J 28 à J 30 de Taïchet au Baïkal

Lundi 2 juillet de Taïchet à Sayansk

Nous partons à 8:00, sous un soleil radieux. La route est à nous, toute droite, bordée de bouleaux… Elle nous avait été annoncée assez mauvaise. En fait, c’est du billard ! Sur la ligne du transsibérien, nous avons vu passer plusieurs trains de marchandise. Au passage à niveau, même sirène hurlante, la police et la gendarmerie attendent.

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A l’heure du déjeuner, nous nous arrêtons à la sortie de Tulum. Nous rejoignent Odile et Yvan, puis Suzanne et Marc, Jean-Noël et Térésa, et enfin quand nous repartons, Martine et Hervé arrivent.

Plus tard sur la route, nous rencontrons une portion de route des plus mauvaises. Et manque de chance, c’est moi qui conduis. Restons Zen ! Le pied léger sur l’accélérateur.

A l’étape de ce soir, une station de ski auprès de Sayansk à 533 m. d’altitude, nous retrouvons la plupart des baroudeurs déjà installés. La ville de Sayansk n’existe que depuis 1970. Elle a été créée lors de l’ouverture d’un complexe chimique à proximité.

Pour me dégourdir les jambes, je fais un tour sur le terrain et trouve Isabelle qui baigne ses pieds et en même temps aide Alain à remplir le réservoir d’eau et papote. Mais oui, les femmes sont multitâches.

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Je poursuis mon tour dans un lotissement voisin où il y a de jolis chalets. Rien à voir avec les maisons en bois traditionnelles que l’on voit dans les villages.

Mardi 3 juillet – de Sayansk à Irkoutsk

Régis et moi partons les premiers, vers 6:00. Nous avons rendez-vous à 13:00 chez Mercedes-Benz à Irkoutsk pour tenter de réparer l’alternateur, ou le remplacer. Et voir si autre chose ne fonctionne pas.

J’espère que tout se passera pour le mieux pour que nous puissions continuer notre périple dans les meilleures conditions.

Sur la route tranquille, nous voyons des champs de colza, mais aussi des zones de travaux, des mammouths… une jolie église orthodoxe bleue à Telma.

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Puis nous arrivons à Irkoutsk, passons sur le pont avant d’emprunter la rue Karl Marks dans laquelle nous trouvons une brasserie et une boulangerie françaises (boulangeriebbb sur les réseaux sociaux). Nous nous garons à proximité et allons y déjeuner.

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A la boulangerie, nous parlons avec Benoit, le patron belge des 2 établissements. Nous nous régalons de croque-madame succulents avant de repartir rapidement pour notre rendez-vous chez Mercedes. Nous sommes dans un quartier ancien avec de jolies maisons anciennes en bois.

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Nous retrouvons Aldar au garage Mercedes qui sert d’interprète avec les mécaniciens. Ils posent la valise de diagnostic… puis gare le camping-car dans l’atelier sur un pont. Finalement des connexions dénudées entre la batterie et le démarreur empêchaient le bon fonctionnement. Les mécaniciens ont donc refait ces connexions, changé un fusible et nous pouvons repartir. Ouf !

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A première vue, la ville d’Irkoutzk me semble plus européenne que toutes les villes de Russie que nous avons visitées jusqu’à maintenant. Elle est d’ailleurs appelée « le petit Paris de Sibérie ».

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Sur la route pour nous rendre à notre base, nous apercevons l’Angara au loin.

Mercredi 4 juillet – Visite d’Irkoutsk

Aujourd’hui c’est Marguerita qui nous guide et nous raconte sa ville Irkoutsk et le lac Baïkal. Elle nous explique l’histoire de sa ville et les ressources de la région.

Irkoutsk a été créée au 16e siècle par des cosaques qui y ont construit un fortin. Elle est la 6ème ville de Sibérie et compte 600.000 habitants, 36 établissements d’enseignement supérieur, une trentaine d’instituts de recherche scientifique et possède des équipements culturels importants.

Les ressources de la région sont nombreuses : gaz, pétrole, charbon, argile, marbre, diamant. On y pratique aussi l’élevage de bovins, de bêtes à fourrure, la pêche sur le Baïkal qui abrite un poisson endémique, l’omoul.

Nous nous rendons tout d’abord au musée en plein air d’architecture en bois. Ce musée construit dans la taïga présente plus de 40 constructions en bois qui pour certaines datent du 17e siècle. Nous visitons une isba du 17e siècle qui accueillait 10 à 12 personnes. Compte tenu de la taille exigüe des pièces, nous avons du mal à imaginer la vie familiale à cette époque. Les personnes âges et les enfants de moins de 6 ans avaient la possibilité de dormir auprès du poêle à bois.

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Puis nous admirons une chapelle et une tour de garde de la même époque. Nous pénétrons dans une école du 19e siècle, puis dans la maison d’une famille aisée de la même époque. Les pièces plus spacieuses et plus nombreuses sont meublées et des objets du quotidien sont exposés. La bagna, sorte de salle de bain est un bâtiment à part de la maison principale et ressemble à un sauna.

Puis nous repartons en direction du Baïkal au bord duquel nous prenons des photos. En fin de matinée, de la brume le recouvre en partie. Certains baroudeurs tentent un bain de pieds. L’eau est à 10°. ¨Pas besoin de vous dire que je suis restée sur le bord, au sec. Il paraît qu’il faut se baigner dans le BaÏkal pour rajeunir. Tant pis ! Je prends le parti de vieillir…

Plus grande réserve mondiale d’eau douce, la « mer sacrée du Baïkal » s’étire sur 636 km de long et 25 à 80 km de large. Sa profondeur atteint 1637 mètre et sa limpidité 42 mètres. Il a 25 millions d’années et ses rives s’écartent de 2 cm par an par le jeu des plaques tectoniques.

Au restaurant, ce midi on nous sert de l’omoul mariné en entrée et de l’omoul en papillotes en plat principal. Nous sommes assez déçus dans l’ensemble car ce poisson nous semble fade.

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Après déjeuner, nous rejoignons l’embarcadère pour une « croisière » d’une heure sur le Baïkal. Par chance, la brume s’est dissipée et le soleil est radieux. Nous longeons la côte pendant une demi-heure puis revenons au point de départ.

Nous quittons le Baïkal pour visiter à Irkoutsk la Maison Volkonski qui héberge le Musée des Décembristes. Ces hommes issus de la haute société russe se sont révoltés le 14 décembre 1825 pour l’abolition du servage. Certains sont morts au combat, les autres ont été exilés à Irkoutsk et devaient travailler tel des bagnards. Leurs épouses et aussi deux fiancées françaises les ont suivis jusqu’en Sibérie et y ont fondé au fil des années une nouvelle bourgeoisie et ont développés l’enseignement, la culture, les arts sur leur lieu d’exil après avoir purgé leur peine. Cette société russe parlait le français.

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Dans cette maison, nous visitons les différentes pièces dont un jardin d’hiver abrite de nombreuses plantes dont certaines variétés étaient déjà présentent à l’époque des Décembristes. Un piano à queue trône dans le salon de musique où des concerts sont encore donnés.

Nous terminons notre visite de la ville par une promenade dans une rue bordée de maisons anciennes en bois dont certaines s’enfoncent dans le sol, faute de fondations en pierre.

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En quittant Irkoutsk, nous faisons une dernière halte pour voir un ancien brise-glace qui est amarré à quai de l’Angara.

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