Epilogue

Dimanche 26 août – Khiva

Rustam nous avait dit qu’il y a deux Khiva : Khiva bien et Khiva mal. J’en ai trouvé un 3e : Khiva où ? Le raid continue et moi je rentre en France demain.

Réveillée tôt par habitude, je me prépare et vais saluer les baroudeurs qui quittent Khiva. L’étape du jour les emmène à Nukus, environ 200 km. Toute la journée, je suis leurs péripéties sur Whatsapp. Je me promène dans Khiva pour faire encore quelques photos. Je visite l’atelier d’un sculpteur sur bois.

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Dans le jardin de l’hôtel

 

Je passe une partie de l’après-midi au bord de la piscine de l’hôtel. Je me sens… en vacances. Sur les conseils d’Emmanuelle, je monte sur les remparts de l’ancienne citadelle de Khiva, au coucher du soleil, et découvre un point de vue d’ensemble de la vieille ville. Je prends mes dernières photos du périple…

 

 

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Lundi 27 août – Khiva – Paris-Charles de Gaulle

Un taxi vient me chercher à 6:00 à l’hôtel. Une demi-heure plus tard j’arrive à l’aéroport international d’Urganch. Petit aéroport récent, une seule salle d’embarquement, l’avion est au pied de l’aérogare. Nous y allons à pied. J’ai une place juste avant le réacteur gauche, à côté du hublot.

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Je fais encore quelques photos avec mon téléphone du survol d’Urganch. Je commence à m’endormir, quand environ une demi-heure plus tard une annonce au micro me réveille. Par hasard, je regarde par le hublot.

 

Surprise ! Nous survolons la Mer d’Aral, turquoise, entourée de sable presque blanc. Même si c’est une des plus grandes catastrophes écologiques au monde, je suis ravie de la survoler. Un cadeau du Ciel, pour moi qui ne pensais pas la voir. Je fais quelques photos avec mon téléphone puis, n’y tenant plus, je sors mon appareil photo qui est dans le porte-bagages, et là, je mitraille.

 

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A Saint-Pétersbourg, je suis la seule passagère du vol en transit. Les formalités sont vite réglées car les policiers et douaniers n’ont que moi à contrôler. J’ai largement le temps de déjeuner en zone duty free. Et en attendant l’heure de mon prochain vol pour Paris-Charles de Gaulle, je rédige un de mes derniers articles de baroudeuse.

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Le vol sur Air France se déroule comme prévu et à l’arrivée à Roissy, un chauffeur de taxi m’attend pour me conduire chez moi, où j’arrive à 19:30.

Je souhaite une bonne route à toutes les baroudeuses et tous les baroudeurs. Je garderai un excellent souvenir de cette belle aventure, même si elle ne s’est pas déroulée dans les conditions que j’avais imaginées. Merci aux organisateurs, aux baroudeurs pour tout ce que nous avons vécu et partagé. Merci à ceux qui m’ont soutenue dans les moments difficiles, à ceux qui vont acheminer « mes bagages » jusqu’en Normandie.

Désolée, Anne-Marie de te « lâcher »  pour les 2 prochaines étapes… Mais je ne suis pas inquiète, tu conduis très bien et Garmin semble bien « luné » en ce moment. Michel Sardou te tiendra compagnie.

Au plaisir de vous revoir, par monts et par vaux, au hasard de nos pérégrinations ou de rencontres organisées…

J 81 et J 82 – de Boukhara à Khiva

Vendredi 24 août – de Boukhara à Khiva

Une étape longue de 460 km avec une bonne moitié en mauvais état et très mauvais état nous attend. Michel conduit le camping-car de Jean-Yves jusqu’au lundi 27 août. J’accompagne Anne-Marie, et nous partons vers 8:15. Régis est déjà parti.

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Cette nuit je n’ai dormi qu’environ 3 heures. La journée va être longue. D’autant plus qu’aujourd’hui, il n’y a rien à visiter sur la route ou à proximité de notre parcours. Les 100 premiers kilomètres nous mettent à rude épreuve. Nous sommes secoués, le véhicule grince, cahote, tout vibre. Tout ce qui est posé sur le tableau de bord finit par tomber… Notre moyenne kilométrique est autour de 20 à l’heure. Enfin, une portion de 200 km en bon état nous permet de rouler à une vitesse plus habituelle et nous traversons le désert de Kizil Koum. Le sable et quelques touffes de végétation sèche à perte de vue.

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A l’heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un « routier » où l’on nous sert une soupe de raviolis et nous assistons à la fabrication de ces derniers. En repartant, un camion transportant des voitures s’est arrêté sur le parking. Ce sont des mini vans « Super » fabriqués par Chevrolet.

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Quelques kilomètres avant d’arriver à Khiva, nous faisons le plein des camping-cars dans une station-service avec des pompes qui mériteraient d’entrer au musée…

Malgré nos papotages et les CD que nous écoutons quand l’état de la route le permet, je pique du nez régulièrement, et d’autant plus à l’heure de la digestion. Mon état de fatigue s’aggrave de jour en jour. Dans la soirée, après en avoir discuté avec  Charles, le médecin de l’organisation, je décide de demander mon rapatriement pour raison médicale et prends contact avec la compagnie d’assistance.

Samedi 25 août – Khiva

Ce matin, les baroudeurs visitent Khiva avec Rustam. Pour la première fois, je ne participe pas à la visite pour me reposer. Mais ce n’est pas évident. L’habitude de me lever tôt et le bruit des baroudeurs qui se préparent et parlent à proximité des véhicules, ma « grasse matinée » est vite terminée.

En fin de matinée, je pars avec Isabelle et Alain, pour faire une visite de la ville à notre rythme. Nous entrons dans la vieille ville par la porte Ouest et admirons le minaret inachevé qui s’élève à côté d’une école coranique maintenant transformée en hôtel. Nous longeons les rues bordées de marchands de souvenirs (foulards, chaussettes, toques en fourrure d’Astrakan, céramique…). Quelques centaines de mètres plus loin à un carrefour, nous retrouvons le groupe des baroudeurs avec Rustam. Ils ont quasiment terminé la visite de la ville. Après s’être salués, Suzanne et Marc restent avec nous pour déjeuner ensemble.

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En nous promenant après déjeuner, nous rencontrons des ouzbèkes francophones et échangeons pendant quelques minutes avant de faire des photos. Puis en poursuivant notre promenade, je reçois un appel de la compagnie d’assistance qui accepte ma demande de rapatriement, après que leur médecin ait parlé avec Charles. Plusieurs appels sont nécessaires pour mettre au point mon retour, dans les meilleures conditions. Il est finalement décidé que je partirai de Khiva le lundi 27 pour éviter plusieurs correspondances.

Nous rentrons à l’hôtel où les camping-cars sont stationnés. Je réserve une chambre pour les 2 nuits à venir et prépare mes « bagages » pour rapatrier mes affaires jusque chez moi. En fin d’après-midi, lorsque Régis revient au camping-car, je lui rends le double des clés du camping-car et lui annonce que je quitte le raid. Aucune réaction de sa part.

Un peu de douceur…

Au briefing, après la préparation de l’étape du lendemain, j’annonce mon départ à tous les baroudeurs. Je remercie Régis pour m’avoir emmenée jusqu’en Ouzbékistan, Charles et Rustam pour leur aide et conseils, les baroudeurs pour tout ce que nous avons partagé… Certes, le périple se termine dans moins de 3 semaines, mais ma décision a été mûrement réfléchie. Dans les prochains jours, il y a 4 frontières à passer et autant de journées de fatigue. Par ailleurs, je connais déjà la Turquie…

Pour terminer sur une note positive, ce soir Marc et Charles fêtent leur anniversaire. Et pour couronner le tout, nous dînons au restaurant et un spectacle folklorique est prévu. Nous partons en autocar, après avoir bu l’apéritif à leur santé.

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J 79 et J 80 – de Samarkand à Boukhara

Mercredi 22 août – de Samarkand à Boukhara

Aujourd’hui, je suis la coéquipière d’Anne-Marie, équipage 06, car Michel son mari a pris le volant du camping-car de Jean-Yves, le mécanicien du raid, qui a dû rentrer en France pour un problème familial. Régis est donc seul à bord de son véhicule, car il en a l’habitude.

L’équipage féminin n’est pas le moins remarqué lorsque nous nous arrêtons aux feux ou dans un village. Les deux camping-cars se suivent. Celui de l’organisation et le n°06. Dans la matinée nous voyons dans un champ des ouvriers agricoles ramasser les fleurs de coton. Sur notre route nous nous arrêtons pour photographier l’entrée d’un ancien caravansérail et un ancien puits.

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Pour déjeuner nous nous arrêtons tous les 3, Anne-Marie, Michel et moi, dans un restaurant au bord de la route. Lorsque nous sommes prêts à repartir, un employé du restaurant nous présente à 4 hommes en train de déjeuner dans une salle à manger, assis par terre, « à l’ouzbèke ». Ils veulent absolument que nous mangions avec eux. Nous leur expliquons que nous avons déjà déjeuné. Alors nous acceptons une tranche de pastèque et une tasse de thé pour ne pas les contrarier. Et nous faisons quelques photos.

Dans l’après-midi, nous faisons un crochet par la ville de Gijduvan pour visiter une « académie de céramique ». Nous rencontrons les membres de cette famille de céramistes depuis plusieurs générations dans les différents ateliers et voyons le four qui sert à l’unique cuisson des pièces en cours de fabrication. Puis nous passons par la boutique où nous retrouvons quelques équipages de baroudeurs en train de boire un thé.

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Enfin, nous reprenons la route pour la dernière étape qui nous mène à Boukhara.

Jeudi 23 août – Boukhara

Nos visites de la journée commencent par la forteresse qui domine la ville et s’étend sur près de 4 hectares. C’était la demeure des seigneurs de Boukhara pendant plus d’un millénaire, et jusqu’en 1920, la résidence du gouverneur. L’ascension du chemin qui mène au sommet de la forteresse m’est pénible car j’ai toujours des problèmes de rythme cardiaque. A l’intérieur on y trouve une mosquée, la salle du trône en plein air, et en face, les anciennes écuries. Mais aussi un petit musée dans l’ancienne résidence du premier ministre. L’air y est confiné. Je dois sortir et m’asseoir en attendant la fin de la visite.

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Puis, nous redescendons jusqu’à la mosquée « au-dessus du bassin » datant du 18e siècle qui se reflète dans l’eau. Et si sa façade est composée de 20 colonnes en bois sculpté, on l’appelle aussi la mosquée aux 40 colonnes grâce au miroir aquatique.

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Delà, nous nous rendons à la Source de Job. La légende raconte que le prophète Job fut témoin d’une terrible sécheresse, au 8e siècle, et pour ne pas laisser le peuple dans le désarroi, il avait frappé la terre avec son bâton et l’eau avait jailli. La première construction d’un monument date du 12e siècle. Cette source est considérée comme sacrée et le bâtiment héberge un musée de l’eau. En face de la source, se trouve le mémorial de l’ancien Imam de Boukhara, en forme de livre et de croissant.

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Notre visite suivante est nommée la « Perle de Boukhara ». Il s’agit du plus ancien monument de Boukhara et un des plus beaux de l’Ouzbékistan, c’est le mausolée d’Ismaïl Samani. Cube de briques quasi parfait, édifié au début du 10e siècle, il recueille les dépouilles de la dynastie Samanide. Jusqu’en 1940, un cimetière entourait le mausolée. Sur le muret du cimetière nous pouvons nous asseoir à l’ombre.

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Aujourd’hui, nous déjeunons dans une maison d’hôtes où nous goûtons au palov (plov en russe et pilaf en français) composé de riz, de raisins secs, pois chiches, carottes, céleri, gousses d’ail, viande de mouton et oeufs de cailles. Cette famille d’hôtes est aussi spécialisée en « Suzany » ou broderies sur coton ou soie ou les 2 mélangés.

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Après déjeuner, nous gagnons l’atelier de marionnettes à une centaine de mètres de notre lieu de pause-déjeuner. Nous ayant fait asseoir tout autour de la pièce, l’artisan marionnettiste nous fait une démonstration puis il cherche parmi ses marionnettes celles qui ressemblent à certains baroudeurs. Etonnant ! Les marionnettes ont une tête en porcelaine ou en papier mâché. Il faut 1 à 2 semaines pour en fabriquer une.

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Notre journée de visite se termine avec l’ensemble Po-I-Kalon « Piédestal du Très-haut » ou cœur spirituel de Boukhara qui date du 12e siècle. La mosquée Kalon (grande) et le minaret éponyme qui culmine à près de 48 mètres se trouvent face à la Médersa Mir-I-Arab, la plus prestigieuse d’Asie Centrale, à l’avant-garde de la renaissance musulmane dans le pays.

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Cette journée bien remplie (peut être trop) m’a épuisée. Mais demain, je reprends la route avec Anne-Marie. Comme hier, nous papoterons, rirons, écouterons Michel Sardou… et tant d’autres.

 

 

J 77 et J 78 – Samarkand

Lundi 20 août

Aujourd’hui, nous commençons la visite de Samarkand, capitale de l’empire d’Amir Timour (en Français Tamerlan). Nous partons en groupe et en autocar pour la visite du Réghistan. C’est le complexe le plus grandiose d’Asie Centrale.

Nous profitons de cet endroit mythique pour faire une photo de groupe. Place du Régistant signifie « place du sable » car le sol est composé de 70% de sable et 30% de terre vaseuse. D’ailleurs, compte tenu de ce fondement, certains minarets penchent, l’un à droite et l’autre à gauche.

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Cette place importante date du 14e siècle. Elle servait aux défilés militaires mais aussi aux exécutions. Tamerlan n’a jamais vu les édifices qui l’entourent car ils étaient en construction. Nous visitons en premier lieu, la Médersa Tilia Kari qui était une mosquée. C’est le dernier bâtiment qui a été construit pour compléter l’harmonie de la place. Sa façade de 75 mètre de long et les tourelles d’angle sont couvertes de mosaïques. Les dômes qui couvrent les tourelles sont turquoises. C’est un enchantement dès que l’on arrive sur cette place. Et notre émerveillement ne fait que commencer.

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Nous visitons ensuite la Médersa Ouloug Beg (petit-fils d’Amir Timour) construite au 14e siècle. Il y enseignait l’astronomie. Cette médersa était la première université laïque qui accueillait une centaine d’étudiants. C’était aussi un hôtel pour les derviches et un caravansérail. Elle est composée de cellules sur deux niveaux.

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Puis nous terminons la visite par la Médersa Chir Dor. Des lions fantasmagoriques ornent la façade principale. Les motifs floraux font la spécificité de sa décoration. Elle date du 17e siècle. Elle est surmontée de deux coupoles cannelées. Sa cour intérieure est encore utilisée pour des spectacles musicaux et folkloriques. Nous y rencontrons Babour, musicien, qui nous propose une démonstration d’instruments musicaux typiquement ouzbèkes. Il joue du tchang, instrument à 69 cordes en bois de murier, puis de la flûte traversière, de la guimbarde, et enfin du tambourin.

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Après déjeuner, nous visitons le Mausolée Gour Emir. Il renferme le tombeau de Tamerlan et de son petit-fils préféré Mohamed Sultan qui est décédé deux ans avant lui. Il est surmonté d’une immense coupole cannelée. Un poète avait dit « Si le firmament venait à disparaître, cette coupole le remplacerait ». Nous entrons dans le mausolée et découvrons les murs recouverts d’or, mais sans pour autant être ostentatoire, la décoration est fine et précise. C’est un bijou !

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Mardi 21 août

Ce matin, nous commençons par la Nécropole Shah-I-Zinda (le roi vivant). C’est un chef d’œuvre de l’architecture médiévale de l’Asie Centrale construit aux 14e et 15e siècles. L’art de la céramique y prend tout son sens. La nécropole est composée de plusieurs mausolées dans des styles différents et c’est un lieu de pèlerinage, équivalent de Saint-Jacques de Compostelle pour les catholiques.

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Nous visitons les différents mausolées, tous plus beaux les uns que les autres. Tant de beauté qu’il est difficile de tout voir, impossible de tout photographier… Et nous faisons une photo de groupe avec un photographe professionnel qui accepte d’en faire aussi avec mon appareil.

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Puis nous partons visiter une fabrique de papier de soie. On nous explique les différentes phases de fabrication et assistons à l’épluchage des écorces de bois de muriers jusqu’au polissage du papier brut avec une agate ou un coquillage. Ce sont les chinois qui ont dévoilé le secret de fabrication contre leur liberté lors d’un conflit au 9e siècle.

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Puis nous allons visiter le musée de l’observatoire d’Ouloug Beg, le Prince astronome. Ce petit-fils de Tamerlan était passionné de sciences et techniques. Il avait mis au point un sextant géant, en fait, le plus grand quadrant de 90° jamais vu, mais dont seuls 60° étaient utilisés. Il est profondément enroché afin de réduire les conséquences des séismes de 11 mètres est constitué de deux parapets de marbre gradués en degrés et en minutes. Le sextant est désormais abrité sous une voûte couvrant le centre l’observatoire.

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Après déjeuner, nous visitons la Mosquée Bibi Khanoum, qui signifie « première épouse », édifiée au 14e siècle et restaurée à partir de 1974 par les soviétiques. Cet édifice est toujours en cours de restauration. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans la cour un lutin en marbre qui soutenait le coran sacré écrit sur peau de gazelle. Il pèse 22 kg et 300 pages. Il est maintenant au Centre religieux de Tachkent.

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Nous terminons nos visites de la journée par un tour au marché qui se trouve à côté de la mosquée, et rentrons ensuite au parking de l’hôtel.

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Bonus nocturne : nous reprenons l’autocar à la nuit tombée et retournons au Reghistan et au Gour Emir. C’est un enchantement !

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J 74 à J 76 – d’Andijan à Samarkand

Vendredi 17 août – Visites dans la vallée de Ferghana

Partis en autocar dès 8:00, Rustam notre guide et accompagnateur nous parle de son pays, l’Ouzbékistan. C’est le 2e pays des 5 d’Asie Centrale avec en 1e le Kazakhstan, puis le Turkménistan, le Kirghizistan et le Tadjikistan. L’Ouzbékistan compte 32,5 millions d’habitants, dont 9 millions dans la vallée de Ferghana, région la plus peuplée.

L’activité économique agricole de la région est le coton. La vente de production de fils, de tissus et de prêt à porter est privilégiée à la vente de coton brut. Les fibres de coton sont donc utilisées pour le textile et les graines pour les semences suivantes et aussi transformées en huile pour un usage alimentaire.

En Ouzbékistan plusieurs langues sont parlées : l’Ouzbèke d’origine turque, le Tadjike (langue de « l’élite »), le Russe, langue internationale des pays anciennement dirigés par l’URSS. L’enseignement de l’Ouzbèke ou du Russe est au choix des familles. Le Russe est d’avantage choisi pour obtenir un bon travail. L’anglais est enseigné à partir de l’âge de 7 ans.

Nous arrivons 2 heures plus tard à Kokand « la ville du vent », ancienne capitale du Khanat de Kokand, jusqu’en 1876. Et nous allons visiter le Palais de son ancien gouverneur Khoudayar Khan, qui a servi de garnison militaire aux Russes, puis d’exposition de l’artisanat local et enfin de Musée d’histoire de la ville de Kokand.

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Puis nous visitons la Mosquée Juma, qui était la première « mosquée du vendredi » de Kokand. Elle a été construite au début du 19e siècle, dans le style rural propre à la région. Fermée pendant l’époque soviétique elle a rouvert en 1989 après restauration. Dans sa cour, s’élève un minaret de 22 mètres de haut et sa cour couverte est soutenue par 98 piliers polychromes en bois des Indes.

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Nous repartons ensuite pour Richtan, à une petite heure de route de là. Nous y prenons notre déjeuner dans une fabrique de céramique. Le maître céramiste porte de même nom que notre guide Rustam Ousmane, sans lien de famille. Nous assistons ensuite aux différentes phases de fabrication des pièces de céramique. Un jeune homme travaille sur un tour et confectionne un vase. Plus loin, un homme et une jeune fille peignent les motifs décoratifs dans des plats. Quelle précision du geste !

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Notre dernière visite concerne une soierie à Marguilan également distante d’une heure de route. Nous voyons tout d’abord le filage des cocons de vers à soie. Un cocon peut dérouler en moyenne 4.500 mètres de fil de soie. Puis dans un atelier on nous explique la technique de l’ikat qui consiste à colorer le fil avant le tissage pour composer un motif. Technique que j’avais déjà vue à Bali. Dans un autre atelier nous observons les femmes qui travaillent sur les métiers à tisser et réalisent le motif créé sur le fil dans l’atelier précédent. Enfin, nous passons inévitablement par la boutique et certaines bourses se délient… Attention à la conversion, un euro égal environ 9000 sums.

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Enfin, nous rentrons à Andijan à la nuit tombée. Et nous devons trouver un magasin de téléphonie pour activer nos cartes Sim ouzbèkes et les charger de quelques Go pour accéder à Internet. Et ce n’est pas gagné !

Samedi 18 août 2018 – d’Andijan à Tachkent

Nous quittons Andijan vers 9:00, après avoir fait quelques courses, pour une étape de plus de 360 km. Il fait déjà 29°, et Garmin, notre GPS, est inopérant… La carte routière est peu détaillée et les panneaux indicateurs sont assez rares.

Après quelques kilomètres en direction de Kokand nous traversons une petite ville et le doute s’installe car les repères indiqués sur la feuille de route ne sont pas au rendez-vous. Je descends du camping-car pour demander la route de Tachkent. Effectivement, nous nous sommes trompés et devons rebrousser chemin.

Nous sommes soulagés de retrouver la nationale A373 et nous redoublons d’attention pour la suite du parcours. Nous n’avons pas vu le marché au pain indiqué sur la feuille de route. Sans doute à cause de notre erreur de parcours. Par contre nous traversons un marché très animé quelques temps plus tard. Les champs qui bordent la route sont en culture de coton. Les agriculteurs vendent leurs productions de fruits et légumes sur le bord de la route. Celle-ci est en assez mauvais état et ne permet pas de rouler vite. Lors de la pause pour déjeuner, nous n’avons pas encore parcouru la moitié de l’étape.

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L’après-midi, nous retrouvons la montagne, toujours le massif du Tian Shan et passons un col aux environs de 2000 mètres d’altitude. En redescendant sur l’autre versant, nous nous arrêtons à un point de vue impressionnant et plus loin auprès d’une retenue d’eau d’un barrage hydroélectrique. Plus tard, nous cherchons une station-service qui sert du gasoil. Marchandise rare en Ouzbékistan. Heureusement quelques baroudeurs sont passés avant nous et l’ont indiquée sur Whatsapp. La pompe est hors d’âge. La route est bordée d’arbres protégés à la chaux comme portant de grandes chaussettes blanches.

 

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L’arrivée dans Tachkent se complique car d’importants travaux sont en cours pour créer une 4e ligne de métro et modifie le parcours que nous aurions dû prendre pour nous rendre au parking qui nous est réservé cette nuit. Le pointeur du GPS est seul au milieu de l’écran et le petit drapeau d’arrivée fini par apparaître en haut de l’écran. Nous approchons et passons devant les repères indiqués sur la feuille de route. But !

Dimanche 19 août – de Tachkent à Samarkand

Avant de quitter Tachkent, nous partons faire un tour à pied dans la capitale avec quelques autres baroudeurs. A côté de l’hôtel Ouzbékistan, se trouve le parlement ouzbèke, joli bâtiment moderne. Il faut dire que la ville a été détruire en 1966 par un tremblement de terre de 8,2 sur l’échelle de Richter. Donc beaucoup de bâtiments sont récents. Nous traversons le square de la place Amir Timour et admirons la statue équestre de Tamerlan qui a donné son identité à l’Ouzbékistan.

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Nous poursuivons notre promenade jusqu’à la place de l’indépendance. En chemin nous découvrons l’ancienne résidence Romanov (de la famille du Tsar), plus loin le Ministère des Finances, puis en revenant le symposium.

 

Notre étape du jour nous emmène vers Samarkand. La route est assez mauvaise dans l’ensemble. A la sortie de Tachkent, nous sommes retardés par un embouteillage aux abords d’un marché populaire. Mais nous nous arrêtons à Baxt pour déjeuner et faire un petit tour de marché.

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L’après-midi nous roulons encore plus de 200 km jusqu’à l’étape du soir. Le paysage ne présente aucun intérêt. Seulement quelques scènes de vie appellent mon attention de photographe. Nous arrivons vers 18:45 à Samarkand et le briefing à lieu à 20:00 dans une salle de réunion de l’hôtel Registan.

 

J 70 à J 73 – Kirghizistan

Lundi 13 août – de Kashgar à la frontière Kirghize

Ce matin, dès 8:00 nous partons en convoi pour la frontière entre la Chine et le Kirghizistan. Il y a déjà 25° à Kashgar. Nous traversons la ville et prenons l’autoroute G3013. La montagne est belle sous le soleil levant. Vers 10:00 nous nous arrêtons à un premier check-point. Les passagers descendent pour présenter leurs passeports dans un bureau alors que les conducteurs vont garer les véhicules sur un parking et rejoignent les passagers. Et l’attente commence.

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Quelques minutes plus tard, on nous demande d’aller attendre dehors. Nous sommes en altitude à environ 2100 mètres, il n’y a plus que 17°. Chacun retourne dans son véhicule pour aller chercher une veste, un gilet… Et le temps passe, on papote,… On commence à sortir les cuvettes et les raclettes pour nettoyer les pare-brise. Et le temps passe…

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Mais je vais vous la faire courte. Après avoir passé plus de 10 heures entre notre arrivée et notre départ de la frontière chinoise, nous reprenons la route. Il fait bientôt nuit. Nous arrivons à la frontière Kirghize peu avant 23:00 : Fermée ! Nous improvisons un bivouac sur un parking à côté de poids-lourds. Nous entrerons au Kirghizistan demain matin.

Mardi 14 août – de la frontière Kirghize à Gülchö

En nous réveillant, nous découvrons le décor montagneux qui nous entoure. Cela aurait été dommage de faire cette route de nuit. Les sommets sont enneigés. Heure locale, nous nous présentons à la frontière à 7:45. Nos passeports sont déjà dans les mains des douaniers depuis la veille au soir. Ils ont été transmis par nos accompagnateurs. Cela nous permet de passer devant tous les poids-lourds stationnés à la frontière. Nous parcourons environ 4 km, un nouvel arrêt, puis un autre 1 km plus loin, contrôles des passeports… Et nous arrivons bientôt à la douane.

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Tout le monde descend. Les chauffeurs avec les papiers du véhicules d’un côté, les passagers d’un autre côté. A nouveau, contrôle des passeports, photographie, et on attend. Il paraît qu’ils veulent contrôler nos bagages. Nous n’avons pas de bagages. Alors, nos vélos ? ! Alors nos appareils électroniques… Finalement rien de tout ça. Mais nous n’obtenons les papiers nécessaires à la circulation sur le territoire kirghize qu’à 12:15.

A la sortie, nous échangeons nos yuans restant avec des « Soms » pour faire quelques achats de  première nécessité : de l’eau, des primeurs, le plein de gasoil. Le paysage est grandiose. Les neiges éternelles à plus de 6.000 mètres d’altitudes scintillent sous le soleil. Et nous repartons pour de nouvelles aventures… La route est un peu chaotique par endroit, mais quel spectacle ce paysage.

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Le parking où nous stationnons ce soir est voisin d’une grande salle dans laquelle se déroule aujourd’hui un mariage. Notre guide Sergei nous informe que nous sommes invités à cette cérémonie à partir de 21:00. Nous entrons dans la salle où 200 personnes sont attablées Les mariés arrivent et s’installent à la table d’honneur sur l’estrade au fond de la salle. Quelques danseuses interprètent des danses traditionnelles. Quelques baroudeurs dansent aussi…

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Mercredi 15 août – de Gülchö à Osh

Ce matin nous partons vers 8:30 pour une distance d’environ 90 km jusqu’à Osh, deuxième plus grande ville du Kirghizistan qui compte 800.000 habitants. Nous descendons dans la vallée. Le paysage est beau mais moins surprenant que la veille.

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En arrivant en ville nous nous mettons à la recherche d’un bureau de change pour échanger les yuans qui nous restent, contre des Soms Kirghizes et des Sums Ouzbeks. Dans l’après-midi, nous partons en groupe en excursion pour visiter le Musée des grottes de la Ville d’Osh. Créé en 1978 sur 2 étages dans des grottes naturelles, il présente les religions qui ont existé en Asie centrale.

Tout d’abord la Zorastrie au 6e et 7e siècle avant JC. Cette religion est encore pratiquée en Iran et en Irak. Les dépouilles des morts étaient déposées dans une « tour du silence » et ainsi offertes aux oiseaux. Cette tour faisait 30 mètre de hauteur pour 40 de diamètre. Le livre sacré de la Zorastrie s’appelle Avesta. Dans les grottes ont été trouvés des cercueils en bois datant du 2e siècle après JC, dont celui d’une petite fille momifiée.

Il n’y a pas de bouddhistes au Kirghizistan. Le chamanisme kirghize vient du massif de l’Altaï. Traditionnellement, les chamanes étaient des médecins. Ils savaient prédire l’avenir, donnaient des conseils aux rois. Ils savaient appeler la pluie ou la neige et influencer les bonnes choses pour l’agriculture, le commerce, les affaires…

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Dans ce musée, une tombe kirghize du 6e siècle est présentée. Le nombre de pierres dans le milieu de la tombe indique l’âge de la personne lors de sa mort.

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Dans le grand escalier, que nous empruntons pour accéder au 2e étage, sont exposés les animaux de totem : aigle, sangliers, mouflon, ours brun, blaireau. Le 2e étage est une grande salle vitrée donnant sur une terrasse surplombant la ville d’Osh. Puis nous entamons une « promenade » à flanc de montagne pour rejoindre une petite mosquée. Avec beaucoup de marches à monter, descendre, monter… puis un raidillon qui me fait renoncer à aller jusqu’en haut. Je redescends avec 3 autres baroudeu(r)ses.

Jeudi 16 août – de Osh à Andijan (Ouzbékistan)

Départ peu après 7:00 pour faire un dernier plein de gasoil avant la frontière. Puis nous nous mettons en convoi pour parcourir les 7 derniers km kirghizes. Et l’attente commence… Record battu, nous sortons de la frontière côté Ouzbèke à 14:05, soit une durée de 5:45. Ouf ! Nous voici tranquilles pour une douzaine de jours.

L’altitude n’est plus que de 800 mètres environ et les montagnes laissent bientôt place à une large plaine cultivée. Des champs de maïs s’étendent à perte de vue mais aussi des vignes. Nous traversons un premier village où de nombreux commerces sont ouverts. Nous y trouvons des ressemblances avec la Russie.

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En arrivant à Andijan, nous nous arrêtons pour visiter le Parc Babour, du nom du fondateur de l’empire des grands Moghols. Endroit curieux qui tient de la fête foraine, du jardin public, de la réunion de famille en extérieur… Nous ne connaissons pas d’équivalent chez nous. Il y a de nombreuses tables entourées de tapis et coussins pour prendre un repas, des manèges pour enfants et pour adultes, quelques vendeurs de primeurs, de boissons fraîches, une piste de danse, des brumisateurs pour rafraîchir les passants…

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En repartant du parc, nous suivons le véhicule d’autres baroudeurs pour trouver le parking où nous stationnerons pendant deux nuits, car Garmin nous a abandonnés dans le centre-ville d’Andijan. Mais quelques kilomètres plus loin, le 4×4 des organisateurs passe devant nous et tant mieux car le camping-car que nous suivons rencontre le même problème de GPS que nous !

J 66 à J 69 – de Jinshatan à Kashgar

Jeudi 9 août – de Jinshatan (Lac Bosten) à Kuqa

Départ à 8:30 en convoi, jusqu’au domaine viticole Bainian Manor que nous visitons. Sur notre parcours, nous voyons un troupeau de chameaux en liberté sur le bas-côté de la route. Une petite demi-heure plus tard, nous garons les camping-cars dans la propriété.

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Monsieur Chang, Directeur Général du domaine, nous accueille pour la visite. Il nous présente son entreprise : 130 hectares, 50 employés, et une production de 800.000 bouteilles par an. Il s’agit d’une entreprise privée, créée en 2007 et dont la production a commencé en 2010. Pour l’instant, ils ne travaillent pas à l’export. Un œnologue fait partie de l’entreprise. Il a été formé en Chine, en Australie et en France. Les vendanges ont lieu à partir du 20 août jusqu’au 20 octobre pour les plus tardives, selon les cépages cabernet, pinot noir et merlot.

Etant donné le fort ensoleillement, les vins titrent entre 13 et 15° d’alcool. Bien sûr, pas de chaptalisation, car ils sont déjà très sucrés (240 mg/l). Il s’agit à 100 % de vins bio aux normes chinoises et européennes. Quatre-vingt-dix pour cent de la production sont des vins rouges les dix pour cent restant sont blancs et rosés. Par contre, pour protéger les ceps de vigne des gelées hivernales, ils sont coupés courts et recouverts de 40 à 50 cm de terre pendant la saison froide. Les vins de garde sont vieillis en fûts de chêne importés de France ou des USA.

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Dans la région, environ 80 domaines privés travaillent la vigne. Dans l’Est de la Chine des grands groupes français ont investi dans des domaines viticoles, mais pas dans cette région. Les terrains sont toujours propriété de l’état. Ils sont achetés pour une durée de 50 ans.

Une dégustation suit ces explications données dans le chai. Compte tenu des 400 km qui nous attendent et la tolérance « zéro », la dégustation a un succès assez limité. Mais quelques cartons sont quand même embarqués dans certains véhicules.

Et nous reprenons la route vers l’Ouest, la G3012. La plaine est large, les montagnes au loin sont dans la brume. En fin de matinée, entre deux montagnes, nous apercevons la ville de Korla. Plus tard, nous nous arrêtons devant la barrière d’une station-service. Nous présentons les papiers du véhicule et nos passeports. Mais cela ne suffit pas. Nous finissons par comprendre qu’il faut que je descende du camping-car. Seul le conducteur peut entrer dans la station-service. Je m’exécute et retrouve sur le goudron brûlant de l’aire d’autoroute Jocelyne qui est dans le même cas que moi. Ensemble nous longeons la clôture de la station pour rejoindre nos véhicules à la sortie… Pause déjeuner dans un mini-self où plus de la moitié de la clientèle attablée sont des baroudeurs.

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La montagne est toujours à notre droite, plus ou moins proche, toujours dans la brume. Paysage morne. Rien de palpitant. Enfin, dans l’après-midi, nous apercevons les neiges éternelles à près de 5.000 mètres d’altitude dans la brume de la chaîne montagneuse Kökteke Shan.

Vendredi 10 août – de Kuqa à Aksu, via Kizil

Départ à 8:30 en semi convoi pour rejoindre les grottes de Kizil distantes de Kuqa de 70 km environ. Le trajet montagneux pour rejoindre les grottes est grandiose. Les couleurs, la « texture » des roches sont un spectacle permanent. On ne sait de quel côté regarder et photographier tellement c’est beau.

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Nous passons deux check-points prévenus à l’avance par les organisateurs et n’avons pas besoin de descendre des véhicules ni de présenter nos papiers. Un véhicule de police escorte notre convoi jusqu’à destination. Nous arrivons enfin au-dessus d’une oasis verte entre deux plis de montagne rose orangé et ocre. Nous laissons les camping-cars sur un parking. Aucun sac à dos, à main, aucune banane… ne sont autorisés.

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Je pars avec mon appareil photo et une bouteille d’eau. Il fait déjà 35° dehors. Nous entrons sur le site. Nos accompagnateurs nous guident vers la falaise où les grottes sont creusées. Nous marchons à l’ombre dans une grande allée de peupliers et au fond, nous commençons à apercevoir les grottes au-dessus des arbres.

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Au pied des escaliers qui mènent aux grottes, il m’est demandé de laisser mon appareil photo dans une consigne. Et la petite bouteille d’eau que j’ai dans la poche de ma robe n’est pas autorisée non plus. Dès que je commence à gravir les premières marches pour accéder aux grottes, je vois rouge. Les chinois qui sont devant moi, prennent des photos avec leur téléphone…. Cherchez l’erreur ! Et bien, les téléphones sont autorisés mais pas les appareils photos. Evidemment, il est interdit de prendre des photos dans les grottes. Mais pas avec les téléphones…

Je demande à Philippe notre accompagnateur pourquoi il ne nous a pas prévenus pour éviter cette déconvenue. Pas de réponse. Je me sens le « dindon de la farce ». Vivement lundi prochain, que nous passions à autre chose… Les quelques grottes ouvertes au public présentent l’art bouddhique au 3è siècle de notre ère, venu de l’Inde, avant qu’il ne soit imprégné du style chinois. La plupart des fresques ont été endommagées par des autochtones qui ont gratté la feuille d’or qui recouvrait la robe de Bouddha. Certaines autres ont été emportées dans des musées à l’étranger et notamment à Berlin. Mais les bombardements de la dernière guerre mondiale en ont détruit 70 %.

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Après avoir déjeuné sur place, nous reprenons la route, toujours escortés par un véhicule de police jusqu’à rejoindre la route nationale. Nous passons sans encombre les 2 mêmes contrôles que ce matin. Enfin, nous nous dirigeons vers notre destination du soir à près de 300 km d’ici. Nous reprenons l’autoroute G3012, vers l’Ouest. A la recherche d’une station-service pour faire le plein, nous sommes à nouveau arrêtés à un nouveau check-point. Nous devons descendre du véhicule pour aller présenter nos passeports et récupérer la plaque d’immatriculation provisoire du véhicule laissée à l’entrée du point de contrôle. En repartant, nous passons par la station-service. Ouf ! Je n’ai pas besoin de descendre.

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Aux environs de 16:00, nous roulons à nouveau et le thermomètre extérieur indique 38°. Le paysage est monotone. La montagne à notre droite dont le point culminant est inférieur à 2.300 mètres  et la steppe à perte de vue, avec ou sans végétation selon les endroits. Par contre, toujours beaucoup de fils électriques. Et sur la Route de la Soie, ce ne sont pas des fils de soie. Ils sont bien épais, ils ne facilitent pas la prise de vue. On ne peut s’arrêter sur les autoroutes chinoises. Il faut donc prendre les clichés en roulant, avec les fils électriques…

Nous arrivons à Aksu un peu après 18:00, sur le parking d’un hôtel d’état, il fait 40,5 ° à l’extérieur. D’ailleurs, nous coucherons à l’hôtel les trois prochaines nuits. Les autorités locales n’autorisent pas les nuits en camping-car dans cette région (question de sécurité !) et obligent l’utilisation de chambres d’hôtel. Compte tenu de la chaleur, je pense que nous allons apprécier une chambre climatisée.

Samedi 11 août – Aksu – Kashgar

Après une bonne nuit au frais, nous reprenons la route peu après 9:00, puis l’autoroute G3012. Premier arrêt dans une station-service, et je descends à l’entrée, en attendant que Régis fasse le plein et me reprenne à la sortie…

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La route est droite, monotone. A 9:30, le thermomètre indique déjà 30°. La chaîne du Tian Shan au Nord est toujours à notre droite et nous filons vers l’Ouest.  Le désert du Takla Makan est interminable. Bien des fois, j’imagine ceux qui empruntaient cette route à dos de chameaux, dans les siècles précédents. Quel courage, ou témérité il leur fallait.

Deux check-points dans la matinée. Nous ne descendons ni ne présentons nos papiers. Ils ont été prévenus de notre passage. Dans l’après-midi, le paysage côté Nord s’anime de couleurs flamboyantes variées, par petites touches, ou par tranches, ou mélangées… Quelques couleurs à couper le souffle pour retenir mon attention et m’empêcher de faire une petite sieste.

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Après quatre ou cinq check-points dans la journée, nous arrivons à destination après 16:00. Il y a 36,5° à l’ombre. Comme dirait quelqu’un que je connais : tu n’es pas obligée de te mettre à l’ombre !

Dimanche 12 août – Kashgar

Nous partons en autocar avec Yang, notre accompagnateur, qui nous sert de guide dans sa région Ouïgoure. Il nous rappelle la situation géographique de Kashgar : à l’Ouest le plateau de Pamyr, à l’Est la Chine (autrefois), au Sud le désert de Takla Makan et au Nord la chaîne de Tian Shan. La ville n’existe que grâce à la Route de la Soie. Elle compte 3 millions d’habitants dont 90 % de musulmans.

C’est vrai qu’ici nous avons l’impression d’avoir changé de continent et d’être plutôt au Maghreb.

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Nous passons devant la « nouvelle vieille ville » reconstruite en 2015, sans intérêt. L’UNESCO a exigé qu’une partie ancienne authentique de la ville soit conservée. Puis nous nous rendons au mausolée de la princesse parfumée. Il s’agissait d’une concubine ouïgoure de l’empereur Qianlong. Elle se languissait de son pays natal et l’empereur lui fit construire une haute tour dans la cité interdite pour qu’elle puisse regarder du côté de l’Ouest. Mais à cause des intrigues de la cour, elle s’est suicidée. Dans l’enceinte du mausolée, se trouve également une école coranique et une mosquée de style d’Asie centrale.

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Puis nous repartons vers le marché aux bestiaux qui se tient tous les dimanches à Kashgar depuis 1500 ans. Nous n’y voyons pas de chameaux car il n’y a plus de caravanes dans le désert, mais des yacks, des bovins, des moutons, des chèvres. Le tout avec les odeurs qui vont bien. Et pour nourrir tout ce monde, de la paille, du foin, des céréales,… et aussi pour les commerçants et visiteurs des brochettes, des beignets à la viande, quelques fruits et légumes, des fruits secs. Nous passons devant quelques « boucheries en plein air ».

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En fin de matinée, nous visitons dans un magasin d’état qui vend des tapis de laine, de soie, des foulards en soie, en cachemire, des bijoux et objets précieux… Bien chers. Après déjeuner d’un repas ouïgour typique, nous partons pour le « grand bazar » de Kashgar. Alors là, nous trouvons de tout, à tous les prix, et on peut marchander. Il y en a pour tous les goûts, toutes les bourses et les négociateurs s’en donnent à cœur joie.

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Enfin, nous repartons pour une visite « éclair » à la mosquée de Kashgar qui se trouve près de la vieille ville et de notre hôtel. Aucun sac, aucun appareil photo ni téléphone ne doit entrer. Je reste à l’extérieur… Puis nous revenons à pied à l’hôtel distant d’un km environ.

Ce soir, Philippe et Yang nous offre l’apéritif pour notre dernier briefing car demain nous passons la frontière entre la Chine et le Kirghizistan.

 

J 62 à J 65 – De Dunhuang au Lac Bostan

Nous revoici, nous revoilà, avec un léger différé et nos excuses pour cette interruption de nouvelles bien indépendante de notre volonté…

Dimanche 5 août – de Dunhuang à Hami

Après une journée de grisaille et de pluie, le soleil est revenu. Aujourd’hui, nous partons tous à la même heure, 8:30, car nous arrivons dans la région Ouïgour qui est plus contrôlée que celles que nous avons déjà traversées.

Nous quittons Dunhuang, en passant par quelques rues non goudronnées. Merci Garmln ! Puis roulons sur la route nationale G215. Nous nous suivons. Quelques équipages s’arrêtent ici pour faire le plein, ou là pour acheter des fruits. Mais nous ne devons pas quitter la route préconisée par les organisateurs. Plus loin, nous rejoignons l’autoroute G30. L’autoroute et la route sont parallèles.

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Nous retrouvons aussi le désert de Gobi, avec des couleurs qui font penser aux terrils où des ocres tirant parfois sur l’orangé. Pas un arbre, pas une « miette » d’ombre.

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Arrivés en pays Ouigour, les panneaux indicateurs ne sont plus qu’en chinois et en arabe. Sur notre parcours, nous rencontrons plusieurs check points (points de contrôles) dont un  auquel nous devons tous passer ensemble. Tant que tous les équipages ne sont pas présents, tous les autres sont bloqués… De même, pour faire le plein de gasoil, les stations-services sont barricadées. Pour franchir leur barrière, il faut montrer les passeports et les papiers du véhicule. Bien sûr, pas de photo de ces épisodes.

 

Une soixantaine de kilomètres avant d’arriver à Hami, la verdure s’installe dans le paysage. Hami est une ancienne oasis. Nous arrivons à notre destination sur un parking d’hôtel en plein soleil. Il y a 37° dans le camping-car. Ce soir, Isabelle fête son anniversaire et la soirée se prolonge alors que le vent se lève et semble apporter un semblant de fraîcheur.

Lundi 6 août – de Hami à Turpan

Nous sortons de Hami et reprenons l’autoroute G30. Nous longeons la chaîne montagneuse du Barköl Shan dont le sommet culmine à 4281 mètres d’altitude. Quelques neiges éternelles y subsistent.

Une quarantaine de kilomètres plus loin, nouveau check point. Tout le monde descend. Les véhicules sont garés sur un parking, conducteurs et passagers descendent pour présenter les passeports et papiers du véhicule. Et nous attendons auprès d’un guichet, en plein soleil, au milieu de la chaussée.

Les chinois arrivés avant nous, passent chacun leur tour. Quand arrive le nôtre, on nous fait comprendre qu’on n’a pas besoin d’attendre ici. Une liste a déjà été transmise par les organisateurs et nous dispense de ce contrôle. Sauf que nous avons déjà confié aux autorités les plaques d’immatriculation des véhicules et qu’il faut les récupérer. On nous les remet en vrac. Quelle plaque appartient à quel véhicule ? Enfin, chacun retrouve la sienne et nous repartons.

Le paysage pourtant désolé est varié et nous offre une palette de couleurs allant du gris anthracite aux ocres. En début d’après-midi, nous traversons des vignobles et voyons aussi des séchoirs pour les fameux raisins secs de Turpan. Puis nous descendons dans la « dépression » de Turpan qui se situe en dessous du niveau de la mer jusqu’à moins 155 mètres d’altitude.

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La chaleur est suffocante en descendant du camping-car. Sur le parking de l’hôtel en plein soleil, une heure après notre arrivée, le thermomètre intérieur indique 48°. Heureusement j’ai pu trouver une chambre pour les 2 nuits que nous passons ici.

Mardi 7 août – Turpan

Nous partons en autocar à 8:30 pour la visite de l’ancienne citadelle de Jiaohe datant de 1060 avant JC. Elle se trouve à 6 km de Turpan. La chaleur dès le matin est déjà forte. Etant gênée par un fort rhume et des troubles du rythme cardiaque depuis quelques jours, je ne vais pas suivre le groupe des baroudeurs jusqu’en haut du plateau car le chemin d’accès est escarpé. Je reste en bas à l’ombre des arbres, avec Isabelle et Suzanne.

Plus tard, nous allons visiter des vignes arrosées par un système complexe d’irrigation du nom de Karez utilisé dans la région depuis plus de 2000 ans. Les canaux qui le composent représentent une longueur totale de 6.000 km. Sans cette irrigation, Tourfan serait rapidement vouée au désert. L’eau vient de la fonte des neiges des montagnes environnantes.

Heureusement, il y a de l’ombre sous les vignes prêtes à être vendangées à partir du 15 août. Les grappes mûres pendent entre les treillages et s’offrent à nous. Nous goûtons quelques grains, mûrs à souhait, sans pépin, sucrés, bien agréables.

Nous terminons la demi-journée de visite par la mosquée Imin Ta de style afghan datant de 1778. Mais la grande esplanade qui s’étend devant l’édifice est en plein soleil et il est plus de midi. Je ne me sens pas la force d’aller plus loin. D’ailleurs, le groupe de ceux qui renoncent à « s’aventurer » sous le soleil s’est étoffé. Nous sommes tous plus ou moins amorphes. Les bouteilles d’eau défilent. Nous cherchons tous un siège pour nous asseoir, à défaut, nous nous asseyons par terre.

Vers 15:00 je retrouve ma chambre d’hôtel et son antique climatiseur. Mais au moins il fait plus frais que dehors et je fais une bonne sieste. Merci d’excuser cette brève interruption de l’image…

Mercredi 8 août – de Turpan à Jinshatan (Lac Bostan)

Nous faisons ce matin quelques courses avant de quitter Turpan. Puis nous prenons la route avec Alain et Isabelle et Marc et Suzanne.

Sur notre parcours nous voyons encore des vignes et quelques séchoirs à raisins. Puis le paysage change après être descendus autour de 80 mètres en dessous du niveau de la mer, nous remontons et traversons pendant quelques kilomètres une large plaine entourée de montagnes dissimulées par la brume.

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En approchant de la montagne les couleurs changent, les formes aussi. Tantôt arrondies, tantôt pointues, la palette s’étire du gris au blond avec des grandes coulées de sable, tel un sablier renversé entre deux montagnes. Peu de végétation, quelques touffes par ci par là. La route toujours belle, avec beaucoup de camions, aujourd’hui c’est la G3012. En fin de matinée nous franchissons un col à près de 1900 mètres d’altitude pour redescendre ensuite à 80 mètres.

Photos n°25 à 118

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Dans l’après-midi, après avoir passé quelques nouveaux virages entre les montagnes, nous roulons sur une chaussée toute droite. La plaine est aride avec seulement quelques touffes de verdure mais aucune trace de vie animale. L’altitude oscille entre 1330 et 1450 mètres. Mes oreilles se bouchent et se débouchent au gré des variations. Un train passe à quelques centaines de mètres de la route.

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Nous arrivons à destination sous un soleil de plomb mais il ne fait plus que 36° ! J’avais cru comprendre que nous serions au bord du lac. Mais il est à 800 mètres de notre lieu de parking. Je préfère l’ombre d’une tonnelle recouverte de vigne vierge à une marche en plein soleil. Il paraît que l’eau est bonne, mais comme vous le savez pour certains d’entre vous, l’eau n’est pas mon élément préféré.

J 58 à J 61 – Route de la Soie – 2

Mercredi 1er août de Yongchang à Zhangye

Après une matinée de repos et un tour au marché local, nous prenons la route en début d’après-midi pour une courte étape de moins de 200 km.

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Au marché, très coloré, nous trouvons les produits frais dont nous avons besoin et nous avons toujours autant de succès avec les chinois. Alain sympathise avec un policier. Un des photographes qui était au camping hier soir pendant la réception, nous suit et nous photographie sans cesse. Il m’a même photographiée un peu plus tôt alors que je détendais du linge !?

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L’après-midi, nous reprenons la route, G30 vers l’ouest. Nous y trouvons quelques kilomètres plus loin, des vestiges de la Grande Muraille, bien différents de ceux que nous avons visités. Ceux-ci sont restés en l’état. Nous voyons dans la plaine plus où moins large du corridor de la Soie, des champs recouverts de panneaux solaires ou d’éoliennes.

Nous arrivons au camping Beihaizi avant 17:00 Nous sommes parqués sur les aires de stationnement des chalets à louer. Le camping à la chinoise est très particulier. Les chinois qui possèdent un camping-car, ne couchent pas dedans mais dans une chambre d’hôtel ou un chalet sur un camping. Ils n’y font pas la cuisine non plus car n’ont pas le droit au gaz…

 

Jeudi 2 août  – de Zhangye à Jiuquan

Nous partons à 8:30 en quasi convoi du camping pour nous rendre en centre-ville de Zhangyue pour visiter le temple du plus grand Bouddha couché de Chine. Il s’agit d’une statue en bois peint de 34 mètres de longueur.

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Nous visions le musée qui est consacré et voyons une maquette qui explique la construction de la statue. Puis après avoir flâné dans le quartier, nous reprenons la route G30 pour un peu plus de 200 km. A la sortie de l’autoroute les organisateurs nous distribuent des nouveaux t-shirts arborant le logo de la banque postale chinoise. Nous arrivons au point de rendez-vous avant 14 heures et espérons déjeuner avant la rencontre qui est prévue à 14h30. Mais il n’en est rien. Aussitôt arrivés les organisateur chinois nous accaparent pour faire des photos, pour coller des nouveaux logos sur le véhicule. Encore un repas pris à la sauvette et nous partons pour une visite de la « Forêt de pierres ».

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Nous nous attendions à marcher dans une forêt où des pierres seraient disposées. En fait, nous entrons dans un centre commercial au-dessus duquel est installé un musée exposant des pierres et des pièces de bois. Certaines des pièces exposées sont à l’état brut, d’autres travaillées et sculptées. Etonnant d’originalité. Le cadre est splendide. Vingt-cinq salles d’exposition dans un écrin contemporain avec de la verdure. Inattendu en centre-ville.

La visite se poursuit par cette d’une réplique d’un palais royal. Il faut dire que le propriétaire de ce lieu est l’une des plus grosses fortunes de Chine. Puis nous reprenons nos véhicules, en convoi, escortés par la police, jusqu’au parc … pour découvrir la fontaine de vin et enfin nous repartons car nous sommes attendus pour une présentation de la ville, de la région et de leurs attraits touristiques. Le 1er adjoint au maire, un ami de Philippe, nous présente sa ville et sa région en large et en travers. Trois quarts d’heure de discours. Puis nous assistons à des danses folkloriques et deux interprétations d’instruments de musique typiques : la flûte et le violon chinois. Et re-photo de groupe. Il faut dire que les paparazzi de nous quittent plus depuis deux jours.

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Enfin, nous sommes invités à nous restaurer autour d’un buffet varié et bien garni.

Vendredi 3 août – de Jiuquan à Dunhuang

Ce matin vers 8:00, nous repartons en convoi escortés par la police pour sortie de Jiuquan. Nous nous dirigeons vers Jiayugan pour visiter sa Forteresse qui, au moyen-âge délimitait la frontière ouest de la Chine.

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Du haut des tours de la forteresse, on découvre le désert tout proche. De nombreuses cours composent l’édifice. Il y a même un théâtre qui permettait de divertir les soldats en garnison.

Puis nous reprenons l’autoroute G30, toujours vers l’Ouest, en direction de Dunhuang. Le paysage est monotone. Le sable, le sable, des dunes, des rochers, quelques champs d’éoliennes. Nous nous arrêtons dans l’après-midi faire une pause sur une aire de services. De toute façon, on ne peut s’arrêter nulle part ailleurs. Sous un auvent, nous achetons des baies de goji en sachets sous vide à moins de 8€ le kilo. Il faudrait être fou pour ne pas en profiter.

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En approchant de Dunhuang, le ciel s’obscurcit et la pluie commence à tomber. Tant mieux, cela va rafraîchir l’atmosphère car il  y a 32° dehors.

Samedi 4 août – Dunhuang

Départ à 7:30, tous ensemble et en covoiturage pour la visite des grottes de Mogao. Nous laissons les véhicules sur un parking. Nous entrons dans le centre de recherche et assistons à deux projections de films. L’un explique l’histoire des grottes depuis leur origine. L’autre montre les grottes principales, les statues et  les fresques qu’elles contiennent.

Puis nous sortons pour prendre un autocar qui nous emmène en une vingtaine de minutes sur le site des grottes. Déjà, sur la route nous voyons des grottes creusées dans les falaises.

Nous retrouvons devant un mur tapissé d’escaliers, et coursives, de portes ouvertes ou fermées… Toutes les portes sont numérotées, il y en a plus de 400. C’est déroutant. Ce sont les guides qui ouvrent et fermes les portes des grottes au gré des visites. Une guide francophone nous entraîne dans la visite de plusieurs grottes où nous découvrons des statues et peintures rupestres datant d’avant JC ou d’autres du 2è ou 3è siècles après JC. Aucun éclairage, seulement les torches des guides, ou des visiteurs.

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Aucune photo n’est autorisée pour ne pas abîmer les peintures… Et la respiration des visiteurs ? La pluie s’est invitée depuis le début de la matinée et ne cesse de s’intensifier. Cela gâche un peu la visite.

Ce site chargé d’histoire, malgré tout, ne me laissera pas un souvenir inoubliable. Les films proposés au début de la visite étaient très intéressants. Mais la visite est décevante, à mon avis.

Cet après-midi, repos bien mérité !

J 54 à J 57 – Départ pour la Route de la Soie

Samedi 28 juillet – de Xi’an à Pingliang

Ce matin nous sommes les invités de la municipalité de Xi’an qui organise en notre honneur une manifestation pour fêter notre départ sur la Route de la Soie. Nous avons reçu la consigne d’être prêts à partir pour 8:30. Pendant notre absence hier, une estrade a été installée sur l’esplanade où nos véhicules sont stationnés.

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Le maire, retenu dans une réunion importante, a délégué ses pouvoirs à deux personnes de son entourage : le responsable des affaires étrangères et le responsable de la société de l’eau. Le premier prend la parole pour se féliciter de l’amitié franco-chinoise et de l’organisation du périple qui passe par la Route de la Soie et nous souhaite bonne chance et bonne route.

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Un court spectacle de danse traditionnelle puis de musique classé au patrimoine immatériel culturel mondial nous est proposé. Gil, vice-président de la FFCC, prend la parole à son tour pour remercier et exprimer notre satisfaction des visites et attentions dont nous avons bénéficié depuis notre arrivée dans la ville. Et les congratulations se terminent avec le deuxième représentant de la mairie et l’envoi de confettis au moyen de deux canons…

Une photo de groupe est prise sur le podium. Puis nous sommes invités à regagner nos véhicules pour un départ en convoi. Et nous voici à nouveau sur l’autoroute pour plus de 300 km.

Convoi exceptionnel de yourtes ?!

Au péage de Tingkou, des camions de convoi exceptionnels sont arrêtés sur le côté. On dirait qu’ils transportent des yourtes toutes montées…

Dans l’après-midi, le paysage change. Nous voyons, de part et d’autre, dans la montagne des habitats troglodytiques. Avant Jingchuan, des falaises argileuses en terrasses comme des châteaux de sable, des immeubles en construction, tellement hauts et étroits, que l’on craindrait qu’ils tombent au premier coup de vent, un fleuve à sec, ou presque.

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Après le briefing nous partons dans la vieille ville de Pingliang (reconstruite en 2010 « en carton-pâte ») nous promener et dîner avec plusieurs équipages. Nous nous asseyons autour d’une table et commandons des brochettes et des nouilles. Crise de rire quand il faut manger les nouilles avec les baguettes. Les baroudeurs sont l’attraction du jour et nous faisons des photos avec des passants et le cuisinier.

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Dimanche 29 juillet – de Pingliang à Yongjing

Ce matin nous partons avec trois autres équipages pour suivre en partie la route S312, une nationale. Nous souhaitons voir les villes et villages de plus près, nous approcher de la population si possible. Ce que l’autoroute ne nous permet pas.

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Nous regagnons d’abord la G70, puis la G22 que nous quittons à Longde pour la S312. Nous traversons des villages. Marc et Suzanne en profitent pour faire laver leur véhicule. Marc ne peut s’empêcher d’aider pour être sûr que cela soit bien fait. Puis nous reprenons la route jusqu’à Huining où nous faisons notre pause déjeuner, garés sur une contre allée. L’avenue est très large, deux fois quatre voies. Et il n’y a presque pas de circulation. On peut dire que les chinois voient grand. Autant que pour les immeubles en construction. Des villes entières sortent de terre.

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Au gré de notre parcours sur la nationale, nous découvrons des paysages de montagne avec des cultures en terrasses. Mais aussi, ce qui est surprenant, peu de montagnes à l’état naturel. C’est-à-dire qu’elles sont presque toujours modelées par la main de l’homme, pour des cultures en terrasses, pour faire passer une route, un pont… C’est assez perturbant. Je me rends compte que partout où je regarde, tout a été fabriqué, modelé, transformé. Rien n’est à l’état brut.

Finalement, dans l’après-midi, Régis et moi décidons de reprendre l’autoroute. Nous devons arriver au point de rendez-vous du soir pour le briefing à 19:00 et il nous reste plus de 200 km à parcourir. Par la nationale, cela ne semble pas réalisable avec la limitation de vitesse et les camions qu’il est parfois difficile de doubler. Jean-François et Monique font comme nous. Alain et Isabelle et Marc et Suzanne continuent par la nationale.

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Par endroit les tunnels se succèdent pour traverser la montagne. Certains font près de 10 km de long. Le contournement par le nord de Lanzhou nous paraît sans fin. Il y a des portions embouteillées à cause de travaux. Nous arrivons finalement à destination, sur un camping neuf ouvert depuis un an, seulement à 18:25 alors de Philippe, notre accompagnateur local, annonce que le directeur du camping nous offre un apéritif dînatoire dès 18:30.

Comme la veille à Xi’an, le directeur du camping fait un discours et nous souhaite la bienvenue et bonne route pour la suite de notre périple. Gil lui transmet nos remerciements pour l’accueil qu’il nous réserve et lui remet le « label de camping agréé » par la FFCC ainsi qu’une bouteille de vin français. Le buffet est ouvert et nous nous régalons tandis que les derniers équipages arrivent seulement.

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Le briefing se tient après ce repas surprise. Nous apprenons que la route que nous devions emprunter le lendemain est fermée, à partir de cette nuit, pour travaux pendant un an. Les organisateurs suggèrent donc un autre itinéraire qui nous oblige à repasser par Lanzhou. Nous devions faire 165 km. Cela risque d’être multiplié par 2. A voir.

Lundi 30 juillet – de Yongjing à Xiahe

Réveillés à 6:00 par les entraînements « militaires » de jeunes gens à proximité du camping, nous partons à 8:00, avec les équipages 01, 17 et 20. Nous suivons le 4×4 des organisateurs. Nous remontons jusqu’à Lanzhou pour prendre la G75 puis la S2 en direction de Linxia.

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Nous longeons le Fleuve Jaune dès notre départ pendant quelques kilomètres, puis nous passons Lanzhou sans trop d’encombres. Quand nous arrivons sur la G75, le paysage change. Cette vallée est plus aride que les paysages précédents.

Lorsque nous bifurquons vers Linxia avec la S2, nous retrouvons de la verdure à profusion et nous nous étonnons de voir autant de minarets hérisser le paysage. En effet, Linxia est une ville musulmane et cette religion s’est propagée dans toute la vallée en amont et en aval de la ville.

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Après avoir passé Linxia, la route continue de monter. Nous nous arrêtons au bord de la route pour quelques achats de fruits et faisons une photo souvenir avec une famille chinoise arrêtée à côté de nous. A certains endroits, les murs qui soutiennent les bas-côtés sont décorés. Sur le bord de la route un moine descend vers la vallée.

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Nous arrivons au point de rendez-vous pour la visite du Monastère bouddhiste de Labrang. Deux des six lamaseries de Chine sont situées dans la région autonome tibétaine, une à Xiahe que nous allons visiter, et une à Xining. Ces monastères forment les moines jusqu’au « grade » de Lama.

Nous visitons certains bâtiments, l’école de médecine chinoise et des temples bouddhistes. Aucune photo n’est autorisée à l’intérieur et nous ne devons pas non plus photographier les moines. Sinon, ils vont perdre leur âme. Par contre, ils ont presque tous un smartphone, peut être connecté en 4G avec Bouddha !

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Ensuite nous reprenons la route de montagne pour un bivouac à 3200 mètres d’altitude. Nous nous arrêtons en altitude pour admirer le paysage. Plus loin, une partie de la route est en travaux et forme des ornières. Mais juste après nous trouvons une route bétonnée, à une seule voie qui grimpe dans la montagne. Nous arrivons à destination sans trop savoir où nous garer.

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Aujourd’hui nous avons parcouru 344 km au lieu des 165 prévus initialement. Le briefing se tient de nuit avec moins de 15° à l’extérieur. Chacun est pressé de rentrer au chaud. Les jours se suivent… Mais que sommes-nous venus faire dans ces montagnes. Demain nous devons refaire la même route en sens inverse pour gagner Yongchang, soit 600 km.

Mardi 31 juillet – Xiahe à Yongchang

 

Départ à 7:00 à plusieurs équipages. Le soleil commence à se montrer dans la montagne. Il n’y a que 9° dehors. La route se fait sans problème jusqu’au pont que nous devons traverser à Lanzhou pour franchir le Fleuve Jaune. Une barre de limite de hauteur à 2,40 mètres nous interdit le passage. Nous faisons marche arrière et continuons quelques centaines de mètres sur la voie que nous venons de quitter et nous arrêtons.

 

Vim a trouvé un autre itinéraire pour contourner l’obstacle. Aller, encore quelques kilomètres de plus. Après avoir enfin trouvé la G312, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un petit restaurant en bord de route. Avec Vim et Elisabeth, Ivan et Ljiljana nous nous régalons d’un jarret de porc et de côtes de bœuf bouillis avec quelques tomates, oignons et poivrons.

Nous reprenons la route et entrons bientôt sur la G30. Le paysage est encore différent. Des montagnes arides autour de 2500 mètres d’altitude (la route est à 2250m), le lit des torrents à sec, et plus loin des cultures maraîchères sous serres. Des travaux nous obligent à reprendre la G312 à Dachaigou. Il est bientôt 16:00 et nous devons être à 18:00 au camping de Yongchang où nous sommes attendus (encore) pour des festivités… Et nous n’avons même pas eu le temps de visiter le temple bouddhiste de Wuwei. Les journées sont trop courtes ou les étapes trop longues…

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Et re-discours, et re-remise de label FFCC et re-buffet… au camping de la Forêt de Jujubiers.

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