J 81 et J 82 – de Boukhara à Khiva

Vendredi 24 août – de Boukhara à Khiva

Une étape longue de 460 km avec une bonne moitié en mauvais état et très mauvais état nous attend. Michel conduit le camping-car de Jean-Yves jusqu’au lundi 27 août. J’accompagne Anne-Marie, et nous partons vers 8:15. Régis est déjà parti.

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Cette nuit je n’ai dormi qu’environ 3 heures. La journée va être longue. D’autant plus qu’aujourd’hui, il n’y a rien à visiter sur la route ou à proximité de notre parcours. Les 100 premiers kilomètres nous mettent à rude épreuve. Nous sommes secoués, le véhicule grince, cahote, tout vibre. Tout ce qui est posé sur le tableau de bord finit par tomber… Notre moyenne kilométrique est autour de 20 à l’heure. Enfin, une portion de 200 km en bon état nous permet de rouler à une vitesse plus habituelle et nous traversons le désert de Kizil Koum. Le sable et quelques touffes de végétation sèche à perte de vue.

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A l’heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un « routier » où l’on nous sert une soupe de raviolis et nous assistons à la fabrication de ces derniers. En repartant, un camion transportant des voitures s’est arrêté sur le parking. Ce sont des mini vans « Super » fabriqués par Chevrolet.

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Quelques kilomètres avant d’arriver à Khiva, nous faisons le plein des camping-cars dans une station-service avec des pompes qui mériteraient d’entrer au musée…

Malgré nos papotages et les CD que nous écoutons quand l’état de la route le permet, je pique du nez régulièrement, et d’autant plus à l’heure de la digestion. Mon état de fatigue s’aggrave de jour en jour. Dans la soirée, après en avoir discuté avec  Charles, le médecin de l’organisation, je décide de demander mon rapatriement pour raison médicale et prends contact avec la compagnie d’assistance.

Samedi 25 août – Khiva

Ce matin, les baroudeurs visitent Khiva avec Rustam. Pour la première fois, je ne participe pas à la visite pour me reposer. Mais ce n’est pas évident. L’habitude de me lever tôt et le bruit des baroudeurs qui se préparent et parlent à proximité des véhicules, ma « grasse matinée » est vite terminée.

En fin de matinée, je pars avec Isabelle et Alain, pour faire une visite de la ville à notre rythme. Nous entrons dans la vieille ville par la porte Ouest et admirons le minaret inachevé qui s’élève à côté d’une école coranique maintenant transformée en hôtel. Nous longeons les rues bordées de marchands de souvenirs (foulards, chaussettes, toques en fourrure d’Astrakan, céramique…). Quelques centaines de mètres plus loin à un carrefour, nous retrouvons le groupe des baroudeurs avec Rustam. Ils ont quasiment terminé la visite de la ville. Après s’être salués, Suzanne et Marc restent avec nous pour déjeuner ensemble.

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En nous promenant après déjeuner, nous rencontrons des ouzbèkes francophones et échangeons pendant quelques minutes avant de faire des photos. Puis en poursuivant notre promenade, je reçois un appel de la compagnie d’assistance qui accepte ma demande de rapatriement, après que leur médecin ait parlé avec Charles. Plusieurs appels sont nécessaires pour mettre au point mon retour, dans les meilleures conditions. Il est finalement décidé que je partirai de Khiva le lundi 27 pour éviter plusieurs correspondances.

Nous rentrons à l’hôtel où les camping-cars sont stationnés. Je réserve une chambre pour les 2 nuits à venir et prépare mes « bagages » pour rapatrier mes affaires jusque chez moi. En fin d’après-midi, lorsque Régis revient au camping-car, je lui rends le double des clés du camping-car et lui annonce que je quitte le raid. Aucune réaction de sa part.

Un peu de douceur…

Au briefing, après la préparation de l’étape du lendemain, j’annonce mon départ à tous les baroudeurs. Je remercie Régis pour m’avoir emmenée jusqu’en Ouzbékistan, Charles et Rustam pour leur aide et conseils, les baroudeurs pour tout ce que nous avons partagé… Certes, le périple se termine dans moins de 3 semaines, mais ma décision a été mûrement réfléchie. Dans les prochains jours, il y a 4 frontières à passer et autant de journées de fatigue. Par ailleurs, je connais déjà la Turquie…

Pour terminer sur une note positive, ce soir Marc et Charles fêtent leur anniversaire. Et pour couronner le tout, nous dînons au restaurant et un spectacle folklorique est prévu. Nous partons en autocar, après avoir bu l’apéritif à leur santé.

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Un commentaire sur « J 81 et J 82 – de Boukhara à Khiva »

  1. Alors Béatrice les batteries sont a plat???.
    Si ton état ne te permet plus de faire face il vaut mieux être raisonnable.!!!!! Et puis tu as bien baroude je me demande même comment vous tenez a la lecture du programme de chaque jour??
    Au plaisir de te revoir .odile

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