J 58 à J 61 – Route de la Soie – 2

Mercredi 1er août de Yongchang à Zhangye

Après une matinée de repos et un tour au marché local, nous prenons la route en début d’après-midi pour une courte étape de moins de 200 km.

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Au marché, très coloré, nous trouvons les produits frais dont nous avons besoin et nous avons toujours autant de succès avec les chinois. Alain sympathise avec un policier. Un des photographes qui était au camping hier soir pendant la réception, nous suit et nous photographie sans cesse. Il m’a même photographiée un peu plus tôt alors que je détendais du linge !?

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L’après-midi, nous reprenons la route, G30 vers l’ouest. Nous y trouvons quelques kilomètres plus loin, des vestiges de la Grande Muraille, bien différents de ceux que nous avons visités. Ceux-ci sont restés en l’état. Nous voyons dans la plaine plus où moins large du corridor de la Soie, des champs recouverts de panneaux solaires ou d’éoliennes.

Nous arrivons au camping Beihaizi avant 17:00 Nous sommes parqués sur les aires de stationnement des chalets à louer. Le camping à la chinoise est très particulier. Les chinois qui possèdent un camping-car, ne couchent pas dedans mais dans une chambre d’hôtel ou un chalet sur un camping. Ils n’y font pas la cuisine non plus car n’ont pas le droit au gaz…

 

Jeudi 2 août  – de Zhangye à Jiuquan

Nous partons à 8:30 en quasi convoi du camping pour nous rendre en centre-ville de Zhangyue pour visiter le temple du plus grand Bouddha couché de Chine. Il s’agit d’une statue en bois peint de 34 mètres de longueur.

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Nous visions le musée qui est consacré et voyons une maquette qui explique la construction de la statue. Puis après avoir flâné dans le quartier, nous reprenons la route G30 pour un peu plus de 200 km. A la sortie de l’autoroute les organisateurs nous distribuent des nouveaux t-shirts arborant le logo de la banque postale chinoise. Nous arrivons au point de rendez-vous avant 14 heures et espérons déjeuner avant la rencontre qui est prévue à 14h30. Mais il n’en est rien. Aussitôt arrivés les organisateur chinois nous accaparent pour faire des photos, pour coller des nouveaux logos sur le véhicule. Encore un repas pris à la sauvette et nous partons pour une visite de la « Forêt de pierres ».

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Nous nous attendions à marcher dans une forêt où des pierres seraient disposées. En fait, nous entrons dans un centre commercial au-dessus duquel est installé un musée exposant des pierres et des pièces de bois. Certaines des pièces exposées sont à l’état brut, d’autres travaillées et sculptées. Etonnant d’originalité. Le cadre est splendide. Vingt-cinq salles d’exposition dans un écrin contemporain avec de la verdure. Inattendu en centre-ville.

La visite se poursuit par cette d’une réplique d’un palais royal. Il faut dire que le propriétaire de ce lieu est l’une des plus grosses fortunes de Chine. Puis nous reprenons nos véhicules, en convoi, escortés par la police, jusqu’au parc … pour découvrir la fontaine de vin et enfin nous repartons car nous sommes attendus pour une présentation de la ville, de la région et de leurs attraits touristiques. Le 1er adjoint au maire, un ami de Philippe, nous présente sa ville et sa région en large et en travers. Trois quarts d’heure de discours. Puis nous assistons à des danses folkloriques et deux interprétations d’instruments de musique typiques : la flûte et le violon chinois. Et re-photo de groupe. Il faut dire que les paparazzi de nous quittent plus depuis deux jours.

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Enfin, nous sommes invités à nous restaurer autour d’un buffet varié et bien garni.

Vendredi 3 août – de Jiuquan à Dunhuang

Ce matin vers 8:00, nous repartons en convoi escortés par la police pour sortie de Jiuquan. Nous nous dirigeons vers Jiayugan pour visiter sa Forteresse qui, au moyen-âge délimitait la frontière ouest de la Chine.

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Du haut des tours de la forteresse, on découvre le désert tout proche. De nombreuses cours composent l’édifice. Il y a même un théâtre qui permettait de divertir les soldats en garnison.

Puis nous reprenons l’autoroute G30, toujours vers l’Ouest, en direction de Dunhuang. Le paysage est monotone. Le sable, le sable, des dunes, des rochers, quelques champs d’éoliennes. Nous nous arrêtons dans l’après-midi faire une pause sur une aire de services. De toute façon, on ne peut s’arrêter nulle part ailleurs. Sous un auvent, nous achetons des baies de goji en sachets sous vide à moins de 8€ le kilo. Il faudrait être fou pour ne pas en profiter.

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En approchant de Dunhuang, le ciel s’obscurcit et la pluie commence à tomber. Tant mieux, cela va rafraîchir l’atmosphère car il  y a 32° dehors.

Samedi 4 août – Dunhuang

Départ à 7:30, tous ensemble et en covoiturage pour la visite des grottes de Mogao. Nous laissons les véhicules sur un parking. Nous entrons dans le centre de recherche et assistons à deux projections de films. L’un explique l’histoire des grottes depuis leur origine. L’autre montre les grottes principales, les statues et  les fresques qu’elles contiennent.

Puis nous sortons pour prendre un autocar qui nous emmène en une vingtaine de minutes sur le site des grottes. Déjà, sur la route nous voyons des grottes creusées dans les falaises.

Nous retrouvons devant un mur tapissé d’escaliers, et coursives, de portes ouvertes ou fermées… Toutes les portes sont numérotées, il y en a plus de 400. C’est déroutant. Ce sont les guides qui ouvrent et fermes les portes des grottes au gré des visites. Une guide francophone nous entraîne dans la visite de plusieurs grottes où nous découvrons des statues et peintures rupestres datant d’avant JC ou d’autres du 2è ou 3è siècles après JC. Aucun éclairage, seulement les torches des guides, ou des visiteurs.

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Aucune photo n’est autorisée pour ne pas abîmer les peintures… Et la respiration des visiteurs ? La pluie s’est invitée depuis le début de la matinée et ne cesse de s’intensifier. Cela gâche un peu la visite.

Ce site chargé d’histoire, malgré tout, ne me laissera pas un souvenir inoubliable. Les films proposés au début de la visite étaient très intéressants. Mais la visite est décevante, à mon avis.

Cet après-midi, repos bien mérité !

J 54 à J 57 – Départ pour la Route de la Soie

Samedi 28 juillet – de Xi’an à Pingliang

Ce matin nous sommes les invités de la municipalité de Xi’an qui organise en notre honneur une manifestation pour fêter notre départ sur la Route de la Soie. Nous avons reçu la consigne d’être prêts à partir pour 8:30. Pendant notre absence hier, une estrade a été installée sur l’esplanade où nos véhicules sont stationnés.

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Le maire, retenu dans une réunion importante, a délégué ses pouvoirs à deux personnes de son entourage : le responsable des affaires étrangères et le responsable de la société de l’eau. Le premier prend la parole pour se féliciter de l’amitié franco-chinoise et de l’organisation du périple qui passe par la Route de la Soie et nous souhaite bonne chance et bonne route.

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Un court spectacle de danse traditionnelle puis de musique classé au patrimoine immatériel culturel mondial nous est proposé. Gil, vice-président de la FFCC, prend la parole à son tour pour remercier et exprimer notre satisfaction des visites et attentions dont nous avons bénéficié depuis notre arrivée dans la ville. Et les congratulations se terminent avec le deuxième représentant de la mairie et l’envoi de confettis au moyen de deux canons…

Une photo de groupe est prise sur le podium. Puis nous sommes invités à regagner nos véhicules pour un départ en convoi. Et nous voici à nouveau sur l’autoroute pour plus de 300 km.

Convoi exceptionnel de yourtes ?!

Au péage de Tingkou, des camions de convoi exceptionnels sont arrêtés sur le côté. On dirait qu’ils transportent des yourtes toutes montées…

Dans l’après-midi, le paysage change. Nous voyons, de part et d’autre, dans la montagne des habitats troglodytiques. Avant Jingchuan, des falaises argileuses en terrasses comme des châteaux de sable, des immeubles en construction, tellement hauts et étroits, que l’on craindrait qu’ils tombent au premier coup de vent, un fleuve à sec, ou presque.

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Après le briefing nous partons dans la vieille ville de Pingliang (reconstruite en 2010 « en carton-pâte ») nous promener et dîner avec plusieurs équipages. Nous nous asseyons autour d’une table et commandons des brochettes et des nouilles. Crise de rire quand il faut manger les nouilles avec les baguettes. Les baroudeurs sont l’attraction du jour et nous faisons des photos avec des passants et le cuisinier.

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Dimanche 29 juillet – de Pingliang à Yongjing

Ce matin nous partons avec trois autres équipages pour suivre en partie la route S312, une nationale. Nous souhaitons voir les villes et villages de plus près, nous approcher de la population si possible. Ce que l’autoroute ne nous permet pas.

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Nous regagnons d’abord la G70, puis la G22 que nous quittons à Longde pour la S312. Nous traversons des villages. Marc et Suzanne en profitent pour faire laver leur véhicule. Marc ne peut s’empêcher d’aider pour être sûr que cela soit bien fait. Puis nous reprenons la route jusqu’à Huining où nous faisons notre pause déjeuner, garés sur une contre allée. L’avenue est très large, deux fois quatre voies. Et il n’y a presque pas de circulation. On peut dire que les chinois voient grand. Autant que pour les immeubles en construction. Des villes entières sortent de terre.

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Au gré de notre parcours sur la nationale, nous découvrons des paysages de montagne avec des cultures en terrasses. Mais aussi, ce qui est surprenant, peu de montagnes à l’état naturel. C’est-à-dire qu’elles sont presque toujours modelées par la main de l’homme, pour des cultures en terrasses, pour faire passer une route, un pont… C’est assez perturbant. Je me rends compte que partout où je regarde, tout a été fabriqué, modelé, transformé. Rien n’est à l’état brut.

Finalement, dans l’après-midi, Régis et moi décidons de reprendre l’autoroute. Nous devons arriver au point de rendez-vous du soir pour le briefing à 19:00 et il nous reste plus de 200 km à parcourir. Par la nationale, cela ne semble pas réalisable avec la limitation de vitesse et les camions qu’il est parfois difficile de doubler. Jean-François et Monique font comme nous. Alain et Isabelle et Marc et Suzanne continuent par la nationale.

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Par endroit les tunnels se succèdent pour traverser la montagne. Certains font près de 10 km de long. Le contournement par le nord de Lanzhou nous paraît sans fin. Il y a des portions embouteillées à cause de travaux. Nous arrivons finalement à destination, sur un camping neuf ouvert depuis un an, seulement à 18:25 alors de Philippe, notre accompagnateur local, annonce que le directeur du camping nous offre un apéritif dînatoire dès 18:30.

Comme la veille à Xi’an, le directeur du camping fait un discours et nous souhaite la bienvenue et bonne route pour la suite de notre périple. Gil lui transmet nos remerciements pour l’accueil qu’il nous réserve et lui remet le « label de camping agréé » par la FFCC ainsi qu’une bouteille de vin français. Le buffet est ouvert et nous nous régalons tandis que les derniers équipages arrivent seulement.

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Le briefing se tient après ce repas surprise. Nous apprenons que la route que nous devions emprunter le lendemain est fermée, à partir de cette nuit, pour travaux pendant un an. Les organisateurs suggèrent donc un autre itinéraire qui nous oblige à repasser par Lanzhou. Nous devions faire 165 km. Cela risque d’être multiplié par 2. A voir.

Lundi 30 juillet – de Yongjing à Xiahe

Réveillés à 6:00 par les entraînements « militaires » de jeunes gens à proximité du camping, nous partons à 8:00, avec les équipages 01, 17 et 20. Nous suivons le 4×4 des organisateurs. Nous remontons jusqu’à Lanzhou pour prendre la G75 puis la S2 en direction de Linxia.

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Nous longeons le Fleuve Jaune dès notre départ pendant quelques kilomètres, puis nous passons Lanzhou sans trop d’encombres. Quand nous arrivons sur la G75, le paysage change. Cette vallée est plus aride que les paysages précédents.

Lorsque nous bifurquons vers Linxia avec la S2, nous retrouvons de la verdure à profusion et nous nous étonnons de voir autant de minarets hérisser le paysage. En effet, Linxia est une ville musulmane et cette religion s’est propagée dans toute la vallée en amont et en aval de la ville.

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Après avoir passé Linxia, la route continue de monter. Nous nous arrêtons au bord de la route pour quelques achats de fruits et faisons une photo souvenir avec une famille chinoise arrêtée à côté de nous. A certains endroits, les murs qui soutiennent les bas-côtés sont décorés. Sur le bord de la route un moine descend vers la vallée.

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Nous arrivons au point de rendez-vous pour la visite du Monastère bouddhiste de Labrang. Deux des six lamaseries de Chine sont situées dans la région autonome tibétaine, une à Xiahe que nous allons visiter, et une à Xining. Ces monastères forment les moines jusqu’au « grade » de Lama.

Nous visitons certains bâtiments, l’école de médecine chinoise et des temples bouddhistes. Aucune photo n’est autorisée à l’intérieur et nous ne devons pas non plus photographier les moines. Sinon, ils vont perdre leur âme. Par contre, ils ont presque tous un smartphone, peut être connecté en 4G avec Bouddha !

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Ensuite nous reprenons la route de montagne pour un bivouac à 3200 mètres d’altitude. Nous nous arrêtons en altitude pour admirer le paysage. Plus loin, une partie de la route est en travaux et forme des ornières. Mais juste après nous trouvons une route bétonnée, à une seule voie qui grimpe dans la montagne. Nous arrivons à destination sans trop savoir où nous garer.

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Aujourd’hui nous avons parcouru 344 km au lieu des 165 prévus initialement. Le briefing se tient de nuit avec moins de 15° à l’extérieur. Chacun est pressé de rentrer au chaud. Les jours se suivent… Mais que sommes-nous venus faire dans ces montagnes. Demain nous devons refaire la même route en sens inverse pour gagner Yongchang, soit 600 km.

Mardi 31 juillet – Xiahe à Yongchang

 

Départ à 7:00 à plusieurs équipages. Le soleil commence à se montrer dans la montagne. Il n’y a que 9° dehors. La route se fait sans problème jusqu’au pont que nous devons traverser à Lanzhou pour franchir le Fleuve Jaune. Une barre de limite de hauteur à 2,40 mètres nous interdit le passage. Nous faisons marche arrière et continuons quelques centaines de mètres sur la voie que nous venons de quitter et nous arrêtons.

 

Vim a trouvé un autre itinéraire pour contourner l’obstacle. Aller, encore quelques kilomètres de plus. Après avoir enfin trouvé la G312, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un petit restaurant en bord de route. Avec Vim et Elisabeth, Ivan et Ljiljana nous nous régalons d’un jarret de porc et de côtes de bœuf bouillis avec quelques tomates, oignons et poivrons.

Nous reprenons la route et entrons bientôt sur la G30. Le paysage est encore différent. Des montagnes arides autour de 2500 mètres d’altitude (la route est à 2250m), le lit des torrents à sec, et plus loin des cultures maraîchères sous serres. Des travaux nous obligent à reprendre la G312 à Dachaigou. Il est bientôt 16:00 et nous devons être à 18:00 au camping de Yongchang où nous sommes attendus (encore) pour des festivités… Et nous n’avons même pas eu le temps de visiter le temple bouddhiste de Wuwei. Les journées sont trop courtes ou les étapes trop longues…

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Et re-discours, et re-remise de label FFCC et re-buffet… au camping de la Forêt de Jujubiers.

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J 52 et 53 – de Shaolinsi à Xi’an

Jeudi 26 juillet – de Dengfeng à Xi-an

Après une deuxième nuit autour de 35°, sur le parking de l’hôtel qui est au bord  d’une route très passante, nous sommes réveillés avant 6:00 par les élèves des écoles d’arts martiaux qui s’entraînent déjà. Sur le parking de l’hôtel, il y a aussi un groupe de personnes qui pratiquent le Tai chi avec un professeur.

Nous partons à 8:15. Il y a déjà 31°. Aujourd’hui, nous prenons l’autoroute G30 vers Xi’an. A 13:00, le thermomètre extérieur indique 39,5 °. Le réfrigérateur commence à avoir du mal à faire du froid. Et nous le sollicitons beaucoup pour nos bouteilles d’eau qui défilent avec la température qui augmente.

Comme sur toutes les autoroutes chinoises, il y a peu de paysage car elles sont souvent bordées d’arbres. Certains passages sont dans la brume de chaleur et/ou de pollution. En début après-midi, nous passons à côté du Fleuve Jaune puis la chaussée se sépare en deux : deux voies pour les poids-lourds et deux autres pour les voitures.

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Nous nous arrêtons vers 14 heures pour acheter un stock de bidons d’eau à boire. En repartant, une pluie d’orage s’abat sur notre passage et la température chute de 15° d’un coup. Les véhicules ralentissent jusqu’à retrouver la route sèche quelques kilomètres plus loin. En arrivant à Xi’an un nouvel orage éclate et la chaussée est inondée par endroit.

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Nous arrivons dans le Parc du lac Hancheng où nous resterons deux nuits. La température est plus respirable. Pour une fois, nous sommes contents qu’il ait plu.

Vendredi 27 juillet – Xi’an

Réveillés avant 6:00 par des chinois qui s’entraînent à leurs activités physiques favorites, nous émergeons tous de nos véhicules bien avant l’heure de rendez-vous convenue. Nous nous essayons aussi à une danse avec quelques locaux sur un rythme donné par des tambours. Ils nous invitent à jouer sur leurs instruments à percussion.

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Et à 8:15 tout le monde se retrouve auprès de l’autocar, pour une journée de visite et découverte de Xi’an. Georges notre guide nous parle de sa ville qui se situe à l’ouest du fleuve Jaune et compte 9 millions d’habitants. Elle fut la capitale de la Chine au 2è siècle avant JC et a gardé ce statut sous 11 dynasties. De nombreuses religions se sont implantées par le biais de la route de la Soie : le bouddhisme, le christianisme et l’islam. La région de Xi’an possède des mines de charbons  et des puits de pétrole. Les forêts de son territoire abritent des pandas géants.

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Notre première visite est consacrée à l’armée des guerriers de terre cuite. La première fosse recouverte d’un immense hangar expose plus de 7000 soldats et quelques chevaux. Chaque fantassin est différent. Chaque statue a été sculptée devant un soldat réel et demandait un travail de 4 à 7 jours. Quand on regarde en détail les visages, on est saisi par le regard fixe qui semble nous dévisager. Cette armée figée est impressionnante. Bien plus que la Grande Muraille. Puis nous visitons le musée qui expose des chars en bronze.

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Après déjeuner, nous visitons la fosse n°3 qui abrite les officiers de l’état-major et leurs chevaux. On distingue le grade de ces soldats à leur tenue vestimentaire. Nous reprenons l’autocar pour Xi’an. La pluie s’étant invitée, nous passons un peu de temps dans un magasin d’état qui commercialise des bijoux et objets en jade. Puis nous visitons la Pagode de l’oie qui est aussi appelée la « Tour de Pise » de Xi’an car elle penche. Les différentes cours se succèdent avec une ombre salutaire sous ses grands arbres.

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Nous dînons assez tôt de spécialités de raviolis en forme de grenouilles, de hérissons… et assistons à un spectacle « genre opérette » chinois qui raconte la vie de l’impératrice… Eau de rose et compagnie. Pour terminer la soirée, nous visitons les remparts de Xi’an, de nuit. Nous passons au-dessus des douves et y entrons par la porte sud avant de monter la centaine de marches qui nous hissent au sommet au niveau des créneaux. Très joli point de vue sur la ville illuminée.

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J 50 et J 51 – de Pingyao à Shaolinsi

Mardi 24 juillet – de Pingyao à Dengfeng

Départ à 8:00 pour 440 km. C’est jour de marché à Pingyao. Quelques kilomètres plus loin, nous retrouvons l’autoroute G5 qui devient ensuite la G55. La chaussée est souvent bordée d’arbres qui ne laisse pas voir le paysage. Nous traversons de longs tunnels sous des massifs montagneux. La route est à plus de 1250 mètres d’altitude. Lorsque le paysage s’offre à nous, des terrasses étagent les flancs de la montagne et sont soulignées de petites bordures blanches, comme pour retenir la terre.

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Le Fleuve Jaune à Luoyang

C’est encore la chasse à la station services ouverte. Les 3 premières sont fermées et à la 4ème nous retrouvons plusieurs équipages. Nous poursuivons notre route et dans l’après-midi nous voulions nous arrêter à proximité du pont sur le Fleuve Jaune pour quelques photos. Mais le point GPS du parking adéquat n’était pas bon… Je fais quelques photos le temps de la traversée du pont, mais ce n’est pas satisfaisant. Puis, nous décidons d’aller visiter les grottes de Longmen auprès de Luoyang.

Sur le trajet nous nous retrouvons sur une route avec un pont en chantier dont la hauteur n’est pas indiquée. Régis conduit doucement pour passer sous ce pont. Et zut ! L’embout de l’antenne touche les barres métalliques du chantier. Obligés de rebrousser chemin. Nous perdons une bonne demi-heure à trouver un autre itinéraire. Enfin, nous arrivons au parking des grottes. Il fait 42°, heureusement la chaleur est sèche. Nous devons parcourir environ un kilomètre à pied avant d’arriver sur le site lui-même.

Le long de la rivière Yi quelques arbres procurent un peu d’ombre. Sur l’autre rive se détache dans la verdure un temple avec plusieurs pagodes. Puis nous longeons les falaises où les grottes sont creusées et les statues sculptées. Nous nous estimons heureux d’être de ce côté de la rive pour l’ombre que nous y trouvons.

La plupart des statues ont été réalisées entre le 5è et le 8è siècles. Elles constituent un legs incomparable des maîtres sculpteurs bouddhiques. Selon la légende, les falaises de Longmen auraient surgi miraculeusement de terre, déjà ornées des statues de Bouddha. Le site regroupe 1400 grottes, 2800 inscriptions et quelques 100.000 statues dont les plus petites ne dépassent pas 2 cm.

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Nous retrouvons au pied des grottes quelques baroudeurs et faisons chemin ensemble. Puis traversons le pont pour prendre une navette qui doit nous ramener au parking des camping-cars. Surprise ! la navette nous dépose sur un autre parking et nous devons prendre un taxi pour retrouver nos véhicules.

Après une dernière étape de plus de 60 km, nous arrivons les derniers au parking de l’hôtel vers 19:00. Il est entouré d’écoles d’arts martiaux et nous voyons et entendons les jeunes gens qui s’entraînent dans les cours. A 22:30, il y a encore 35° dans le camping-car.

Mercredi 25 juillet – Visite du monastère Shaolin

Nous partons en autocar à 8:30 pour visiter le monastère Shaolin distant de quelques kilomètres. Ce monastère accueille une multitude d’écoles d’arts martiaux. En arrivant sur le site nous voyons des jeunes rassemblés pour un entraînement en plein air. Nous dirigeons vers une salle de spectacle dans laquelle nous assistons à une démonstration de kungfu réalisée par des élèves des écoles d’arts martiaux.

Le spectacle de qualité est bluffant. Les jeunes hommes font preuve de maîtrise de soi et d’une souplesse extraordinaire.

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Nous prenons ensuite une navette électrique pour aller visiter un peu plus loin le monastère Shaolin. Shao-lin-si signifie montagne forêt monastère. Nous croisons des groupes d’enfants dont certains très jeunes déjà enrôlés dans les arts martiaux.

Le monastère est composé de sept cours successives et s’étend sur 6 hectares. On accède à la première cour par 3 portes. La porte centrale ou principale, ne s’ouvrait autrefois que devant l’empereur pour les grands évènements. La 7è cour, la plus ancienne, date du 14è siècle.

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Le bouddhisme a été introduit en Chine au 2ème siècle avant JC par des voyageurs qui se déplaçaient entre la Chine, le Népal et l’Inde. Ils empruntaient la route de la soie. La soie et le thé servaient de monnaie d’échange. Nous terminons notre visite sur ce site par la visite de la forêt de stupas avant de rentrer. Le stupa, hormis le souvenir de celui auquel il est dédié, représente les éléments marquant de sa vie et que la personne voulait laisser pour les générations suivantes. Celui du dernier maître représente contre toute attente : un train à grande vitesse, une voiture, une caméra et un ordinateur…

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Ce soir nous assistons à une cinéscénie sur le monastère Shaolin et son histoire avec le kungfu et la vie des habitants de la région. Le paysage est montagneux, un temple se découpe dans la forêt. Au premier plan un pont enjambe une rivière. Les différentes scènes se passent sur les différents niveaux du décor. La musique est douce et reposante. Le spectacle dure un peu plus d’une heure. Très agréable et typique.

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J 48 et J 49 – de Pékin à Pingyao

Dimanche 22 juillet – de Pékin à Pingyao

Nous partons vers 8:00 du parking de l’hôtel. Nous entraînons dans le sillage de notre GPS chinois six ou sept équipages, jusqu’au moment où nous rejoignons l’autoroute G5 que nous ne quitterons qu’arrivés à destination. Au péage, nous restons bloqués un moment car les employés ne savent pas quel tarif appliquer pour des véhicules qu’ils n’ont jamais vus. Le tarif nous semble cher. Mais comment savoir si on nous prend pour des américains ?

Etape longue de plus de 600 km, nous devons trouver une station-service pour faire le plein de gasoil. Pas de chance, les trois premières sur l’autoroute sont fermées. Enfin, la quatrième est ouverte et nous nous y retrouvons tous.

Le ciel est maussade mais il ne pleut pas. Dans la matinée, il y a 29° à l’extérieur. A 11:30, nous avons parcouru la moitié de l’étape. Nous déjeunons sur une aire d’autoroute où nous retrouvons trois autres équipages. Le paysage a changé depuis la fin de matinée. Il y a des cultures de maïs en terrasse, et aussi parfois de la vigne. Et quelques rares rizières. En quittant l’autoroute G5, nous avons encore l’impression que le péage est « à la tête du client ».

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Dans l’après-midi nous passons à proximité de Taiyuan, ville de 4 millions d’habitants. Nous y voyons des immeubles, des tours, dont certains en constructions mais aussi une église catholique et un monument catholique en haut d’une colline. Nous arrivons à Pingyao avant 17:00 et la pluie nous a rattrapés. Un taxi bouche le passage que nous devons prendre pour aller nous garer dans la cour d’un bâtiment désaffecté. Nous sommes les premiers arrivés et trois autres équipages ne tardent pas à nous rejoindre après quelques péripéties sur la fin du parcours. Nos chers GPS !

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Pour nous dégourdir les jambes, nous partons à plusieurs pour un tour dans la vieille ville de Pingyao. Nous sommes agréablement surpris par le charme pittoresque de la cité et y passons déjà une bonne heure. Il n’y a pas trop de monde, les rues sont piétonnes pour la plupart. Un avant-goût de la visite du lendemain.

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Lundi 23 juillet – Visite de Pingyao

Ce matin nous partons en groupe dans de petites navettes électriques pour visiter la vieille ville de Pingyao. Entrés par la porte Est, nous bifurquons vers le Sud et longeons les remparts jusqu’à la porte Sud qui figure la tête de la tortue. Car la forme géométrique de Pingyao ressemblerait à une tortue.

Nous descendons de la navette pour monter sur les remparts par la porte du Sud. Nous y découvrons les toits de la ville en tuiles grises comme les murs des maisons intra-muros mais aussi au loin, les immeubles de la nouvelle ville. Les remparts s’étendent sur 6 km, mais ne sont pas accessibles en totalité. Nous reprenons les navettes pour nous rendre à la mairie de Pingyao. Elle sert aussi de tribunal et comporte également une prison.

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Puis nous nous rendons à pied à « l’école des convoyeurs de fonds » et à la banque Rishengchang. En effet, c’est à Pingyao que le système bancaire a été inventé et par la suite celui des convoyeurs de fonds pour protéger les fonds pendant leur transport. Les convoyeurs de fonds étaient formés aux arts martiaux.

 

 

Après cette visite qui se termine peu avant 13:00, et un déjeuner en ville avec d’autres baroudeurs, nous déambulons dans les rues de la vieille ville, à notre rythme. Nous entrons dans les boutiques de souvenirs, de vêtements, de vinaigre… La spécialité de Pingyao est le vinaigre (comme Orléans) et un parfum de balsamique flotte dans les boutiques qui vendent ce produit.

Sur le chemin du retour nous visitons un temple bouddhiste dans lequel nous trouvons un peu de fraîcheur sous les arbres de son jardin, et un peu de calme et de sérénité dans ses différentes cours. Lors de la visite du temple de Confucius, je n’ai pas réussi à choisir une gravure avec des bambous et quelques idéogrammes calligraphiés. Ils étaient trop grands ou trop tristes en noir et blanc… je verrai plus tard, ou pas.

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Jolie ville typique, à recommander à ceux qui passeraient par ici. Peut-être un peu « trop touristique ». Mais quand même classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

J 46 et J 47 – Pékin

Vendredi 20 juillet – de la Grande Muraille à Pékin

Nous partons avant 7:30 pour rejoindre notre point d’attache à Pékin où nous avons rendez-vous à 9:30. Avec l’aide de Garmin et le GPS du téléphone chinois, nous arrivons dans  Pékin. Le point final se trouve au bout d’un chemin en très mauvais état, au bord d’un canal, et se termine devant le portail d’une entreprise… sacrés GPS ! Nous refaisons un tour pour trouver l’entrée de l’hôtel en retrait sur une rue d’un quartier populaire. Nous entrons et traversons un havre de verdure. Surprenant en pleine ville. En descendant du camping-car la chaleur moite nous tombe dessus : 36° et 90% d’humidité.

Nous déposons nos passeports à la réception de l’hôtel où nous dormirons deux nuits et prenons un autocar en groupe pour rejoindre le centre de Pékin. Notre guide Nathalie nous parle de sa ville située à 40 mètre d’altitude seulement, des 22 millions d’habitants (chiffre officiel). Beijing signifie capitale du Nord. Il y a maintenant 6 périphériques autour de la ville. Nous commençons la visite par le Palais d’été (de la  bienveillance et de la longévité) dont la construction commença au 12è siècle. Nous visitons les cours carrées, puis empruntons la galerie ouverte qui nous emmène jusqu’au bateau de marbre. Puis pour revenir, nous montons sur un bateau pour rejoindre l’autre extrémité du lac.

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Après avoir déjeuné en ville, nous visitons le Temple du Ciel. Entendre par là, le temple du paradis. Lieu de prière pour les bonnes moissons. Il représente une passerelle entre la terre et le monde céleste et date de la dynastie Ming.

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Nous terminons la journée par un spectacle au cirque de Pékin puis un dîner en ville avant de regagner l’hôtel.

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Samedi 21 juillet – Pékin

Départ en groupe à 8:30. Nous arrivons sur la place Tian’an men environ une heure plus tard et voyons des files d’attente interminables pour atteindre le mausolée du Président Mao. Nous longeons la place pour entrer dans la Cité Interdite par la porte du Sud. Son nom vient du fait que la cité impériale était interdite au peuple. Elle s’étend sur 72 hectares. Elle est protégée par des remparts qui datent du 15è siècle. Vingt-quatre empereurs des dynasties Ming et Qing y ont vécu. C’est le 3e empereur de la dynastie Ming qui la fit édifier lorsqu’il transféra la capitale de Nankin à Pékin.

La première cour de la Cité interdite

La première partie de la cité était le lieu de travail de l’empereur, des généraux et des fonctionnaires. Plusieurs cours se succèdent et sont séparées par des Palais, de l’harmonie suprême, de harmonie du milieu, de l’harmonie préservée… L’impératrice avait accès à cette première partie le seul jour de son mariage.

Les femmes et les enfants vivaient dans la deuxième partie de la citée et seul l’empereur y avait accès. L’impératrice ou première épouse de l’empereur avait un palais. Les concubines vivaient dans d’autres maisons dont l’importance dépendait de leur « hiérarchie de concubine ».

Le jardin de la Cité Interdite

La troisième et dernière partie est le jardin impérial où l’on retrouve les cinq éléments : la terre, l’eau, le feu, le bois, le fer. Un peu de fraîcheur, toute relative, des arbres donnent un peu d’ombre. Puis nous sortons par la porte du Nord.

Après déjeuner, nous nous rendons dans une famille qui nous propose des activités manuelles : atelier d’origami et de peinture sur masque. J’aurai aimé voir ces personnes nous faire une démonstration. Voir le geste professionnel et artistique pour réaliser un objet ou une œuvre. Nous avons moyennement apprécié ces activités manuelles de « maternelle » ou de « 4ème âge », sans grand intérêt. Puis nous faisons une promenade en cyclo-pousse. Dommage que ce soit dans un quartier pauvre. Nous touchons la misère du doigt. C’est la réalité, mais c’est dérangeant. Cela me met mal à l’aise et je ne suis pas la seule à ressentir cela. Pourquoi choisir ce quartier pour faire une telle promenade ?

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Enfin, nous visitons une Maison de Thé. Nous apprenons à goûter le thé, le sentir, le boire en tenant la tasse de manière élégante, différente pour les hommes et les femmes. Nous goûtons cinq sortes de thés. La démonstratrice, excellente vendeuse, nous entraîne jusque dans la boutique attenante. Gare au coup de bambou ! Ne pas oublier de faire la bonne conversion avec les euros…

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Notre journée se termine au restaurant pour goûter au fameux canard laqué. C’est notre dernier dîner avec Martine et Hervé, notre accompagnatrice et son fils, depuis Paris et Dounia, jeune médecin qui nous avait rejoints depuis Omsk. Charles est arrivé depuis hier pour remplacer Dounia jusqu’à Istanbul. Mais qui prendra la suite de Martine et Hervé ? Le mystère reste entier, car ils ont utilisé leur joker…

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Pékin ne me laissera pas un souvenir impérissable. J’ai eu l’impression de traverser cette ville au pas de course et plus particulièrement les sites que nous avons visités, sans trop d’intérêt. Je ne suis pas sûre que nous ayons fait les bonnes visites, au bon moment. Je ne crois pas non plus que j’aurai envie d’y revenir.

J 43 à J45 de Sainshand à la Grande Muraille de Chine

Mardi 17 juillet – de Sainshand à Erlianhot

Partis à 6:00 de Sainshand pour la frontière cino-mongole, la route est belle. C’est sûrement la meilleure route de tout notre périple en Mongolie. Ce matin, le désert de Gobi passe par plusieurs couleurs du vert fluo à l’ocre.

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Comme convenu la veille, nous arrivons au point de rassemblement pour 8:45 d’où nous repartons en convoi, dans l’ordre des n° d’équipage. Plutôt que de prendre la route par laquelle nous sommes arrivés, Unur suggère de passer par la piste… et à l’endroit où nous devons rejoindre la route, le sable nous enlise. Marche arrière, élan et ça ne passe toujours pas. Re marche arrière et essai plus avant avec une épaisseur de goudron à franchir. Et ça passe… encore une idée géniale d’Unur !

Quelques kilomètres plus tard, la police mongole nous escorte jusqu’à la frontière où nous arrivons à 9:15. L’attente commence dans les véhicules. 9:35, nous passons une première barrière. Puis les passagers doivent quitter les véhicules pour le contrôle des passeports. Les conducteurs doivent rester à bord pour contrôle des passeports et des papiers des véhicules. Après contrôle les passagers ne sont pas autorisés à retourner dans les véhicules et doivent attendre dehors. Nous trouvons un endroit à l’ombre (36° aujourd’hui), mais rien pour s’asseoir. De plus, il a fallu sortir rapidement des véhicules et nous n’avons rien pris, ni bouteilles d’eau, ni lecture ou autre occupation. Environ une heure plus tard, les conducteurs ressortent du poste de douane et rejoignent les véhicules. Ils passent un à un devant les passagers qui regagnent leur véhicule respectif. Il nous a été demandé de préparer un sac pour passer la nuit à l’hôtel. Nous préparons donc nos affaires à la hâte.

Nous avançons de quelques kilomètres jusqu’à la frontière chinoise où nous retrouvons Philippe notre accompagnateur pour la Chine. Tous les véhicules sont garés sur un parking dans l’attente du contrôle des papiers de ces derniers et de ceux de leurs occupants. Tout le monde descend. Dans un grand hall, genre aéroport, nous  complétons des imprimés administratifs succincts puis attendons notre tour pour passer devant l’officier de douane. Contrôle des passeports biométriques.

Quand arrive mon tour, je pose sur le lecteur d’empreintes, les doigts de la main gauche, puis de la main droite, puis les 2 pouces. Enfin mon visage est scanné pour comparer avec la photo de mon passeport. Puis j’attends… et l’officier me demande de me mettre sur le côté. Et il prend en charge une autre personne du groupe et j’attends… quelques instants plus tard, un officier me demande de le suivre. J’arrive dans un bureau où 2 personnes travaillent sur des ordinateurs et ils examinent à nouveau mon passeport. Mais je ne reste pas longtemps seule. Deux autres femmes du groupe arrivent. Mais nous ne savons pas ce qui « coince ». Les douaniers ne sont pas loquaces.

Chacun de nos passeports sont examinés, réexaminés… Un quart d’heure plus tard, après Josiane, je sors du bureau et laisse Anne-Marie. Je retourne au comptoir où j’avais déposé mon passeport et je recommence l’enregistrement des empreintes, la photo… et j’attends. Quand soudain, la barrière à côté de moi s’ouvre. Je comprends que j’ai le droit d’entrer en Chine. Ouf ! Josiane et Anne-Marie sont passées aussi. Nous ne connaîtrons jamais la cause de ce « traitement spécial ».

Quant aux conducteurs, après le passage en douane, ils regagnent les véhicules et les garent sur un parking sous douane. Ils resteront là jusqu’au lendemain. Et nous, nous allons à pied vers la sortie du poste frontière où un autobus vient nous chercher et nous conduit à un hôtel en centre-ville de Erlianhot où nous arrivons vers 14:00.

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Dans l’après-midi, Philippe nous accompagne dans une agence de téléphonie mobile où nous achetons chacun une carte SIM. Pour l’instant, peu de personnes ont accès à Internet… Quant aux GPS préconisés par l’organisation, malgré la carte de Chine téléchargée récemment, seulement 80 % d’entre eux fonctionnent…

Ce soir nous mangeons tous ensemble dans un restaurant chinois, autour de tables rondes avec plateau central tournant. Le repas est délicieux et copieux. Et Philippe nous présente son équipe : Yang, Mme Hou, et Paul. Il nous souhaite la bienvenue dans son pays et précise que le temps passé à la douane ce matin est un record depuis le 1er raid Paris-Pékin-Istanbul. A la fin du repas, il remet à chaque équipage un roadbook pour les prochaines étapes.

Mercredi 18 juillet – Erlianhot – Jining

Ce matin, pas d’eau dans les salles de bain. En descendant pour le petit déjeuner nous apprenons que la coupure concerne l’ensemble de la ville. Dommage ! Heureusement que nous avions tous pris une douche hier soir.

Pour ceux qui sont habitués au café, pain beurre confiture, les temps sont durs. Ici, c’est riz, légumes cuits ou crus, viandes, thé au lait, un peu de pain de mie, des beignets, de la confiture au compte-goutte.

Nous sommes tous dans l’attente des consignes de Paul dès que les douanes auront donné l’autorisation d’aller rechercher les véhicules. Sans doute pas avant l’après-midi. Avec d’autres baroudeurs je retourne chez l’opérateur téléphonique car je ne peux pas accéder à Internet avec mon téléphone et de ce fait pas non plus sur mon ordinateur. Il semblerait que mon téléphone soit d’une génération qui ne peut capter le signal chinois… Alors tant pis ! Je me contenterai du wifi dans les hôtels. Régis vient de leur acheter un téléphone hier. Et il ne fonctionne pas non plus. Cherchez l’erreur.

Philippe est informé que les conducteurs pourront aller chercher leur véhicule à partir de 13:00. Ils iront en autobus jusqu’à la douane et reviendrons les garer sur le parking de l’hôtel. Un autre service de l’état viendra sur ce parking pour les ré-immatriculer et des permis de conduire nous serons aussi délivrés. Les organisateurs locaux ont obtenu des autorités que nous n’ayons pas d’examen à passer pour la délivrance de ce permis.

Nous déjeunons, de-ci, de-là, de ravioles et autres spécialités ou de sandwiches. Les conducteurs partent à 13:30 de l’hôtel et les passagers attendent installés dans les canapés du hall de l’hôtel. Nous papotons, lisons, dormons… Vers 14:15 les véhicules arrivent et sont rangés par ordre de numéro d’équipage pour faciliter le travail des agents de l’état qui arrivent vers 15:00. Chaque véhicule reçoit une immatriculation provisoire à apposer sur le pare-brise et chaque conducteur un permis temporaire.

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Nous sommes enfin tous prêts à partir à 16:15. Notre GPS semble fonctionner. Nous partons tous ensemble en convoi jusqu’à l’autoroute et passons par une route neuve que le GPS ne connaît pas… Mais arrivés sur l’autoroute, tout rentre dans l’ordre. Par contre, une forte pluie et de la tempête nous contraint de réduire la vitesse. Nous passons sous une arche formée par deux dinosaures. Erlianhot est réputé pour cet animal préhistorique dont on a retrouvé des ossements à proximité de la ville. Cette autoroute, peu fréquentée, traverse le désert de Gobi. Au fur-et-à-mesure des kilomètres le paysage change. Puis quelques reliefs apparaissent et nous sommes à plus de 1.500 mètres d’altitude.

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En fin de journée, le soleil revient mais est déjà sur le déclin. Nous arrivons au parking de l’hôtel de Jining à 21:00 et il fait déjà nuit. Le briefing a rapidement lieu dehors. Ce soir ni eau, ni électricité. On verra demain.

Jeudi 19 juillet – Jining – La Grande Muraille de Chine

Nous partons à 8:30 pour faire 275 km, car nous avons rendez-vous à 14:00 avec un guide pour visiter la Grande Muraille de Chine. Pour nous guider nous utilisons le roadbook remis par Philippe en complément du GPS. Sur la route nous voyons des villes et des échangeurs routiers en construction mais aussi quelques vestiges de la Grande Muraille.

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Malheureusement le roadbook contient des incohérences et imprécisions. La sortie de l’autoroute que nous devons emprunter pour rejoindre la grande muraille est fermée pour travaux et les deux suivantes aussi. De ce fait, nous faisons 48 km avant de trouver une autre sortie. Nous arrivons enfin par une petite route de montagne. Mais nous ne sommes pas les derniers. Seulement deux équipages sont arrivés pour 14:00. Finalement, nous sommes dans le gros du peloton.

La visite commence à 15:30. Dommage, le ciel est bas et la Montagne est dans la brume. Le soleil ne parvient pas à percer la couche de nuages. Je monte d’abord jusqu’à la 3ème tour côté sud et j’imagine la « bravitude » que Ségolène avait ressentie et exprimée. Beaucoup de monde sur la grande muraille. J’y rencontre aussi des canadiennes dont l’une travaille à Pékin comme professeur d’anglais dans une école privée. Son amie est venue la voir pendant les vacances.

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Puis je redescends pour remonter jusqu’au-dessus de la 3ème tour côté nord. Là, je retrouver Marc et Suzanne avec lesquels, je fais des photos. Une famille chinoise nous photographie et me met un bébé dans les bras pour une autre photo.

Nous retournons vers les véhicules avant 18:00 et repartons à plusieurs pour le dernier trajet qui nous emmène jusqu’à un camping au bord d’un lac à une quarantaine de kilomètres de là. Nous avons le temps de faire le tour d’un bassin d’élevage de poissons avant qu’un orage éclate et arrose le camping. Décidément les lacs appellent la pluie ou les moustiques…

 

J 41 et J 42 – du Terelj à Sainshand

Dimanche 15 juillet – du Parc du Terelj à Sainshand

Réveillés très tôt par une pluie battante, nous partons avant 7 heures. Nous avons 464 km à parcourir pour rejoindre Sainshand dans le désert de Gobi. Lorsque nous quittons le camp de yourtes du Terelj, la piste est déjà détrempée et les ornières se font menaçantes. Sur la route, la pluie redouble, la matinée durant. Les nuages s’accrochent au relief.

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Quasiment sur la totalité de notre trajet, nous longeons la ligne de chemin de fer qui joint Oulan-Bator à Pékin. Mais nous n’y voyons que des trains de marchandises. Pendant la matinée, nous recevons un message sur WhatsApp nous informant que la route pour se rendre au lieu de bivouac du soir est impraticable. Les organisateurs recherchent un plan B. Dans les heures qui suivent, nous sommes informés qu’un hôtel de Sainshand nous accueillera sur son parking pour les deux nuits à venir.

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Le paysage a changé. Nous roulons maintenant au milieu d’étendues sablonneuses, de diverses couleurs. Nous retrouvons d’autres baroudeurs sur une piste à l’heure du déjeuner et prenons le thé ensemble avant de reprendre la route. En début d’après-midi, nous franchissons la porte du désert de Gobi. Enfin, nous arrivons sur le parking de l’hôtel où trois camping-cars sont déjà stationnés.

La chaleur est lourde. Le ciel est blanc. Mais il paraît que l’orage est passé, la nuit dernière. C’est d’ailleurs à cause de cet orage que nous ne pouvons pas aller au lieu de bivouac initialement prévu.

Vers 18:00, Anne-Marie « a ouvert son salon de coiffure » et me coupe les cheveux, entre deux camping-cars pour plus de discrétion, sur le parking de l’hôtel.

 

Lundi 16 juillet – Visite des environs de Sainshand

Nous co-voiturons à nouveau avec Suzanne et Marc, cette fois-ci avec le véhicule de Régis. Partis vers 10:15, nous parcourons une vingtaine de kilomètres du sud-est le Sainshand.

Une première halte photo pour admirer le grand scorpion qui trône au sommet d’une colonne. Puis, nous visitons le monastère de Khamar, construit vers 1820 par l’écrivain et auteur dramatique Danzanravjaa qui appartenait à une secte bouddhiste. Après la période soviétique, cet endroit est redevenu un lieu de pèlerinage pour les mongols.

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Nous entrons dans le temple et en faisons le tour pendant un office. Puis nous nous dirigeons vers le grand stupa, dans lequel une immense salle circulaire fraîche nous accueille par cette belle journée de chaleur.

Nous reprenons les véhicules pour aller jusqu’au Centre Energétique de Shambala. Il s’agit d’un important lieu de culte qui figure une porte d’entrée vers un paradis mythique de la sérénité et de la bienveillance. Danzanravjaa avait choisi cet endroit pour ses représentations de pièces de théâtre. Le site est entouré de dunes aux couleurs multiples et semble relié à l’au-delà par ses trois cercles délimités par des pierres qui représentent le passé, le présent et le futur…

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Après le déjeuner pris dans le camping-car, nous allons faire une dernière visite dans les parages et je découvre la grotte de méditation des moines après avoir descendu et monté plusieurs escaliers dans les rochers. Je me souvenais d’avoir vu cette grotte dans le Grand Reportage de juillet 2015 qui avait suivi plusieurs couples dans le Paris-Pékin-Istanbul 2014. Et je l’ai retrouvée.

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Nous constatons aujourd’hui les couleurs multiples que le désert de Gobi peut prendre. En revenant vers Sainshand, nous nous arrêtons au bord du lac qui a débordé sur la route à cause de l’orage de la veille. Une vanne a été ouverte par les habitants pour inonder la plaine de l’autre côté de la route pour faire baisser le niveau d’eau du lac qui déborde.

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Ce soir au briefing nous avons les instructions pour le passage de la frontière entre la Mongolie et la Chine. Nous partirons vers 6:00 pour un rassemblement à 8:45 pour gagner la frontière en convoi, dans l’ordre des n° d’équipages…

Et plus tard, pendant l’apéritif offert par Samuel et Lise, Ljiljana m’accueille avec un verre de punch en me disant bonsoir ma « cacahuète ». C’est ainsi que je découvre qu’elle est mon « gorille ». Je n’avais rien remarqué et ne l’avais aucunement soupçonnée. Quand à ma « cacahuète », il s’agit d’Yvan, qui m’avait découverte assez rapidement au gré de nos étapes du raid.

A bientôt, pour nos aventures en Chine ! ou pas !

J 38 à J 40 – Parc national du Terelj

Jeudi 12 juillet

Nous quittons Oulan-Bator après avoir fait un ravitaillement et déjeuné en ville. Pour une fois, la circulation dans la capitale est fluide. C’est encore jour de fête et le centre-ville n’est pas concerné par les festivités. De nombreux mongols laissent flotter le drapeau national à l’arrière de leur voiture.

La route à l’Est de la capitale qui nous emmène vers le parc national est assez chaotique et un peu encombrée de vacanciers sur le départ. Cela se devne au chargement sur le toit de leur voiture.

Lorsque nous quittons la route principale pour entrer dans le Parc national, le paysage change. Les collines en pentes douces auxquelles nous sommes habitués laissent place à des rochers ocre. A chaque virage, c’est différent. Nous arrivons à notre campement pour 2 jours (3 nuits) dont une nuit en yourte pour ceux qui le souhaitent.

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Le soleil est revenu et cela semble bon. En descendant du camping-car un parfum d’herbes aromatiques nous parvient aux narines. Le site est superbe et le paysage grandiose !

Vendredi 13 juillet

Nous faisons aujourd’hui du co-voiturage avec Marc et Suzanne qui nous emmènent dans leur camping-car. Nous formons deux groupes. Chaque groupe est composé d’un 4×4 avec un guide et un accompagnateur et 5 camping-cars. Nous allons visiter le musée de Gengis Khan.

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De loin, nous apercevons la statue monumentale de Gengis Khan sur son cheval. Il paraît que c’est la plus grande statue équestre au monde. Elle est édifiée au-dessus du musée qui lui est consacré et l’ensemble mesure quarante mètres de hauteur. Ce monument est érigé à l’endroit légendaire où le héros national aurait trouvé une cravache d’or, signe de prospérité et de bonne augure.

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Dans le hall du musée, une  botte de neuf mètres de hauteur est installée. Sa forme typique permet de ne pas savoir dans quel sens se déplace celui qui la porte… puis nous commençons la visite du musée avec quelques personnages de cire qui gravitaient autour de Gengis Khan, son meilleur ami qui l’a trahi, ses quatre fils, lui-même et son épouse. De ses cinq filles, aucune trace.

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Puis l’évolution de l’habitat nomade est représentée avec les différentes sortes de tentes (genre tipi) et de yourtes. La projection d’une vidéo explique la construction du musée et de la statue monumentale. Nous disposons d’un temps libre qui nous permet de monter au sommet, jusque dans la crinière du cheval de la statue et de flâner dans les boutiques.

Nous repartons ensuite pour déjeuner d’un panier repas dans la nature. Le vent étant assez fort et le sable tourbillonnant, nous prenons notre repas dans le camping-car de Marc et Suzanne.

L’après-midi est consacré à la visite d’une famille d’éleveurs nomades. Nous arrivons à la fin de la traite des chèvres. Elles s’échappent de l’enclos avec les moutons. Puis nous pénétrons dans la yourte familiale et nous asseyons pour goûter les produits laitiers de leur fabrication. La femme nous propose tout d’abord du lait de jument fermenté. Ayant goûté ce lait deux jours auparavant, je fais semblant de boire et passe la tasse à ma voisine. Puis nous goûtons un fromage au lait de vache pressé. Pas mal. Puis du yaourt de lait de vache. Un peu aigre, mais pas mauvais. Je n’en ferai pas une habitude. La fille des fermiers de deux ans environ, vient se resservir seule plusieurs fois du lait de jument fermenté.

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Nous assistons enfin à la traite des juments qui a lieu toutes les deux heures. Pour que la jument se laisse traire, le fermier lui amène son poulain pour qu’il commence à téter, juste quelques gouttes, puis c’est la fermière qui trait la jument pendant que le fermier maintient le poulain contre sa mère. A chaque traite c’est environ un litre de lait qui est collecté par jument. Les poulains ne peuvent téter leur mère que la nuit, lorsqu’ils sont en liberté. Pendant la journée, ils sont attachés loin les uns des autres.

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Le soir en rentrant, nous assistons à un spectacle de musique, de chant et de danse mongols, dans une grande yourte auprès de notre campement. Les artistes sont vêtus de costumes traditionnels. L’un des musiciens joue de la viole à tête de cheval. La musicienne exécute aussi un morceau de chant diphonique. Le chanteur interprète plusieurs chants traditionnels et une jeune contorsionniste réalise un numéro très gracieux.

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Samedi 14 juillet

Aujourd’hui nous avons « quartier libre ». J’en profite pour faire une escapade à une dizaine de kilomètres de là, avec Isabelle, Alain, Martine et Anne-Marie. Nous partons en fin de matinée pour déjeuner au Terelj Hôtel et spa *****. Nous nous régalons de plats typiquement italiens. Le directeur de l’établissement, Ludovico Morana, est sicilien, parle français et nous réserve le meilleur accueil.

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Nous avons rendez-vous en début d’après-midi au spa pour nous faire masser. Après toutes ces journées de voyage, j’apprécie ce soin qui me détend et nous nous retrouvons une heure plus tard autour de la piscine couverte de l’hôtel. Le temps est beau et nous savourons ce moment de repos avant de reprendre la route demain.

Sur le chemin du retour, nous faisons un crochet pour photographier le rocher en forme de tortue. Malheureusement, à cette heure-ci le soleil est face à nous et ce n’est pas idéal pour le cliché. En revenant sur nos pas, j’aperçois de loin un autre rocher qui ressemble à un éléphant.

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Un grand merci à Alain et Isabelle qui m’ont emmenée dans cette bulle de détente.

J 36 et J 37 – Fêtes du Nadaam à Oulan-Bator

Mardi 10 juillet

Partis à 6:00 en autocar, nous arrivons sur le lieu des courses de chevaux des Fêtes du Nadaam à 35 km de la capitale mongole. Le Nadaam est la fête nationale d’été. Elle est organisée à Oulan-Bator les 11 et 12 juillet et composée de « trois jeux virils » : la course de chevaux, préférée par les éleveurs, la lutte et le tir à l’arc. Un 4e jeu a été ajouté depuis 1998, les osselets.

Si nous avions assisté à des présélections de lutte dans un village quelques jours plus tôt, aujourd’hui nous allons voir la course de chevaux. Arrivés sur place vers 7:30, nous descendons du car sous la pluie et parcourons à pied un bon kilomètre à travers la steppe pour rejoindre des tribunes réservées aux touristes. Les chevaux sont montés par des enfants de 6 à 12 ans et passent devant nous un à un ou par petits groupes. Ils sont 435 inscrits pour cette course qui doit commencer à 8:00, puis 9:00, et toujours rien ne se passe jusqu’à 10:00. Avec la pluie qui redouble, nous sommes tous frigorifiés. J’ai eu la mauvaise idée de mettre une jupe et des sandales.

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Certains baroudeurs sont partis prendre un café pour se réchauffer. En revenant, ils sont revêtus d’imperméables en plastique vert ou noir. Avec Odile et Yvan, je me rends sur un stand où quelques imperméables sont encore disponibles. J’y trouve même une paire de bottes en plastique. L’équipement complet pour l’équivalent de moins de 10 €. En revenant vers les tribunes nous admirons des cavaliers en tenue d’apparat.

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La course qui devait partir sous nos yeux, part finalement à plusieurs centaines de mètres de nous et nous ne pouvons distinguer les chevaux et leurs cavaliers, tant ils sont éloignés. Ils devaient parcourir 36 km et maintenant plus que 18 ! Devant tant d’incohérence et de temps passé pour rien sous une pluie battante, les frissons dans le dos aidant, je décide de retourner vers l’autocar pour être à l’abri.

Je parcours le chemin en sens inverse avec plusieurs baroudeurs, eux aussi découragés. Ceux qui sont restés sur place voient l’arrivée de la course vers 12:00, et mangent quelques beignets à la viande avant de rejoindre l’autocar.

Pendant ce temps-là, dans l’autocar, nous sommes réchauffés, au sec mais affamés. Quand le reste du groupe nous rejoint, eux sont rassasiés, mouillés et exhalent une odeur tenace de friture… Unur a rapporté quelques beignets à la viande, mais il n’y en pas assez pour tous… A nous de gérer, selon ses dires. Nous repartons vers Oulan-Bator et sommes à nouveau pris dans des embouteillages interminables. D’autant plus que la pluie provoque des inondations sur les chaussées et gêne la circulation. Finalement, Unur nous propose d’aller directement au magasin d’état Gobi Store qui commercialise des articles en cachemire. Ceux qui ne souhaitent pas y aller seront ensuite conduits à l’hôtel.

Je descends donc de l’autocar et pénètre dans le magasin, très beau, très chic. Il y a tellement de choses que l’on ne sait où regarder et quoi choisir. Cependant, les rayons ne semblent pas offrir l’ensemble de la gamme des produits. Quand la couleur me plait, il n’y a pas ma taille et inversement. De plus, les tailles sont fantaisistes. Pour composer un twin-set, j’ai dû prendre un pull M et un gilet XL ? Après plus d’une heure passée dans ce magasin, à faire des essayages et des achats, nous rentrons aussi à l’hôtel avec l’autocar revenu nous chercher.

Pour la plupart, nous regrettons que les activités de cette journée n’aient pas été annulées compte tenu de la météo. D’ailleurs, la ville a annulé d’emblée le défilé de costumes traditionnels qui devait avoir lieu dans l’après-midi. Lorsque nous arrivons au parking de l’hôtel, nous constatons qu’il est transformé en piscine, et je dois remettre mes bottes.

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Pourvu que demain le temps s’améliore, sinon je ne suis pas sûre de participer aux sorties prévues en plein air.

Mercredi 11 juillet

Nous partons à pied de l’hôtel pour nous rendre sur la place Sühbaatar pour assister au défilé équestre devant le parlement. Nous arrivons peu avant 9:00. Les chevaux sont alignés devant le bâtiment et les cavaliers descendent l’escalier du parlement avant de chevaucher leur monture. La fanfare joue une marche militaire et les cavaliers partent sur la gauche du parlement, le contournent et reviennent pas la rue, côté droit avant de prendre la direction du stade pour la cérémonie d’ouverture.

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Pour ce jour de fête nationale, de nombreux mongols ont revêtus leurs vêtements traditionnels. Nos guides aussi.

Puis nous nous rendons au stade pour la cérémonie d’ouverture de la Fête du Nadaam qui commence à 11:00. C’est le Président de la République de Mongolie qui déclare l’ouverture de la Fête. Et une flamme est allumée, telle la flamme olympique.

De nombreux tableaux sont présentés pendant deux heures. Ne nous manque que la traduction des explications diffusées par les haut-parleurs. Les ballets sont bien réglés, tous les numéros se succèdent sans arrêt. Dommage qu’une pluie fine se soit invitée à la fête. Le spectacle est somptueux.

A 13:00 le spectacle est terminé. Je sors de l’enceinte du stade avec quelques baroudeurs et nous décidons d’aller déjeuner en ville et de ne pas revenir l’après-midi voir les lutteurs. Nous en avons déjà vus dans un village en venant à Oulan-Bator.

Demain, nous reprenons la route vers le parc naturel du Terelj. Peut-être pas de connexion possible avant notre arrivée en Chine dans une petite semaine.