J 41 et J 42 – du Terelj à Sainshand

Dimanche 15 juillet – du Parc du Terelj à Sainshand

Réveillés très tôt par une pluie battante, nous partons avant 7 heures. Nous avons 464 km à parcourir pour rejoindre Sainshand dans le désert de Gobi. Lorsque nous quittons le camp de yourtes du Terelj, la piste est déjà détrempée et les ornières se font menaçantes. Sur la route, la pluie redouble, la matinée durant. Les nuages s’accrochent au relief.

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Quasiment sur la totalité de notre trajet, nous longeons la ligne de chemin de fer qui joint Oulan-Bator à Pékin. Mais nous n’y voyons que des trains de marchandises. Pendant la matinée, nous recevons un message sur WhatsApp nous informant que la route pour se rendre au lieu de bivouac du soir est impraticable. Les organisateurs recherchent un plan B. Dans les heures qui suivent, nous sommes informés qu’un hôtel de Sainshand nous accueillera sur son parking pour les deux nuits à venir.

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Le paysage a changé. Nous roulons maintenant au milieu d’étendues sablonneuses, de diverses couleurs. Nous retrouvons d’autres baroudeurs sur une piste à l’heure du déjeuner et prenons le thé ensemble avant de reprendre la route. En début d’après-midi, nous franchissons la porte du désert de Gobi. Enfin, nous arrivons sur le parking de l’hôtel où trois camping-cars sont déjà stationnés.

La chaleur est lourde. Le ciel est blanc. Mais il paraît que l’orage est passé, la nuit dernière. C’est d’ailleurs à cause de cet orage que nous ne pouvons pas aller au lieu de bivouac initialement prévu.

Vers 18:00, Anne-Marie « a ouvert son salon de coiffure » et me coupe les cheveux, entre deux camping-cars pour plus de discrétion, sur le parking de l’hôtel.

 

Lundi 16 juillet – Visite des environs de Sainshand

Nous co-voiturons à nouveau avec Suzanne et Marc, cette fois-ci avec le véhicule de Régis. Partis vers 10:15, nous parcourons une vingtaine de kilomètres du sud-est le Sainshand.

Une première halte photo pour admirer le grand scorpion qui trône au sommet d’une colonne. Puis, nous visitons le monastère de Khamar, construit vers 1820 par l’écrivain et auteur dramatique Danzanravjaa qui appartenait à une secte bouddhiste. Après la période soviétique, cet endroit est redevenu un lieu de pèlerinage pour les mongols.

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Nous entrons dans le temple et en faisons le tour pendant un office. Puis nous nous dirigeons vers le grand stupa, dans lequel une immense salle circulaire fraîche nous accueille par cette belle journée de chaleur.

Nous reprenons les véhicules pour aller jusqu’au Centre Energétique de Shambala. Il s’agit d’un important lieu de culte qui figure une porte d’entrée vers un paradis mythique de la sérénité et de la bienveillance. Danzanravjaa avait choisi cet endroit pour ses représentations de pièces de théâtre. Le site est entouré de dunes aux couleurs multiples et semble relié à l’au-delà par ses trois cercles délimités par des pierres qui représentent le passé, le présent et le futur…

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Après le déjeuner pris dans le camping-car, nous allons faire une dernière visite dans les parages et je découvre la grotte de méditation des moines après avoir descendu et monté plusieurs escaliers dans les rochers. Je me souvenais d’avoir vu cette grotte dans le Grand Reportage de juillet 2015 qui avait suivi plusieurs couples dans le Paris-Pékin-Istanbul 2014. Et je l’ai retrouvée.

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Nous constatons aujourd’hui les couleurs multiples que le désert de Gobi peut prendre. En revenant vers Sainshand, nous nous arrêtons au bord du lac qui a débordé sur la route à cause de l’orage de la veille. Une vanne a été ouverte par les habitants pour inonder la plaine de l’autre côté de la route pour faire baisser le niveau d’eau du lac qui déborde.

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Ce soir au briefing nous avons les instructions pour le passage de la frontière entre la Mongolie et la Chine. Nous partirons vers 6:00 pour un rassemblement à 8:45 pour gagner la frontière en convoi, dans l’ordre des n° d’équipages…

Et plus tard, pendant l’apéritif offert par Samuel et Lise, Ljiljana m’accueille avec un verre de punch en me disant bonsoir ma « cacahuète ». C’est ainsi que je découvre qu’elle est mon « gorille ». Je n’avais rien remarqué et ne l’avais aucunement soupçonnée. Quand à ma « cacahuète », il s’agit d’Yvan, qui m’avait découverte assez rapidement au gré de nos étapes du raid.

A bientôt, pour nos aventures en Chine ! ou pas !

J 38 à J 40 – Parc national du Terelj

Jeudi 12 juillet

Nous quittons Oulan-Bator après avoir fait un ravitaillement et déjeuné en ville. Pour une fois, la circulation dans la capitale est fluide. C’est encore jour de fête et le centre-ville n’est pas concerné par les festivités. De nombreux mongols laissent flotter le drapeau national à l’arrière de leur voiture.

La route à l’Est de la capitale qui nous emmène vers le parc national est assez chaotique et un peu encombrée de vacanciers sur le départ. Cela se devne au chargement sur le toit de leur voiture.

Lorsque nous quittons la route principale pour entrer dans le Parc national, le paysage change. Les collines en pentes douces auxquelles nous sommes habitués laissent place à des rochers ocre. A chaque virage, c’est différent. Nous arrivons à notre campement pour 2 jours (3 nuits) dont une nuit en yourte pour ceux qui le souhaitent.

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Le soleil est revenu et cela semble bon. En descendant du camping-car un parfum d’herbes aromatiques nous parvient aux narines. Le site est superbe et le paysage grandiose !

Vendredi 13 juillet

Nous faisons aujourd’hui du co-voiturage avec Marc et Suzanne qui nous emmènent dans leur camping-car. Nous formons deux groupes. Chaque groupe est composé d’un 4×4 avec un guide et un accompagnateur et 5 camping-cars. Nous allons visiter le musée de Gengis Khan.

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De loin, nous apercevons la statue monumentale de Gengis Khan sur son cheval. Il paraît que c’est la plus grande statue équestre au monde. Elle est édifiée au-dessus du musée qui lui est consacré et l’ensemble mesure quarante mètres de hauteur. Ce monument est érigé à l’endroit légendaire où le héros national aurait trouvé une cravache d’or, signe de prospérité et de bonne augure.

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Dans le hall du musée, une  botte de neuf mètres de hauteur est installée. Sa forme typique permet de ne pas savoir dans quel sens se déplace celui qui la porte… puis nous commençons la visite du musée avec quelques personnages de cire qui gravitaient autour de Gengis Khan, son meilleur ami qui l’a trahi, ses quatre fils, lui-même et son épouse. De ses cinq filles, aucune trace.

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Puis l’évolution de l’habitat nomade est représentée avec les différentes sortes de tentes (genre tipi) et de yourtes. La projection d’une vidéo explique la construction du musée et de la statue monumentale. Nous disposons d’un temps libre qui nous permet de monter au sommet, jusque dans la crinière du cheval de la statue et de flâner dans les boutiques.

Nous repartons ensuite pour déjeuner d’un panier repas dans la nature. Le vent étant assez fort et le sable tourbillonnant, nous prenons notre repas dans le camping-car de Marc et Suzanne.

L’après-midi est consacré à la visite d’une famille d’éleveurs nomades. Nous arrivons à la fin de la traite des chèvres. Elles s’échappent de l’enclos avec les moutons. Puis nous pénétrons dans la yourte familiale et nous asseyons pour goûter les produits laitiers de leur fabrication. La femme nous propose tout d’abord du lait de jument fermenté. Ayant goûté ce lait deux jours auparavant, je fais semblant de boire et passe la tasse à ma voisine. Puis nous goûtons un fromage au lait de vache pressé. Pas mal. Puis du yaourt de lait de vache. Un peu aigre, mais pas mauvais. Je n’en ferai pas une habitude. La fille des fermiers de deux ans environ, vient se resservir seule plusieurs fois du lait de jument fermenté.

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Nous assistons enfin à la traite des juments qui a lieu toutes les deux heures. Pour que la jument se laisse traire, le fermier lui amène son poulain pour qu’il commence à téter, juste quelques gouttes, puis c’est la fermière qui trait la jument pendant que le fermier maintient le poulain contre sa mère. A chaque traite c’est environ un litre de lait qui est collecté par jument. Les poulains ne peuvent téter leur mère que la nuit, lorsqu’ils sont en liberté. Pendant la journée, ils sont attachés loin les uns des autres.

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Le soir en rentrant, nous assistons à un spectacle de musique, de chant et de danse mongols, dans une grande yourte auprès de notre campement. Les artistes sont vêtus de costumes traditionnels. L’un des musiciens joue de la viole à tête de cheval. La musicienne exécute aussi un morceau de chant diphonique. Le chanteur interprète plusieurs chants traditionnels et une jeune contorsionniste réalise un numéro très gracieux.

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Samedi 14 juillet

Aujourd’hui nous avons « quartier libre ». J’en profite pour faire une escapade à une dizaine de kilomètres de là, avec Isabelle, Alain, Martine et Anne-Marie. Nous partons en fin de matinée pour déjeuner au Terelj Hôtel et spa *****. Nous nous régalons de plats typiquement italiens. Le directeur de l’établissement, Ludovico Morana, est sicilien, parle français et nous réserve le meilleur accueil.

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Nous avons rendez-vous en début d’après-midi au spa pour nous faire masser. Après toutes ces journées de voyage, j’apprécie ce soin qui me détend et nous nous retrouvons une heure plus tard autour de la piscine couverte de l’hôtel. Le temps est beau et nous savourons ce moment de repos avant de reprendre la route demain.

Sur le chemin du retour, nous faisons un crochet pour photographier le rocher en forme de tortue. Malheureusement, à cette heure-ci le soleil est face à nous et ce n’est pas idéal pour le cliché. En revenant sur nos pas, j’aperçois de loin un autre rocher qui ressemble à un éléphant.

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Un grand merci à Alain et Isabelle qui m’ont emmenée dans cette bulle de détente.

J 36 et J 37 – Fêtes du Nadaam à Oulan-Bator

Mardi 10 juillet

Partis à 6:00 en autocar, nous arrivons sur le lieu des courses de chevaux des Fêtes du Nadaam à 35 km de la capitale mongole. Le Nadaam est la fête nationale d’été. Elle est organisée à Oulan-Bator les 11 et 12 juillet et composée de « trois jeux virils » : la course de chevaux, préférée par les éleveurs, la lutte et le tir à l’arc. Un 4e jeu a été ajouté depuis 1998, les osselets.

Si nous avions assisté à des présélections de lutte dans un village quelques jours plus tôt, aujourd’hui nous allons voir la course de chevaux. Arrivés sur place vers 7:30, nous descendons du car sous la pluie et parcourons à pied un bon kilomètre à travers la steppe pour rejoindre des tribunes réservées aux touristes. Les chevaux sont montés par des enfants de 6 à 12 ans et passent devant nous un à un ou par petits groupes. Ils sont 435 inscrits pour cette course qui doit commencer à 8:00, puis 9:00, et toujours rien ne se passe jusqu’à 10:00. Avec la pluie qui redouble, nous sommes tous frigorifiés. J’ai eu la mauvaise idée de mettre une jupe et des sandales.

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Certains baroudeurs sont partis prendre un café pour se réchauffer. En revenant, ils sont revêtus d’imperméables en plastique vert ou noir. Avec Odile et Yvan, je me rends sur un stand où quelques imperméables sont encore disponibles. J’y trouve même une paire de bottes en plastique. L’équipement complet pour l’équivalent de moins de 10 €. En revenant vers les tribunes nous admirons des cavaliers en tenue d’apparat.

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La course qui devait partir sous nos yeux, part finalement à plusieurs centaines de mètres de nous et nous ne pouvons distinguer les chevaux et leurs cavaliers, tant ils sont éloignés. Ils devaient parcourir 36 km et maintenant plus que 18 ! Devant tant d’incohérence et de temps passé pour rien sous une pluie battante, les frissons dans le dos aidant, je décide de retourner vers l’autocar pour être à l’abri.

Je parcours le chemin en sens inverse avec plusieurs baroudeurs, eux aussi découragés. Ceux qui sont restés sur place voient l’arrivée de la course vers 12:00, et mangent quelques beignets à la viande avant de rejoindre l’autocar.

Pendant ce temps-là, dans l’autocar, nous sommes réchauffés, au sec mais affamés. Quand le reste du groupe nous rejoint, eux sont rassasiés, mouillés et exhalent une odeur tenace de friture… Unur a rapporté quelques beignets à la viande, mais il n’y en pas assez pour tous… A nous de gérer, selon ses dires. Nous repartons vers Oulan-Bator et sommes à nouveau pris dans des embouteillages interminables. D’autant plus que la pluie provoque des inondations sur les chaussées et gêne la circulation. Finalement, Unur nous propose d’aller directement au magasin d’état Gobi Store qui commercialise des articles en cachemire. Ceux qui ne souhaitent pas y aller seront ensuite conduits à l’hôtel.

Je descends donc de l’autocar et pénètre dans le magasin, très beau, très chic. Il y a tellement de choses que l’on ne sait où regarder et quoi choisir. Cependant, les rayons ne semblent pas offrir l’ensemble de la gamme des produits. Quand la couleur me plait, il n’y a pas ma taille et inversement. De plus, les tailles sont fantaisistes. Pour composer un twin-set, j’ai dû prendre un pull M et un gilet XL ? Après plus d’une heure passée dans ce magasin, à faire des essayages et des achats, nous rentrons aussi à l’hôtel avec l’autocar revenu nous chercher.

Pour la plupart, nous regrettons que les activités de cette journée n’aient pas été annulées compte tenu de la météo. D’ailleurs, la ville a annulé d’emblée le défilé de costumes traditionnels qui devait avoir lieu dans l’après-midi. Lorsque nous arrivons au parking de l’hôtel, nous constatons qu’il est transformé en piscine, et je dois remettre mes bottes.

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Pourvu que demain le temps s’améliore, sinon je ne suis pas sûre de participer aux sorties prévues en plein air.

Mercredi 11 juillet

Nous partons à pied de l’hôtel pour nous rendre sur la place Sühbaatar pour assister au défilé équestre devant le parlement. Nous arrivons peu avant 9:00. Les chevaux sont alignés devant le bâtiment et les cavaliers descendent l’escalier du parlement avant de chevaucher leur monture. La fanfare joue une marche militaire et les cavaliers partent sur la gauche du parlement, le contournent et reviennent pas la rue, côté droit avant de prendre la direction du stade pour la cérémonie d’ouverture.

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Pour ce jour de fête nationale, de nombreux mongols ont revêtus leurs vêtements traditionnels. Nos guides aussi.

Puis nous nous rendons au stade pour la cérémonie d’ouverture de la Fête du Nadaam qui commence à 11:00. C’est le Président de la République de Mongolie qui déclare l’ouverture de la Fête. Et une flamme est allumée, telle la flamme olympique.

De nombreux tableaux sont présentés pendant deux heures. Ne nous manque que la traduction des explications diffusées par les haut-parleurs. Les ballets sont bien réglés, tous les numéros se succèdent sans arrêt. Dommage qu’une pluie fine se soit invitée à la fête. Le spectacle est somptueux.

A 13:00 le spectacle est terminé. Je sors de l’enceinte du stade avec quelques baroudeurs et nous décidons d’aller déjeuner en ville et de ne pas revenir l’après-midi voir les lutteurs. Nous en avons déjà vus dans un village en venant à Oulan-Bator.

Demain, nous reprenons la route vers le parc naturel du Terelj. Peut-être pas de connexion possible avant notre arrivée en Chine dans une petite semaine.

J 35 – Visite du Village des Cieux Bleus

Lundi 9 juillet – Oulan-Bator et visite de la Fondation Christina Noble

Ce matin nous partons vers 8:00 de notre dernier bivouac. Sur la route, des trous et dans les prairies des troupeaux. Nous voyons même des yourtes blanches et d’autres de couleurs. Nous arrivons à Oulan-Bator avant 11:00. C’est la panique sur le parking de l’hôtel car plusieurs voitures sont garées et tous les camping-cars ne peuvent entrer. Nous déjeunons rapidement car nous devons partir à 13:00 pour visiter le Village des Cieux Bleus, de la Fondation pour les Enfants de Christina Noble (CNCF Christina Noble Children’s Foundation).

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Après trois quarts d’heures d’autocar, dans la circulation intense de la capitale mongole, nous parvenons au village. Amaraa, la responsable nous accueille. Unur, notre accompagnatrice et Oyona, notre guide, me la présentent. Elle invite les baroudeurs à s’asseoir devant la grande yourte pour nous expliquer les actions qui  sont menées par la Fondation, ici à Oulan-Bator. C’est Oyona qui fait la traduction. Puis des  questions sont posées et des réponses apportées.

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Ensuite, nous visitons l’ensemble du village : les bureaux, l’école maternelle, la bibliothèque, l’infirmerie, la cantine, les yourtes des enfants, les serres… Enfin, nous sommes invités à entrer dans la grande yourte où le professeur de musique et les enfants nous présentent un spectacle de danses, de chant et de musique. Ils sont souriants et semblent heureux malgré les circonstances de leur vie qui les ont amenés ici.

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Après le spectacle très apprécié du groupe, je suis appelée pour faire une photo avec Régis pour officialiser le don que nous avons collecté sur notre blog et avec les actions que nous avons menées. Puis les baroudeurs vont chercher dans l’autocar les dons qu’ils ont apportés (vêtements, jouets et fournitures scolaires) et nous faisons à nouveau des photos. En sortant de la yourte, je distribue quelques petites « Tour Eiffel » aux enfants présents. Mais les nouvelles vont vite, et les enfants arrivent en nombre et je leur donne à tous ce petit souvenir de notre passage. Nous faisons encore quelques photos en extérieur avec Amaraa et les enfants.

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Puis, Régis et moi, partons en voiture avec Unur et son chauffeur pour aller assister au montage de la yourte que nous avons financée. Cette yourte est en cours de montage à l’autre bout de la ville et nous y parvenons après 17:00. Les bénévoles de la Fondation Christina Noble sont en train de terminer le montage et installent les trois sangles autour de la yourte pour maintenir les différentes couches qui la composent.

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Enfin, les meubles sont installés : 3 canapés lits, une table et des tabourets un évier, des rangements et un poêle à bois dont la cheminée sort au sommet de la yourte. Ainsi, une famille de huit personnes va pouvoir vivre à l’abri et en sécurité. Il s’agit d’une maman seule avec quatre enfants de 9, 6, 3 et 2 ans (2 garçons et 2 filles) ainsi que ses deux neveux de 19 et 15 ans et sa nièce de 16 ans qu’elle élève également. Cette famille vivait jusqu’à aujourd’hui dans une pièce de 15 m². Cette grande yourte à 5 côtés, d’un diamètre de 6,20 mètres, développe une surface de 30 m². Cette maman est très reconnaissante et nous remercie pour le don de la yourte. Elle essuie ses larmes de bonheur qui coulent. Et je peux dire que les miennes ont failli déborder aussi.

Alors nous entrons dans la yourte et nous sommes invités à nous assoir sur les nouveaux canapés. Mais surtout, nous assoir au milieu de la famille pour la photo souvenir. La responsable du programme « Donner une yourte » est présente. Elle fait signer un contrat à la maman qui l’engage à bien entretenir la yourte et bien l’utiliser comme convenu pour sa famille. Des contrôles sont faits pendant 2 ans. En cas de manquement, la Fondation se réserve le droit de reprendre la yourte pour l’attribuer à une autre famille.

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En sortant, nous faisons à nouveau quelques photos avant de prendre le chemin du retour jusqu’au parking de l’Hôtel. Je suis heureuse de l’aboutissement de cette mission humanitaire de cette histoire qui commence pour cette famille. Il y a tellement à faire, quand on voit les conditions de vie de ces gens, que je ne pourrai pas m’arrêter en si bon chemin.

J 33 et J 34 de Kiakhta au Monastère Aglal Buteel

Samedi 7 juillet – de Kiakhta à « Petite colline verte »

Partis à 4:30 du bivouac, parcourons une route sinueuse avec un décor de rêve. A chaque virage, le paysage change, la brume matinale est encore accrochée aux flancs montagneux. Nous arrivons à la frontière russo-mongole à 6:00. Là commence une longue attente. Tous les véhicules du raid sont les uns derrière les autres comme les organisateurs nous l’avaient demandé la veille lors du briefing. Cependant, une voiture mongole réussit à s’insérer entre 2 camping-cars, puis une 2e devant la 1e. Des voitures particulières et des camions arrivés après nous passent avant nous.

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Enfin, la barrière s’ouvre pour nous à 9:00, premier contrôle de passeport. Nous avançons de quelques centaines de mètres en attendant le contrôle des véhicules, papiers du véhicule, visite ? voire fouille du véhicule et pour certains passage au scanner… Nous arrivons à la frontière mongole à 11 :50, nous y retrouvons Unur, notre accompagnatrice mongole. A 12:55, les formalités sont terminées. Nous reprenons la route et parcourons 6 km pour rejoindre le point de rassemblement. Compte tenu de l’heure, nous déjeunons avant de poursuivre en attendant les derniers équipages.

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Notre route de l’après-midi nous entraîne dans les steppes sur une route plutôt droite, pas toujours en bon état… quelques coups de frein sont nécessaires quand une portion soudain mauvaise secoue le véhicule (et ses occupants). A perte de vue des prairies, quelques troupeaux au loin, ou quelques animaux traversent la route. Des yourtes, par ci par là. Le dépaysement total !

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Le Lac Salé

Nous arrivons deux heures plus tard à notre lieu de bivouac, face au lac salé. La nature avec un grand N. Et en descendant du camping-car, une bonne odeur de thym se dégage de la prairie. Respirons à pleins poumons.

Au briefing du soir, je découvre que la visite à l’Association Christina Noble est prévue seulement lundi alors que je pensais qu’elle aurait lieu le lendemain. Ce n’est que partie remise. Régis et moi, organisons l’apéro du jour pour fêter l’arrivée en Mongolie, puisque je suis surnommée « Miss Mongolie » par certains des organisateurs. Mon vin d’orange maison a un succès fou. Plusieurs baroudeurs me demandent la recette. On verra au retour, car je ne me souviens pas des proportions.

Dimanche 8 juillet – de « Petite Colline verte » au Monastère Aglal Buteel

Ce matin nous nous arrêtons au marché de Darkhan. Véritable caverne d’Ali Baba, il y en a pour tous les goûts. Suzanne achète une « machine à laver de campagne ». Nous fouinons dans un « Leroy Merlin » et un « Feu Vert ». Régis a même vu des alternateurs d’occasion… Nous passons dans le rayon boucherie, presque uniquement tenu par des femmes. Nous achetons quelques spécialités locales, genre salade composée avec du poulet, des légumes, des algues, des pâtes fraîches.

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Puis, nous nous arrêtons pour contempler le Bouddha doré à la sortie de Darkhan, au bord de la route, la statue de l’ouvrier, ensuite dans un village pour assister aux fêtes du Nadaam. Nous y retrouvons d’autres baroudeurs et goûtons les beignets à la viande, spécialité de cette fête. Puis un concours de lutte commence et nous pouvons admirer la force des jeunes hommes. Nous ne pouvons pas rester plus longtemps car il nous reste une petite centaine de kilomètres à parcourir.

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Vues de loin, les yourtes dans les prairies ressemblent à des champignons. Le paysage est vraiment différent de ce que nous connaissons. C’est tout simplement beau.

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La ligne de chemin de fer du transsibérien longe notre route pendant plusieurs kilomètres et en fin d’après-midi nous arrivons au Monastère bouddhiste Aglal Buteel. Nous montons les marches jusqu’au temple d’où nous avons une belle vue sur la vallée. Puis nous redescendant à nos véhicules et repartons vers le lieu de bivouac. Les premiers arrivés étant des 4×4 ont pu passer entre la route et la prairie surélevée. Mais il y a un creux qui ne permet pas aux camping-cars plus long de passer. Nous décidons tous ensemble d’occuper la prairie en contre-bas de la route. De jeunes garçons viennent au-devant de nous. Je vais à leur rencontre, nous essayons de parler quelques mots mongols à l’aide du lexique de mon guide touristique.

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Après le briefing qui se termine sous la pluie, un arc-en-ciel se dessine entre les montagnes. Cadeau !

J 31 et J 32 – d’Irkoutsk à Kiakhta

Jeudi 5 juillet – d’Irkoutsk à Babouchkine

Aujourd’hui, nous contournons le Baïkal par le sud. Il pleut depuis ce matin et la température extérieure à diminué de moitié par rapport à la veille.

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La route est sinueuse et nous passons plusieurs cols dont le plus haut est à 933 mètres d’altitude. En descendant sur Koultouc, la vue imprenable est triste sous la pluie. Un camion s’est renversé sur le bas-côté. Lorsque la route rejoint le bord du lac, ou presque, la ligne du transsibérien se trouve juste en contre-bas. Nous passons au-dessus de nombreux cours d’eau et rivières parmi les 336 qui viennent se jeter dans le Baïkal. Sur la route de nombreux vendeurs de fraises sont installés.

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Nous arrivons au bivouac peu après 17:00, près d’un petit port de pêche. Nous pourrions aisément nous croire au bord de la mer. Le vent est fort. Des vagues se forment sur le lac… nos véhicules sont stationnés sur un ancien port. Les trains qui passent non loin d’ici risquent de se faire entendre jusque dans la nuit…

Vendredi 6 juillet – de Babouchkine à Kiakhta

Départ matinal avant 8:00 sous un ciel gris. Compte tenu de l’état de la route, nous ne faisons que 40 km dans la première heure. Nous cherchons désespérément une fontaine dans un village pour faire le plein d’eau.

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Passé Oulan-Oude, le paysage change. Les vallées sont beaucoup plus larges et font déjà penser aux paysages mongols. En traversant un village pour nous rendre au Monastère bouddhiste, nous trouvons enfin une pompe à eau dans une rue en terre battue. Avec deux arrosoirs, je complète le réservoir d’eau du camping-car.

A l’heure du déjeuner nous arrivons au monastère. Nous prenons notre repas dans un petit restaurant qui se trouve en face et visitons l’ensemble des temples du plus grand monastère bouddhiste de Russie. Dans ce monastère, le 12e Lama était enterré depuis 1927. Ayant dit à ses disciplines qu’il avait de la force pour survivre, il a été exhumé et les scientifiques ont effectivement constaté que le corps du défunt présentait les signes d’un corps vivant…. ! ? Il est donc assis sur une stèle dans un temple où l’on ne rentre que par petit groupe.

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Enfin, la dernière portion de route de 100 km, nous réserve encore quelques soubresauts sur une partie de piste avant d’arriver au bivouac. Nous allons passer la nuit à côté d’un petit temple bouddhiste, dans la steppe avec les montagnes pour décor. Et au grand air. Sublime !

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Demain, nous passons la frontière mongole. Départ à 4:30.

J 28 à J 30 de Taïchet au Baïkal

Lundi 2 juillet de Taïchet à Sayansk

Nous partons à 8:00, sous un soleil radieux. La route est à nous, toute droite, bordée de bouleaux… Elle nous avait été annoncée assez mauvaise. En fait, c’est du billard ! Sur la ligne du transsibérien, nous avons vu passer plusieurs trains de marchandise. Au passage à niveau, même sirène hurlante, la police et la gendarmerie attendent.

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A l’heure du déjeuner, nous nous arrêtons à la sortie de Tulum. Nous rejoignent Odile et Yvan, puis Suzanne et Marc, Jean-Noël et Térésa, et enfin quand nous repartons, Martine et Hervé arrivent.

Plus tard sur la route, nous rencontrons une portion de route des plus mauvaises. Et manque de chance, c’est moi qui conduis. Restons Zen ! Le pied léger sur l’accélérateur.

A l’étape de ce soir, une station de ski auprès de Sayansk à 533 m. d’altitude, nous retrouvons la plupart des baroudeurs déjà installés. La ville de Sayansk n’existe que depuis 1970. Elle a été créée lors de l’ouverture d’un complexe chimique à proximité.

Pour me dégourdir les jambes, je fais un tour sur le terrain et trouve Isabelle qui baigne ses pieds et en même temps aide Alain à remplir le réservoir d’eau et papote. Mais oui, les femmes sont multitâches.

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Je poursuis mon tour dans un lotissement voisin où il y a de jolis chalets. Rien à voir avec les maisons en bois traditionnelles que l’on voit dans les villages.

Mardi 3 juillet – de Sayansk à Irkoutsk

Régis et moi partons les premiers, vers 6:00. Nous avons rendez-vous à 13:00 chez Mercedes-Benz à Irkoutsk pour tenter de réparer l’alternateur, ou le remplacer. Et voir si autre chose ne fonctionne pas.

J’espère que tout se passera pour le mieux pour que nous puissions continuer notre périple dans les meilleures conditions.

Sur la route tranquille, nous voyons des champs de colza, mais aussi des zones de travaux, des mammouths… une jolie église orthodoxe bleue à Telma.

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Puis nous arrivons à Irkoutsk, passons sur le pont avant d’emprunter la rue Karl Marks dans laquelle nous trouvons une brasserie et une boulangerie françaises (boulangeriebbb sur les réseaux sociaux). Nous nous garons à proximité et allons y déjeuner.

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A la boulangerie, nous parlons avec Benoit, le patron belge des 2 établissements. Nous nous régalons de croque-madame succulents avant de repartir rapidement pour notre rendez-vous chez Mercedes. Nous sommes dans un quartier ancien avec de jolies maisons anciennes en bois.

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Nous retrouvons Aldar au garage Mercedes qui sert d’interprète avec les mécaniciens. Ils posent la valise de diagnostic… puis gare le camping-car dans l’atelier sur un pont. Finalement des connexions dénudées entre la batterie et le démarreur empêchaient le bon fonctionnement. Les mécaniciens ont donc refait ces connexions, changé un fusible et nous pouvons repartir. Ouf !

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A première vue, la ville d’Irkoutzk me semble plus européenne que toutes les villes de Russie que nous avons visitées jusqu’à maintenant. Elle est d’ailleurs appelée « le petit Paris de Sibérie ».

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Sur la route pour nous rendre à notre base, nous apercevons l’Angara au loin.

Mercredi 4 juillet – Visite d’Irkoutsk

Aujourd’hui c’est Marguerita qui nous guide et nous raconte sa ville Irkoutsk et le lac Baïkal. Elle nous explique l’histoire de sa ville et les ressources de la région.

Irkoutsk a été créée au 16e siècle par des cosaques qui y ont construit un fortin. Elle est la 6ème ville de Sibérie et compte 600.000 habitants, 36 établissements d’enseignement supérieur, une trentaine d’instituts de recherche scientifique et possède des équipements culturels importants.

Les ressources de la région sont nombreuses : gaz, pétrole, charbon, argile, marbre, diamant. On y pratique aussi l’élevage de bovins, de bêtes à fourrure, la pêche sur le Baïkal qui abrite un poisson endémique, l’omoul.

Nous nous rendons tout d’abord au musée en plein air d’architecture en bois. Ce musée construit dans la taïga présente plus de 40 constructions en bois qui pour certaines datent du 17e siècle. Nous visitons une isba du 17e siècle qui accueillait 10 à 12 personnes. Compte tenu de la taille exigüe des pièces, nous avons du mal à imaginer la vie familiale à cette époque. Les personnes âges et les enfants de moins de 6 ans avaient la possibilité de dormir auprès du poêle à bois.

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Puis nous admirons une chapelle et une tour de garde de la même époque. Nous pénétrons dans une école du 19e siècle, puis dans la maison d’une famille aisée de la même époque. Les pièces plus spacieuses et plus nombreuses sont meublées et des objets du quotidien sont exposés. La bagna, sorte de salle de bain est un bâtiment à part de la maison principale et ressemble à un sauna.

Puis nous repartons en direction du Baïkal au bord duquel nous prenons des photos. En fin de matinée, de la brume le recouvre en partie. Certains baroudeurs tentent un bain de pieds. L’eau est à 10°. ¨Pas besoin de vous dire que je suis restée sur le bord, au sec. Il paraît qu’il faut se baigner dans le BaÏkal pour rajeunir. Tant pis ! Je prends le parti de vieillir…

Plus grande réserve mondiale d’eau douce, la « mer sacrée du Baïkal » s’étire sur 636 km de long et 25 à 80 km de large. Sa profondeur atteint 1637 mètre et sa limpidité 42 mètres. Il a 25 millions d’années et ses rives s’écartent de 2 cm par an par le jeu des plaques tectoniques.

Au restaurant, ce midi on nous sert de l’omoul mariné en entrée et de l’omoul en papillotes en plat principal. Nous sommes assez déçus dans l’ensemble car ce poisson nous semble fade.

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Après déjeuner, nous rejoignons l’embarcadère pour une « croisière » d’une heure sur le Baïkal. Par chance, la brume s’est dissipée et le soleil est radieux. Nous longeons la côte pendant une demi-heure puis revenons au point de départ.

Nous quittons le Baïkal pour visiter à Irkoutsk la Maison Volkonski qui héberge le Musée des Décembristes. Ces hommes issus de la haute société russe se sont révoltés le 14 décembre 1825 pour l’abolition du servage. Certains sont morts au combat, les autres ont été exilés à Irkoutsk et devaient travailler tel des bagnards. Leurs épouses et aussi deux fiancées françaises les ont suivis jusqu’en Sibérie et y ont fondé au fil des années une nouvelle bourgeoisie et ont développés l’enseignement, la culture, les arts sur leur lieu d’exil après avoir purgé leur peine. Cette société russe parlait le français.

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Dans cette maison, nous visitons les différentes pièces dont un jardin d’hiver abrite de nombreuses plantes dont certaines variétés étaient déjà présentent à l’époque des Décembristes. Un piano à queue trône dans le salon de musique où des concerts sont encore donnés.

Nous terminons notre visite de la ville par une promenade dans une rue bordée de maisons anciennes en bois dont certaines s’enfoncent dans le sol, faute de fondations en pierre.

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En quittant Irkoutsk, nous faisons une dernière halte pour voir un ancien brise-glace qui est amarré à quai de l’Angara.

J 25 à J 27– de Novossibirsk à Taïchet

Vendredi 29 juin – de Novossibirsk à Tomsk

Ce matin nous traversons une partie Novossibirsk dans la circulation avec les russes qui vont travailler. Nous passons sur un pont au-dessus de l’Ob. Plus tard, nous retrouvons la route M53. En arrivant à Tomsk nous passons sur le fleuve Tom qui se jette dans l’Ob à 60 km de là.

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Nous déjeunons une fois arrivés au point d’étape vers 13:15, car cet-après-midi nous visitons tous ensemble la ville de Tomsk. Les derniers équipages arrivent peu avant 15:00.

Tous les baroudeurs se retrouvent dans un autocar avec Mickaël pour guide. Nous découvrons dans la ville de Tomsk, des anciennes maisons en bois aux entourages de fenêtres ouvragés, sculptés. On croirait de la dentelle. Puis nous nous dirigeons à pied jusqu’à la colline de la Résurrection.

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C’est sur cette colline que la ville de Tomsk a été fondée en 1604. Une grande toile représente le plan de la ville à l’époque de son édification. A côté se trouve le musée de l’Histoire de la ville auprès duquel reste une tour en bois. Dans le jardin du musée nous sommes entourés de papillons blancs et profitons de les photographier posés sur des pivoines odorantes.

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Nous visitons un peu plus loin l’église orthodoxe dont le clocher supporte une énorme cloche. Dans le jardin nous sommes surpris de trouver des fonds baptismaux et une dame âgée qui entretient les plates-bandes. Mickaël nous explique que ce sont les babouchka (grands-mères) qui entretiennent le jardin de l’église.

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Puis nous rentrons sur notre parking d’hôtel, avant le briefing pour l’étape de demain (580 km).

Samedi 30 juin – de Tomsk à Krasnoïarsk

Aujourd’hui nous partons plus tôt, car l’étape est longue et nous allons rencontrer une trentaine de kilomètres de piste. Tous les baroudeurs se sont levés aux aurores.

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Une grosse pluie s’abat sur la route alors que nous sommes partis depuis plus d’une heure. Tant mieux ! Cela nous évite la poussière sur la piste que nous empruntons derrière un camion. Nous suivons le camion et faisons des zigzags à sa suite pour éviter les ornières et les gros nids de poule ou nid d’autruche, au choix.

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De temps en temps nous traversons des villages. De quoi vivent ces gens si loin de tout ?

A l’heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un « routier » en compagnie de Myriam et Armand. Après un café/thé pris ensemble chaque équipage reprend la route. Nous en avons encore autant à parcourir. Plus tard dans l’après-midi, nous retrouvons Marc et Suzanne à une station services pour faire le plein. Il nous reste une petite centaine de kilomètres à « avaler ».

Bien contents d’arriver à Krasnoïarsk, sur le parking d’un hôtel qui donne sur l’Ienisseï. Ce fleuve de 3354 km prend sa source en Mongolie et coule vers le nord en arrosant la Sibérie orientale jusqu’à la mer de Kara.

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Régis s’est aperçu aujourd’hui que les batteries ne se rechargeaient pas. Jean-Yves le mécanicien du périple se penche ce soir sur le moteur du camping-car et fait des tests. Il semblerait que l’alternateur ne fonctionne plus suffisamment… Le véhicule a bientôt 100.000 km et avec la chaleur de la journée, cela semble être l’explication. Nous devrons attendre mardi après-midi lors de notre arrivée à Irkoutsk pour aller chez un concessionnaire Mercedes-Benz, et envisager une réparation.

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Ce soir, nous assistons, un peu trop tard, au coucher de soleil sur l’Ienisseï.

Dimanche 1er juillet – de Krasnoïarsk à Taïchet

Aujourd’hui nous partons avant 8:00. Pour l’instant et pour « économiser » la batterie, nous roulons avec les veilleuses, au lieu des codes, et sans la climatisation. Mais derrière le pare-brise, il commence à faire bien chaud au soleil. Nous roulons déjà depuis une heure et la température extérieure est de 24°. Le paysage change. Un peu plus vallonné, moins de bouleaux et plus de grands sapins.

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Comme préconisé sur la feuille de route, nous sommes passés par le centre de Kansk et avons vu le fleuve Kan et à l’extrémité du pont une jolie porte de la ville.

A l’heure de déjeuner quand nous nous arrêtons il y a 29° à l’extérieur et au moins autant à l’intérieur. Les jours précédents j’avais tendance à avoir les pieds gelés avec la clim. Aujourd’hui, je sens mes pieds gonfler au fil des heures qui passent. Pendant notre repas, Martine et Aldar arrivent suivis de près par Catherine et Daniel. Ils se jettent tous les quatre sur les morceaux de pain que nous avons sur notre table. Il faut dire que ce pain, fabriqué par la « restauratrice », est appétissant et excellent. Tant pis pour Régis, le « mangeur de pain, qui espérait en emporter…

Cet après-midi, la température extérieure dépasse 30°, toujours sans clim. (ordre de Jean-Yves) pour tester l’alternateur, il y a 34° à l’intérieur. Nous roulons avec les vitres ouvertes et les cheveux au vent…

Et le compteur passe les 100.000 km peu de temps avant d’arriver à Taïchet.

 

Nous arrivons sur une base de plein air qui accueille habituellement des enfants. La responsable me sert dans ses bras comme si nous ne nous étions pas vues depuis longtemps… Quelques minutes plus tard je donne à ses filles des petites Tours Eiffel et des stylos. Elle m’en demande aussi pour elle. Alors, j’en profite pour faire une photo avec elles trois.

 

Ce soir,  nous avançons nos montres d’une heure, pour la dernière fois, et ce, jusqu’au 13 août. Soit 6 heures de décalage avec la France.

Nous profitons d’être à la campagne pour faire un grand pique-nique et même en fin de soirée Jean-François et Monique dansent entre deux camping-cars.

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J 22 à J 24 de Ichim à Novossibirsk

Mardi 26 juin – de Ichim à Omsk

Ce matin dès 8:00, WhatsApp nous informe que la sortie du point d’étape n’est pas chose facile. Que certains équipages ont peu dormi à cause du stress… Nous, nous avons bien dormi. Pour ma part, avec des bouchons d’oreilles car la route 402 est très fréquentée.

Isabelle nous a proposé de partager un café/un thé avant de prendre la route. Deux autres équipages sont arrivés pour prendre de nos nouvelles. Tout va bien. Et autour du café/thé, nous refaisons le monde.

A 9:20 je prends le volant et nous voilà partis pour notre 22e journée. Le paysage commence à changer. Beaucoup de marécages, de forêts de bouleaux sans feuilles (brûlés ? morts ?), et de l’eau, des lacs, qui débordent… Nous sommes arrêtés pendant près d’une demi-heure par un feu intermittent pour des travaux. La route est bonne sur certains tronçons, et chaotique pour d’autres.

Et ce soir nous avançons encore nos montres d’une heure, soit 4 de plus qu’en France.

Mercredi 27 juin – de Omsk à Barabinsk

Après avoir traversé la ville d’Omsk par des rues à la voirie approximative, je retrouve la route nationale M51 toujours si droite et monotone mais, j’aime les paysages de la steppe avec ses grandes étendues vert tendre et ses forêts de bouleaux.

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Arrivés en début d’après-midi à Barabinsk, nous allons jusqu’en centre-ville pour visiter la gare ferroviaire qui est un nœud important sur la ligne du transsibérien. Nous y rencontrons deux autres équipages.

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La gare est récente alors que la précédente datait de la fin du 19e siècle. Depuis la passerelle, nous découvrons les voies encombrées de trains de marchandises et sur le quai d’un train de voyageurs prêt à partir, des vendeuses de poissons fumés et de fourrures.

Sur le côté de la gare, une ancienne locomotive est exposée. Au moment de repartir, nous programmons le point GPS pour l’étape du soir. Garmin abandonne les baroudeurs. Heureusement, Snooper est là et nous amène tous à bon port.

Les porteuses d’eau

Nous devons remplir le réservoir d’eau. Où se situe le point d’eau sur ce grand parking pour poids-lourds ? Je pars en reconnaissance avec Myriam et Ljiljana, chacune avec un arrosoir. Nous trouvons un « pauvre robinet » adossé à une cabane en tôle ondulée et remplissons nos arrosoirs. Puis retournons à nos véhicules à une bonne centaine de mètres de là et rions bien ensemble de voir nos co-équipiers en train de nous photographier.

Après avoir versé le contenu de l’arrosoir dans le réservoir d’eau du véhicule, je réalise que j’ai une lessive à rincer. Je retourne donc chercher un arrosoir d’eau… après que l’orage soit passé. Toute seule, c’est beaucoup moins drôle !

Pendant le briefing-apéro, Lise et Sam lancent un jeu qui durera jusqu’au 12 juillet. A cette date, c’est eux qui organiseront l’apéro. Le jeu s’intitule « le gorille et la cacahuète » et consiste pour chacun des participants à tirer au sort un petit papier sur lequel est écrit le prénom d’un autre participant. Celui qui tire le papier est le gorille et celui dont le prénom figure sur le papier est la cacahuète. En théorie le gorille aime la cacahuète et en prend soin. Autrement dit, chacun doit avoir des attentions particulières pour « sa » cacahuète, sans le lui dire. Peut-être que la cacahuète remarquera quelque changement dans l’attitude de quelqu’un. Tous les prénoms étant mélangés, il y a des gorilles hommes avec des cacahuètes femmes et inversement mais aussi des gorilles hommes avec des cacahuètes hommes et des gorilles femmes avec des cacahuètes femmes. A suivre…

Pour le deuxième jour consécutif, nous avançons nos montres d’une heure, soit 5 de plus qu’en France. La prochaine fois, dans quatre jours…

Jeudi 28 juin – de Barabinsk à Novossibirsk

Partis à 8:30, Régis conduit sur la M51 (P 254) pendant que je rédige cet article. Aujourd’hui, la route est bonne dans l’ensemble.

Nous arrivons au point d’étape après déjeuner et prenons un taxi avec d’autres baroudeurs pour nous rendre à Novossibirsk afin de visiter le Musée Nicolas Roerich. Ce peintre (fin 18e siècle début 20e) était adepte du yoga et avait une soif d’absolu. Parti seul dans le désert de Gobi et revenu, on le prenait pour un « dieu » et il tenait un langage prophétique. Etant moi-même adepte du yoga, je suis curieuse de découvrir son œuvre…

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Finalement, nous sommes tous déçus car ce musée, pourtant vanté par les guides touristiques, ne présente en grande majorité que des copies des toiles de l’artiste peintre. Les quelques originaux exposés sont sous verre. Le style est assez puéril et les copies rendent les œuvres plus « plates » sans doute que les originaux.

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Nous rentrons à la base de loisirs. Pendant qu’Anne-Marie fait une couleur à Isabelle, j’ai le temps de faire un saut jusqu’à la plage pour contempler le lac où plusieurs baroudeurs se baignent, avant l’heure du briefing. Pour l’instant, je n’ai rien manifesté à « ma cacahuète » et n’ai pas reçu de signe d’un potentiel « gorille »…

J 21 – de Tobolsk à Ichim

Lundi 25 juin

En quittant Tobolsk nous avons aperçu au loin les falaises qui dominent le fleuve Irtych. Puis, nous avons emprunté une route secondaire pour rejoindre la R 402. Alors là, nous avons été bien secoués. Nous étions prévenus depuis le briefing de la veille. L’état de la route s’aggrave.

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Aussi, nous avons dû plusieurs fois nous arrêter pour laisser passer des chevaux, des moutons en liberté au bord de la route. Cette route de campagne nous permet de nous rendre d’avantage compte des conditions de vie des habitants. Les maisons sont en mauvais état pour la plupart. Pas de jardin coquet, ni même de potager. Dès qu’il y a des intempéries, ils ont les pieds dans la boue…

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Le premier virage, pas franchement engageant

Mais pas qu’eux ! En arrivant à 1,5 km de notre point d’étape, nous retrouvons à l’entrée d’un chemin boueux, Isabelle et Alain. Arrivés quelques minutes avant nous, ils ont fait marche arrière. Leur véhicule est assez bas et les ornières du chemin ne leur permettent pas de passer. Je laisse le volant à Régis et il avance prudemment jusqu’au virage suivant. Là nous découvrons des ornières dont nous ne mesurons pas la profondeur car remplies d’eau. Marche arrière.

Par la messagerie WhatsApp, nous savons que plusieurs véhicules sont arrivés à destination non sans mal. Puis plusieurs autres équipages arrivent derrière nous et s’engagent dans le chemin. Les organisateurs, appelés, arrivent à notre rencontre. Ils constatent qu’effectivement la situation est délicate. Alain et Isabelle décident de rebrousser chemin et d’aller se garer quelques kilomètres plus loin. Régis et moi choisissons d’en faire autant, aussi pour ne pas les laisser repartir seuls.

A la santé des rescapés !

Nous avons trouvé un parking surveillé près d’une station services à la sortie d’Ichim en direction de Omsk. Sauvés de ce bourbier, Isabelle et Alain nous ont invités à trinquer dans leur véhicule. Puis nous avons dîné tous les quatre au restaurant routier voisin. Pendant la soirée, par WhatsApp, nous avons appris que certains véhicules s’étaient embourbés et qu’il avait fallu les remorquer…