J 62 à J 65 – De Dunhuang au Lac Bostan

Nous revoici, nous revoilà, avec un léger différé et nos excuses pour cette interruption de nouvelles bien indépendante de notre volonté…

Dimanche 5 août – de Dunhuang à Hami

Après une journée de grisaille et de pluie, le soleil est revenu. Aujourd’hui, nous partons tous à la même heure, 8:30, car nous arrivons dans la région Ouïgour qui est plus contrôlée que celles que nous avons déjà traversées.

Nous quittons Dunhuang, en passant par quelques rues non goudronnées. Merci Garmln ! Puis roulons sur la route nationale G215. Nous nous suivons. Quelques équipages s’arrêtent ici pour faire le plein, ou là pour acheter des fruits. Mais nous ne devons pas quitter la route préconisée par les organisateurs. Plus loin, nous rejoignons l’autoroute G30. L’autoroute et la route sont parallèles.

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Nous retrouvons aussi le désert de Gobi, avec des couleurs qui font penser aux terrils où des ocres tirant parfois sur l’orangé. Pas un arbre, pas une « miette » d’ombre.

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Arrivés en pays Ouigour, les panneaux indicateurs ne sont plus qu’en chinois et en arabe. Sur notre parcours, nous rencontrons plusieurs check points (points de contrôles) dont un  auquel nous devons tous passer ensemble. Tant que tous les équipages ne sont pas présents, tous les autres sont bloqués… De même, pour faire le plein de gasoil, les stations-services sont barricadées. Pour franchir leur barrière, il faut montrer les passeports et les papiers du véhicule. Bien sûr, pas de photo de ces épisodes.

 

Une soixantaine de kilomètres avant d’arriver à Hami, la verdure s’installe dans le paysage. Hami est une ancienne oasis. Nous arrivons à notre destination sur un parking d’hôtel en plein soleil. Il y a 37° dans le camping-car. Ce soir, Isabelle fête son anniversaire et la soirée se prolonge alors que le vent se lève et semble apporter un semblant de fraîcheur.

Lundi 6 août – de Hami à Turpan

Nous sortons de Hami et reprenons l’autoroute G30. Nous longeons la chaîne montagneuse du Barköl Shan dont le sommet culmine à 4281 mètres d’altitude. Quelques neiges éternelles y subsistent.

Une quarantaine de kilomètres plus loin, nouveau check point. Tout le monde descend. Les véhicules sont garés sur un parking, conducteurs et passagers descendent pour présenter les passeports et papiers du véhicule. Et nous attendons auprès d’un guichet, en plein soleil, au milieu de la chaussée.

Les chinois arrivés avant nous, passent chacun leur tour. Quand arrive le nôtre, on nous fait comprendre qu’on n’a pas besoin d’attendre ici. Une liste a déjà été transmise par les organisateurs et nous dispense de ce contrôle. Sauf que nous avons déjà confié aux autorités les plaques d’immatriculation des véhicules et qu’il faut les récupérer. On nous les remet en vrac. Quelle plaque appartient à quel véhicule ? Enfin, chacun retrouve la sienne et nous repartons.

Le paysage pourtant désolé est varié et nous offre une palette de couleurs allant du gris anthracite aux ocres. En début d’après-midi, nous traversons des vignobles et voyons aussi des séchoirs pour les fameux raisins secs de Turpan. Puis nous descendons dans la « dépression » de Turpan qui se situe en dessous du niveau de la mer jusqu’à moins 155 mètres d’altitude.

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La chaleur est suffocante en descendant du camping-car. Sur le parking de l’hôtel en plein soleil, une heure après notre arrivée, le thermomètre intérieur indique 48°. Heureusement j’ai pu trouver une chambre pour les 2 nuits que nous passons ici.

Mardi 7 août – Turpan

Nous partons en autocar à 8:30 pour la visite de l’ancienne citadelle de Jiaohe datant de 1060 avant JC. Elle se trouve à 6 km de Turpan. La chaleur dès le matin est déjà forte. Etant gênée par un fort rhume et des troubles du rythme cardiaque depuis quelques jours, je ne vais pas suivre le groupe des baroudeurs jusqu’en haut du plateau car le chemin d’accès est escarpé. Je reste en bas à l’ombre des arbres, avec Isabelle et Suzanne.

Plus tard, nous allons visiter des vignes arrosées par un système complexe d’irrigation du nom de Karez utilisé dans la région depuis plus de 2000 ans. Les canaux qui le composent représentent une longueur totale de 6.000 km. Sans cette irrigation, Tourfan serait rapidement vouée au désert. L’eau vient de la fonte des neiges des montagnes environnantes.

Heureusement, il y a de l’ombre sous les vignes prêtes à être vendangées à partir du 15 août. Les grappes mûres pendent entre les treillages et s’offrent à nous. Nous goûtons quelques grains, mûrs à souhait, sans pépin, sucrés, bien agréables.

Nous terminons la demi-journée de visite par la mosquée Imin Ta de style afghan datant de 1778. Mais la grande esplanade qui s’étend devant l’édifice est en plein soleil et il est plus de midi. Je ne me sens pas la force d’aller plus loin. D’ailleurs, le groupe de ceux qui renoncent à « s’aventurer » sous le soleil s’est étoffé. Nous sommes tous plus ou moins amorphes. Les bouteilles d’eau défilent. Nous cherchons tous un siège pour nous asseoir, à défaut, nous nous asseyons par terre.

Vers 15:00 je retrouve ma chambre d’hôtel et son antique climatiseur. Mais au moins il fait plus frais que dehors et je fais une bonne sieste. Merci d’excuser cette brève interruption de l’image…

Mercredi 8 août – de Turpan à Jinshatan (Lac Bostan)

Nous faisons ce matin quelques courses avant de quitter Turpan. Puis nous prenons la route avec Alain et Isabelle et Marc et Suzanne.

Sur notre parcours nous voyons encore des vignes et quelques séchoirs à raisins. Puis le paysage change après être descendus autour de 80 mètres en dessous du niveau de la mer, nous remontons et traversons pendant quelques kilomètres une large plaine entourée de montagnes dissimulées par la brume.

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En approchant de la montagne les couleurs changent, les formes aussi. Tantôt arrondies, tantôt pointues, la palette s’étire du gris au blond avec des grandes coulées de sable, tel un sablier renversé entre deux montagnes. Peu de végétation, quelques touffes par ci par là. La route toujours belle, avec beaucoup de camions, aujourd’hui c’est la G3012. En fin de matinée nous franchissons un col à près de 1900 mètres d’altitude pour redescendre ensuite à 80 mètres.

Photos n°25 à 118

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Dans l’après-midi, après avoir passé quelques nouveaux virages entre les montagnes, nous roulons sur une chaussée toute droite. La plaine est aride avec seulement quelques touffes de verdure mais aucune trace de vie animale. L’altitude oscille entre 1330 et 1450 mètres. Mes oreilles se bouchent et se débouchent au gré des variations. Un train passe à quelques centaines de mètres de la route.

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Nous arrivons à destination sous un soleil de plomb mais il ne fait plus que 36° ! J’avais cru comprendre que nous serions au bord du lac. Mais il est à 800 mètres de notre lieu de parking. Je préfère l’ombre d’une tonnelle recouverte de vigne vierge à une marche en plein soleil. Il paraît que l’eau est bonne, mais comme vous le savez pour certains d’entre vous, l’eau n’est pas mon élément préféré.

2 commentaires sur « J 62 à J 65 – De Dunhuang au Lac Bostan »

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