J 70 à J 73 – Kirghizistan

Lundi 13 août – de Kashgar à la frontière Kirghize

Ce matin, dès 8:00 nous partons en convoi pour la frontière entre la Chine et le Kirghizistan. Il y a déjà 25° à Kashgar. Nous traversons la ville et prenons l’autoroute G3013. La montagne est belle sous le soleil levant. Vers 10:00 nous nous arrêtons à un premier check-point. Les passagers descendent pour présenter leurs passeports dans un bureau alors que les conducteurs vont garer les véhicules sur un parking et rejoignent les passagers. Et l’attente commence.

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Quelques minutes plus tard, on nous demande d’aller attendre dehors. Nous sommes en altitude à environ 2100 mètres, il n’y a plus que 17°. Chacun retourne dans son véhicule pour aller chercher une veste, un gilet… Et le temps passe, on papote,… On commence à sortir les cuvettes et les raclettes pour nettoyer les pare-brise. Et le temps passe…

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Mais je vais vous la faire courte. Après avoir passé plus de 10 heures entre notre arrivée et notre départ de la frontière chinoise, nous reprenons la route. Il fait bientôt nuit. Nous arrivons à la frontière Kirghize peu avant 23:00 : Fermée ! Nous improvisons un bivouac sur un parking à côté de poids-lourds. Nous entrerons au Kirghizistan demain matin.

Mardi 14 août – de la frontière Kirghize à Gülchö

En nous réveillant, nous découvrons le décor montagneux qui nous entoure. Cela aurait été dommage de faire cette route de nuit. Les sommets sont enneigés. Heure locale, nous nous présentons à la frontière à 7:45. Nos passeports sont déjà dans les mains des douaniers depuis la veille au soir. Ils ont été transmis par nos accompagnateurs. Cela nous permet de passer devant tous les poids-lourds stationnés à la frontière. Nous parcourons environ 4 km, un nouvel arrêt, puis un autre 1 km plus loin, contrôles des passeports… Et nous arrivons bientôt à la douane.

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Tout le monde descend. Les chauffeurs avec les papiers du véhicules d’un côté, les passagers d’un autre côté. A nouveau, contrôle des passeports, photographie, et on attend. Il paraît qu’ils veulent contrôler nos bagages. Nous n’avons pas de bagages. Alors, nos vélos ? ! Alors nos appareils électroniques… Finalement rien de tout ça. Mais nous n’obtenons les papiers nécessaires à la circulation sur le territoire kirghize qu’à 12:15.

A la sortie, nous échangeons nos yuans restant avec des « Soms » pour faire quelques achats de  première nécessité : de l’eau, des primeurs, le plein de gasoil. Le paysage est grandiose. Les neiges éternelles à plus de 6.000 mètres d’altitudes scintillent sous le soleil. Et nous repartons pour de nouvelles aventures… La route est un peu chaotique par endroit, mais quel spectacle ce paysage.

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Le parking où nous stationnons ce soir est voisin d’une grande salle dans laquelle se déroule aujourd’hui un mariage. Notre guide Sergei nous informe que nous sommes invités à cette cérémonie à partir de 21:00. Nous entrons dans la salle où 200 personnes sont attablées Les mariés arrivent et s’installent à la table d’honneur sur l’estrade au fond de la salle. Quelques danseuses interprètent des danses traditionnelles. Quelques baroudeurs dansent aussi…

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Mercredi 15 août – de Gülchö à Osh

Ce matin nous partons vers 8:30 pour une distance d’environ 90 km jusqu’à Osh, deuxième plus grande ville du Kirghizistan qui compte 800.000 habitants. Nous descendons dans la vallée. Le paysage est beau mais moins surprenant que la veille.

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En arrivant en ville nous nous mettons à la recherche d’un bureau de change pour échanger les yuans qui nous restent, contre des Soms Kirghizes et des Sums Ouzbeks. Dans l’après-midi, nous partons en groupe en excursion pour visiter le Musée des grottes de la Ville d’Osh. Créé en 1978 sur 2 étages dans des grottes naturelles, il présente les religions qui ont existé en Asie centrale.

Tout d’abord la Zorastrie au 6e et 7e siècle avant JC. Cette religion est encore pratiquée en Iran et en Irak. Les dépouilles des morts étaient déposées dans une « tour du silence » et ainsi offertes aux oiseaux. Cette tour faisait 30 mètre de hauteur pour 40 de diamètre. Le livre sacré de la Zorastrie s’appelle Avesta. Dans les grottes ont été trouvés des cercueils en bois datant du 2e siècle après JC, dont celui d’une petite fille momifiée.

Il n’y a pas de bouddhistes au Kirghizistan. Le chamanisme kirghize vient du massif de l’Altaï. Traditionnellement, les chamanes étaient des médecins. Ils savaient prédire l’avenir, donnaient des conseils aux rois. Ils savaient appeler la pluie ou la neige et influencer les bonnes choses pour l’agriculture, le commerce, les affaires…

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Dans ce musée, une tombe kirghize du 6e siècle est présentée. Le nombre de pierres dans le milieu de la tombe indique l’âge de la personne lors de sa mort.

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Dans le grand escalier, que nous empruntons pour accéder au 2e étage, sont exposés les animaux de totem : aigle, sangliers, mouflon, ours brun, blaireau. Le 2e étage est une grande salle vitrée donnant sur une terrasse surplombant la ville d’Osh. Puis nous entamons une « promenade » à flanc de montagne pour rejoindre une petite mosquée. Avec beaucoup de marches à monter, descendre, monter… puis un raidillon qui me fait renoncer à aller jusqu’en haut. Je redescends avec 3 autres baroudeu(r)ses.

Jeudi 16 août – de Osh à Andijan (Ouzbékistan)

Départ peu après 7:00 pour faire un dernier plein de gasoil avant la frontière. Puis nous nous mettons en convoi pour parcourir les 7 derniers km kirghizes. Et l’attente commence… Record battu, nous sortons de la frontière côté Ouzbèke à 14:05, soit une durée de 5:45. Ouf ! Nous voici tranquilles pour une douzaine de jours.

L’altitude n’est plus que de 800 mètres environ et les montagnes laissent bientôt place à une large plaine cultivée. Des champs de maïs s’étendent à perte de vue mais aussi des vignes. Nous traversons un premier village où de nombreux commerces sont ouverts. Nous y trouvons des ressemblances avec la Russie.

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En arrivant à Andijan, nous nous arrêtons pour visiter le Parc Babour, du nom du fondateur de l’empire des grands Moghols. Endroit curieux qui tient de la fête foraine, du jardin public, de la réunion de famille en extérieur… Nous ne connaissons pas d’équivalent chez nous. Il y a de nombreuses tables entourées de tapis et coussins pour prendre un repas, des manèges pour enfants et pour adultes, quelques vendeurs de primeurs, de boissons fraîches, une piste de danse, des brumisateurs pour rafraîchir les passants…

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En repartant du parc, nous suivons le véhicule d’autres baroudeurs pour trouver le parking où nous stationnerons pendant deux nuits, car Garmin nous a abandonnés dans le centre-ville d’Andijan. Mais quelques kilomètres plus loin, le 4×4 des organisateurs passe devant nous et tant mieux car le camping-car que nous suivons rencontre le même problème de GPS que nous !

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