous accueille. Unur, notre accompagnatrice et Oyona, notre guide, me la présentent. Elle invite les baroudeurs à s’asseoir devant la grande yourte pour nous expliquer les actions qui  sont menées par la Fondation, ici à Oulan-Bator. C’est Oyona qui fait la traduction. Puis des  questions sont posées et des réponses apportées.

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Ensuite, nous visitons l’ensemble du village : les bureaux, l’école maternelle, la bibliothèque, l’infirmerie, la cantine, les yourtes des enfants, les serres… Enfin, nous sommes invités à entrer dans la grande yourte où le professeur de musique et les enfants nous présentent un spectacle de danses, de chant et de musique. Ils sont souriants et semblent heureux malgré les circonstances de leur vie qui les ont amenés ici.

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Après le spectacle très apprécié du groupe, je suis appelée pour faire une photo avec Régis pour officialiser le don que nous avons collecté sur notre blog et avec les actions que nous avons menées. Puis les baroudeurs vont chercher dans l’autocar les dons qu’ils ont apportés (vêtements, jouets et fournitures scolaires) et nous faisons à nouveau des photos. En sortant de la yourte, je distribue quelques petites « Tour Eiffel » aux enfants présents. Mais les nouvelles vont vite, et les enfants arrivent en nombre et je leur donne à tous ce petit souvenir de notre passage. Nous faisons encore quelques photos en extérieur avec Amaraa et les enfants.

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Puis, Régis et moi, partons en voiture avec Unur et son chauffeur pour aller assister au montage de la yourte que nous avons financée. Cette yourte est en cours de montage à l’autre bout de la ville et nous y parvenons après 17:00. Les bénévoles de la Fondation Christina Noble sont en train de terminer le montage et installent les trois sangles autour de la yourte pour maintenir les différentes couches qui la composent.

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Enfin, les meubles sont installés : 3 canapés lits, une table et des tabourets un évier, des rangements et un poêle à bois dont la cheminée sort au sommet de la yourte. Ainsi, une famille de huit personnes va pouvoir vivre à l’abri et en sécurité. Il s’agit d’une maman seule avec quatre enfants de 9, 6, 3 et 2 ans (2 garçons et 2 filles) ainsi que ses deux neveux de 19 et 15 ans et sa nièce de 16 ans qu’elle élève également. Cette famille vivait jusqu’à aujourd’hui dans une pièce de 15 m². Cette grande yourte à 5 côtés, d’un diamètre de 6,20 mètres, développe une surface de 30 m². Cette maman est très reconnaissante et nous remercie pour le don de la yourte. Elle essuie ses larmes de bonheur qui coulent. Et je peux dire que les miennes ont failli déborder aussi.

Alors nous entrons dans la yourte et nous sommes invités à nous assoir sur les nouveaux canapés. Mais surtout, nous assoir au milieu de la famille pour la photo souvenir. La responsable du programme « Donner une yourte » est présente. Elle fait signer un contrat à la maman qui l’engage à bien entretenir la yourte et bien l’utiliser comme convenu pour sa famille. Des contrôles sont faits pendant 2 ans. En cas de manquement, la Fondation se réserve le droit de reprendre la yourte pour l’attribuer à une autre famille.

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En sortant, nous faisons à nouveau quelques photos avant de prendre le chemin du retour jusqu’au parking de l’Hôtel. Je suis heureuse de l’aboutissement de cette mission humanitaire de cette histoire qui commence pour cette famille. Il y a tellement à faire, quand on voit les conditions de vie de ces gens, que je ne pourrai pas m’arrêter en si bon chemin.

J 33 et J 34 de Kiakhta au Monastère Aglal Buteel

Samedi 7 juillet – de Kiakhta à « Petite colline verte »

Partis à 4:30 du bivouac, parcourons une route sinueuse avec un décor de rêve. A chaque virage, le paysage change, la brume matinale est encore accrochée aux flancs montagneux. Nous arrivons à la frontière russo-mongole à 6:00. Là commence une longue attente. Tous les véhicules du raid sont les uns derrière les autres comme les organisateurs nous l’avaient demandé la veille lors du briefing. Cependant, une voiture mongole réussit à s’insérer entre 2 camping-cars, puis une 2e devant la 1e. Des voitures particulières et des camions arrivés après nous passent avant nous.

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Enfin, la barrière s’ouvre pour nous à 9:00, premier contrôle de passeport. Nous avançons de quelques centaines de mètres en attendant le contrôle des véhicules, papiers du véhicule, visite ? voire fouille du véhicule et pour certains passage au scanner… Nous arrivons à la frontière mongole à 11 :50, nous y retrouvons Unur, notre accompagnatrice mongole. A 12:55, les formalités sont terminées. Nous reprenons la route et parcourons 6 km pour rejoindre le point de rassemblement. Compte tenu de l’heure, nous déjeunons avant de poursuivre en attendant les derniers équipages.

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Notre route de l’après-midi nous entraîne dans les steppes sur une route plutôt droite, pas toujours en bon état… quelques coups de frein sont nécessaires quand une portion soudain mauvaise secoue le véhicule (et ses occupants). A perte de vue des prairies, quelques troupeaux au loin, ou quelques animaux traversent la route. Des yourtes, par ci par là. Le dépaysement total !

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Le Lac Salé

Nous arrivons deux heures plus tard à notre lieu de bivouac, face au lac salé. La nature avec un grand N. Et en descendant du camping-car, une bonne odeur de thym se dégage de la prairie. Respirons à pleins poumons.

Au briefing du soir, je découvre que la visite à l’Association Christina Noble est prévue seulement lundi alors que je pensais qu’elle aurait lieu le lendemain. Ce n’est que partie remise. Régis et moi, organisons l’apéro du jour pour fêter l’arrivée en Mongolie, puisque je suis surnommée « Miss Mongolie » par certains des organisateurs. Mon vin d’orange maison a un succès fou. Plusieurs baroudeurs me demandent la recette. On verra au retour, car je ne me souviens pas des proportions.

Dimanche 8 juillet – de « Petite Colline verte » au Monastère Aglal Buteel

Ce matin nous nous arrêtons au marché de Darkhan. Véritable caverne d’Ali Baba, il y en a pour tous les goûts. Suzanne achète une « machine à laver de campagne ». Nous fouinons dans un « Leroy Merlin » et un « Feu Vert ». Régis a même vu des alternateurs d’occasion… Nous passons dans le rayon boucherie, presque uniquement tenu par des femmes. Nous achetons quelques spécialités locales, genre salade composée avec du poulet, des légumes, des algues, des pâtes fraîches.

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Puis, nous nous arrêtons pour contempler le Bouddha doré à la sortie de Darkhan, au bord de la route, la statue de l’ouvrier, ensuite dans un village pour assister aux fêtes du Nadaam. Nous y retrouvons d’autres baroudeurs et goûtons les beignets à la viande, spécialité de cette fête. Puis un concours de lutte commence et nous pouvons admirer la force des jeunes hommes. Nous ne pouvons pas rester plus longtemps car il nous reste une petite centaine de kilomètres à parcourir.

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Vues de loin, les yourtes dans les prairies ressemblent à des champignons. Le paysage est vraiment différent de ce que nous connaissons. C’est tout simplement beau.

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La ligne de chemin de fer du transsibérien longe notre route pendant plusieurs kilomètres et en fin d’après-midi nous arrivons au Monastère bouddhiste Aglal Buteel. Nous montons les marches jusqu’au temple d’où nous avons une belle vue sur la vallée. Puis nous redescendant à nos véhicules et repartons vers le lieu de bivouac. Les premiers arrivés étant des 4×4 ont pu passer entre la route et la prairie surélevée. Mais il y a un creux qui ne permet pas aux camping-cars plus long de passer. Nous décidons tous ensemble d’occuper la prairie en contre-bas de la route. De jeunes garçons viennent au-devant de nous. Je vais à leur rencontre, nous essayons de parler quelques mots mongols à l’aide du lexique de mon guide touristique.

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Après le briefing qui se termine sous la pluie, un arc-en-ciel se dessine entre les montagnes. Cadeau !

Mongolie, points de repères

Nous traverserons la Mongolie du 7 au 17 juillet 2018. Nous assisterons à la Fête Nationale du Nadaam. Nous visiterons le village de yourtes de l’Association Christina Noble, la capitale Oulan-Bator et le Parc du Terelj.

Langue officielle : Mongol

Régime politique : République

Président de la République : Battulga Khaltmaa, élu pour 4 ans depuis juillet 2017

Monnaie : Tugrik (MNT), 1€ = 2 956 MNT

Décalage horaire : +6h00

Superficie en km² : 1 564 116

Population en millions d’habitants : 3,14

Densité habitants/km² : 2,01

Espérance de vie en années : 69,89

PIB 2016 par habitant en USD : 3 687.