J 43 à J45 de Sainshand à la Grande Muraille de Chine

Mardi 17 juillet – de Sainshand à Erlianhot

Partis à 6:00 de Sainshand pour la frontière cino-mongole, la route est belle. C’est sûrement la meilleure route de tout notre périple en Mongolie. Ce matin, le désert de Gobi passe par plusieurs couleurs du vert fluo à l’ocre.

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Comme convenu la veille, nous arrivons au point de rassemblement pour 8:45 d’où nous repartons en convoi, dans l’ordre des n° d’équipage. Plutôt que de prendre la route par laquelle nous sommes arrivés, Unur suggère de passer par la piste… et à l’endroit où nous devons rejoindre la route, le sable nous enlise. Marche arrière, élan et ça ne passe toujours pas. Re marche arrière et essai plus avant avec une épaisseur de goudron à franchir. Et ça passe… encore une idée géniale d’Unur !

Quelques kilomètres plus tard, la police mongole nous escorte jusqu’à la frontière où nous arrivons à 9:15. L’attente commence dans les véhicules. 9:35, nous passons une première barrière. Puis les passagers doivent quitter les véhicules pour le contrôle des passeports. Les conducteurs doivent rester à bord pour contrôle des passeports et des papiers des véhicules. Après contrôle les passagers ne sont pas autorisés à retourner dans les véhicules et doivent attendre dehors. Nous trouvons un endroit à l’ombre (36° aujourd’hui), mais rien pour s’asseoir. De plus, il a fallu sortir rapidement des véhicules et nous n’avons rien pris, ni bouteilles d’eau, ni lecture ou autre occupation. Environ une heure plus tard, les conducteurs ressortent du poste de douane et rejoignent les véhicules. Ils passent un à un devant les passagers qui regagnent leur véhicule respectif. Il nous a été demandé de préparer un sac pour passer la nuit à l’hôtel. Nous préparons donc nos affaires à la hâte.

Nous avançons de quelques kilomètres jusqu’à la frontière chinoise où nous retrouvons Philippe notre accompagnateur pour la Chine. Tous les véhicules sont garés sur un parking dans l’attente du contrôle des papiers de ces derniers et de ceux de leurs occupants. Tout le monde descend. Dans un grand hall, genre aéroport, nous  complétons des imprimés administratifs succincts puis attendons notre tour pour passer devant l’officier de douane. Contrôle des passeports biométriques.

Quand arrive mon tour, je pose sur le lecteur d’empreintes, les doigts de la main gauche, puis de la main droite, puis les 2 pouces. Enfin mon visage est scanné pour comparer avec la photo de mon passeport. Puis j’attends… et l’officier me demande de me mettre sur le côté. Et il prend en charge une autre personne du groupe et j’attends… quelques instants plus tard, un officier me demande de le suivre. J’arrive dans un bureau où 2 personnes travaillent sur des ordinateurs et ils examinent à nouveau mon passeport. Mais je ne reste pas longtemps seule. Deux autres femmes du groupe arrivent. Mais nous ne savons pas ce qui « coince ». Les douaniers ne sont pas loquaces.

Chacun de nos passeports sont examinés, réexaminés… Un quart d’heure plus tard, après Josiane, je sors du bureau et laisse Anne-Marie. Je retourne au comptoir où j’avais déposé mon passeport et je recommence l’enregistrement des empreintes, la photo… et j’attends. Quand soudain, la barrière à côté de moi s’ouvre. Je comprends que j’ai le droit d’entrer en Chine. Ouf ! Josiane et Anne-Marie sont passées aussi. Nous ne connaîtrons jamais la cause de ce « traitement spécial ».

Quant aux conducteurs, après le passage en douane, ils regagnent les véhicules et les garent sur un parking sous douane. Ils resteront là jusqu’au lendemain. Et nous, nous allons à pied vers la sortie du poste frontière où un autobus vient nous chercher et nous conduit à un hôtel en centre-ville de Erlianhot où nous arrivons vers 14:00.

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Dans l’après-midi, Philippe nous accompagne dans une agence de téléphonie mobile où nous achetons chacun une carte SIM. Pour l’instant, peu de personnes ont accès à Internet… Quant aux GPS préconisés par l’organisation, malgré la carte de Chine téléchargée récemment, seulement 80 % d’entre eux fonctionnent…

Ce soir nous mangeons tous ensemble dans un restaurant chinois, autour de tables rondes avec plateau central tournant. Le repas est délicieux et copieux. Et Philippe nous présente son équipe : Yang, Mme Hou, et Paul. Il nous souhaite la bienvenue dans son pays et précise que le temps passé à la douane ce matin est un record depuis le 1er raid Paris-Pékin-Istanbul. A la fin du repas, il remet à chaque équipage un roadbook pour les prochaines étapes.

Mercredi 18 juillet – Erlianhot – Jining

Ce matin, pas d’eau dans les salles de bain. En descendant pour le petit déjeuner nous apprenons que la coupure concerne l’ensemble de la ville. Dommage ! Heureusement que nous avions tous pris une douche hier soir.

Pour ceux qui sont habitués au café, pain beurre confiture, les temps sont durs. Ici, c’est riz, légumes cuits ou crus, viandes, thé au lait, un peu de pain de mie, des beignets, de la confiture au compte-goutte.

Nous sommes tous dans l’attente des consignes de Paul dès que les douanes auront donné l’autorisation d’aller rechercher les véhicules. Sans doute pas avant l’après-midi. Avec d’autres baroudeurs je retourne chez l’opérateur téléphonique car je ne peux pas accéder à Internet avec mon téléphone et de ce fait pas non plus sur mon ordinateur. Il semblerait que mon téléphone soit d’une génération qui ne peut capter le signal chinois… Alors tant pis ! Je me contenterai du wifi dans les hôtels. Régis vient de leur acheter un téléphone hier. Et il ne fonctionne pas non plus. Cherchez l’erreur.

Philippe est informé que les conducteurs pourront aller chercher leur véhicule à partir de 13:00. Ils iront en autobus jusqu’à la douane et reviendrons les garer sur le parking de l’hôtel. Un autre service de l’état viendra sur ce parking pour les ré-immatriculer et des permis de conduire nous serons aussi délivrés. Les organisateurs locaux ont obtenu des autorités que nous n’ayons pas d’examen à passer pour la délivrance de ce permis.

Nous déjeunons, de-ci, de-là, de ravioles et autres spécialités ou de sandwiches. Les conducteurs partent à 13:30 de l’hôtel et les passagers attendent installés dans les canapés du hall de l’hôtel. Nous papotons, lisons, dormons… Vers 14:15 les véhicules arrivent et sont rangés par ordre de numéro d’équipage pour faciliter le travail des agents de l’état qui arrivent vers 15:00. Chaque véhicule reçoit une immatriculation provisoire à apposer sur le pare-brise et chaque conducteur un permis temporaire.

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Nous sommes enfin tous prêts à partir à 16:15. Notre GPS semble fonctionner. Nous partons tous ensemble en convoi jusqu’à l’autoroute et passons par une route neuve que le GPS ne connaît pas… Mais arrivés sur l’autoroute, tout rentre dans l’ordre. Par contre, une forte pluie et de la tempête nous contraint de réduire la vitesse. Nous passons sous une arche formée par deux dinosaures. Erlianhot est réputé pour cet animal préhistorique dont on a retrouvé des ossements à proximité de la ville. Cette autoroute, peu fréquentée, traverse le désert de Gobi. Au fur-et-à-mesure des kilomètres le paysage change. Puis quelques reliefs apparaissent et nous sommes à plus de 1.500 mètres d’altitude.

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En fin de journée, le soleil revient mais est déjà sur le déclin. Nous arrivons au parking de l’hôtel de Jining à 21:00 et il fait déjà nuit. Le briefing a rapidement lieu dehors. Ce soir ni eau, ni électricité. On verra demain.

Jeudi 19 juillet – Jining – La Grande Muraille de Chine

Nous partons à 8:30 pour faire 275 km, car nous avons rendez-vous à 14:00 avec un guide pour visiter la Grande Muraille de Chine. Pour nous guider nous utilisons le roadbook remis par Philippe en complément du GPS. Sur la route nous voyons des villes et des échangeurs routiers en construction mais aussi quelques vestiges de la Grande Muraille.

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Malheureusement le roadbook contient des incohérences et imprécisions. La sortie de l’autoroute que nous devons emprunter pour rejoindre la grande muraille est fermée pour travaux et les deux suivantes aussi. De ce fait, nous faisons 48 km avant de trouver une autre sortie. Nous arrivons enfin par une petite route de montagne. Mais nous ne sommes pas les derniers. Seulement deux équipages sont arrivés pour 14:00. Finalement, nous sommes dans le gros du peloton.

La visite commence à 15:30. Dommage, le ciel est bas et la Montagne est dans la brume. Le soleil ne parvient pas à percer la couche de nuages. Je monte d’abord jusqu’à la 3ème tour côté sud et j’imagine la « bravitude » que Ségolène avait ressentie et exprimée. Beaucoup de monde sur la grande muraille. J’y rencontre aussi des canadiennes dont l’une travaille à Pékin comme professeur d’anglais dans une école privée. Son amie est venue la voir pendant les vacances.

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Puis je redescends pour remonter jusqu’au-dessus de la 3ème tour côté nord. Là, je retrouver Marc et Suzanne avec lesquels, je fais des photos. Une famille chinoise nous photographie et me met un bébé dans les bras pour une autre photo.

Nous retournons vers les véhicules avant 18:00 et repartons à plusieurs pour le dernier trajet qui nous emmène jusqu’à un camping au bord d’un lac à une quarantaine de kilomètres de là. Nous avons le temps de faire le tour d’un bassin d’élevage de poissons avant qu’un orage éclate et arrose le camping. Décidément les lacs appellent la pluie ou les moustiques…

 

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