J 79 et J 80 – de Samarkand à Boukhara

Mercredi 22 août – de Samarkand à Boukhara

Aujourd’hui, je suis la coéquipière d’Anne-Marie, équipage 06, car Michel son mari a pris le volant du camping-car de Jean-Yves, le mécanicien du raid, qui a dû rentrer en France pour un problème familial. Régis est donc seul à bord de son véhicule, car il en a l’habitude.

L’équipage féminin n’est pas le moins remarqué lorsque nous nous arrêtons aux feux ou dans un village. Les deux camping-cars se suivent. Celui de l’organisation et le n°06. Dans la matinée nous voyons dans un champ des ouvriers agricoles ramasser les fleurs de coton. Sur notre route nous nous arrêtons pour photographier l’entrée d’un ancien caravansérail et un ancien puits.

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Pour déjeuner nous nous arrêtons tous les 3, Anne-Marie, Michel et moi, dans un restaurant au bord de la route. Lorsque nous sommes prêts à repartir, un employé du restaurant nous présente à 4 hommes en train de déjeuner dans une salle à manger, assis par terre, « à l’ouzbèke ». Ils veulent absolument que nous mangions avec eux. Nous leur expliquons que nous avons déjà déjeuné. Alors nous acceptons une tranche de pastèque et une tasse de thé pour ne pas les contrarier. Et nous faisons quelques photos.

Dans l’après-midi, nous faisons un crochet par la ville de Gijduvan pour visiter une « académie de céramique ». Nous rencontrons les membres de cette famille de céramistes depuis plusieurs générations dans les différents ateliers et voyons le four qui sert à l’unique cuisson des pièces en cours de fabrication. Puis nous passons par la boutique où nous retrouvons quelques équipages de baroudeurs en train de boire un thé.

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Enfin, nous reprenons la route pour la dernière étape qui nous mène à Boukhara.

Jeudi 23 août – Boukhara

Nos visites de la journée commencent par la forteresse qui domine la ville et s’étend sur près de 4 hectares. C’était la demeure des seigneurs de Boukhara pendant plus d’un millénaire, et jusqu’en 1920, la résidence du gouverneur. L’ascension du chemin qui mène au sommet de la forteresse m’est pénible car j’ai toujours des problèmes de rythme cardiaque. A l’intérieur on y trouve une mosquée, la salle du trône en plein air, et en face, les anciennes écuries. Mais aussi un petit musée dans l’ancienne résidence du premier ministre. L’air y est confiné. Je dois sortir et m’asseoir en attendant la fin de la visite.

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Puis, nous redescendons jusqu’à la mosquée « au-dessus du bassin » datant du 18e siècle qui se reflète dans l’eau. Et si sa façade est composée de 20 colonnes en bois sculpté, on l’appelle aussi la mosquée aux 40 colonnes grâce au miroir aquatique.

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Delà, nous nous rendons à la Source de Job. La légende raconte que le prophète Job fut témoin d’une terrible sécheresse, au 8e siècle, et pour ne pas laisser le peuple dans le désarroi, il avait frappé la terre avec son bâton et l’eau avait jailli. La première construction d’un monument date du 12e siècle. Cette source est considérée comme sacrée et le bâtiment héberge un musée de l’eau. En face de la source, se trouve le mémorial de l’ancien Imam de Boukhara, en forme de livre et de croissant.

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Notre visite suivante est nommée la « Perle de Boukhara ». Il s’agit du plus ancien monument de Boukhara et un des plus beaux de l’Ouzbékistan, c’est le mausolée d’Ismaïl Samani. Cube de briques quasi parfait, édifié au début du 10e siècle, il recueille les dépouilles de la dynastie Samanide. Jusqu’en 1940, un cimetière entourait le mausolée. Sur le muret du cimetière nous pouvons nous asseoir à l’ombre.

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Aujourd’hui, nous déjeunons dans une maison d’hôtes où nous goûtons au palov (plov en russe et pilaf en français) composé de riz, de raisins secs, pois chiches, carottes, céleri, gousses d’ail, viande de mouton et oeufs de cailles. Cette famille d’hôtes est aussi spécialisée en « Suzany » ou broderies sur coton ou soie ou les 2 mélangés.

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Après déjeuner, nous gagnons l’atelier de marionnettes à une centaine de mètres de notre lieu de pause-déjeuner. Nous ayant fait asseoir tout autour de la pièce, l’artisan marionnettiste nous fait une démonstration puis il cherche parmi ses marionnettes celles qui ressemblent à certains baroudeurs. Etonnant ! Les marionnettes ont une tête en porcelaine ou en papier mâché. Il faut 1 à 2 semaines pour en fabriquer une.

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Notre journée de visite se termine avec l’ensemble Po-I-Kalon « Piédestal du Très-haut » ou cœur spirituel de Boukhara qui date du 12e siècle. La mosquée Kalon (grande) et le minaret éponyme qui culmine à près de 48 mètres se trouvent face à la Médersa Mir-I-Arab, la plus prestigieuse d’Asie Centrale, à l’avant-garde de la renaissance musulmane dans le pays.

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Cette journée bien remplie (peut être trop) m’a épuisée. Mais demain, je reprends la route avec Anne-Marie. Comme hier, nous papoterons, rirons, écouterons Michel Sardou… et tant d’autres.

 

 

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